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vendredi, 25 septembre 2009

Cassandre

On ne peut reprocher à Affordance une constance dans sa réflexion : les multiples billets qu'il a consacrés à décortiquer le phénomène Google l'amènent logiquement à ce billet fondamental qu'il faut lire le matin de bonne heure, la demi-gâche ( brioche vendéenne) trempée en tranches dans un bol de café fort.

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L'Olivier, il a raison et de son point de vue : enseignant,  enseignant innovant, chercheur engagé, inscrit ici et là dans les métiers du livre, il sait exactement quelles seront les conséquences à court terme. Donc légitime pour nous faire flipper.

C'est ce qui en fait un/une Cassandre tout désigné/e.

Mais veut-on l'entendre? Et comment l'entendre  ? Pour celles et ceux qui ont "trempé" dans les affaires Dadvsi, Hadopi avec leurs associations et dans  leurs communautés professionnelles, proposé, organisé, animé des journées d'étude sur la mutation des bibliothèques, engagé des démarches inovantes pour accélérer ces mutations, tenté de rattraper les retards du changement annoncé, et finalement conscients d'une certaine impuissance, le message est-il trop rude ?

Je ne le crois pas. Parce que :

- Tous les efforts fournis ont dégagé un environnement d'alerte qui fait que plus personne ne peut être dupe des enjeux actuels

- Un mouvement est en route : quand le CNFPT programme des formations ad hoc, on peut dire que c'est le début d'un bon mouvement -même si tardif aux yeux de beaucoup

- Tous "coupables et tous responsables" :  difficile de rejeter la faute sur celui-ci, responsable de bibliothèque, celui-là, à même un moment  d'infléchir un tantinet une politique nationale désuette

- Ce qui est fait n'est plus à faire : les conditions de travailler ensemble sont peut-être beaucoup présenets aujourd'hui qu'hier

- C'est tellement urgent qu'il n'y a rien de plus urgent : et donc  prendre un virage en "serrant les dents"

- GBS ne fait que révéler : et cela ne changera rien si rien ne change.

"y a le petit qui dort", deuxième partie du titre du billet, peut aussi vouloir dire que qui dort .. peut se réveiller :  il est petit le projet Bibliothèques, il est mal ficelé, sans doute, plein de trous, de manques.

Mais qui pourrait dire qu'il n'existe pas ce projet, et qu'au-delà du débat juridique - dont on peut en effet imaginer l'issue-  ne se dessine pas une autre approche, moins fringante, moins jacobine,  plus "résistante", de cette démarche faite de petits pas, de "petit-qui-dort-"David"/ contre grand-qui-ne-dort-pas"G"...

 

edit 28 septembre : un deuxième bllet d'Affordance à la suite du commentaire de Bruno Racine, BnF :

De Willy Ronis

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En 1966,  en pleine Guerre froide, Noël Behn écrit ce roman d'espionnage -  "une lettre pour le Kremlin" - sur le thème de l'infiltration et de la taupe. Impresion en poche en 1971. La photo de couverture est tirée des collections de Willy Ronis . Elle représente deux hommes au téléphone dans deux cabines jumelles. La 4° de couv reprend la même photo, inversée. Comme les deux faces d'une vie, d'un choix politique. Comme une révélation.

09:20 Publié dans LIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : willy ronis, bibliothèques | |  Facebook | | |

mercredi, 23 septembre 2009

Les googlethèques arrivent à Bagnolet Kitch

J'ai presque honte (et même carrément) d'avoir employé/créé ce terme de "googlethèques" dans un billet précédent. Surtout dans le sens d'une bibliothèque de "substitution" à la bibliothèque physique, spatiale, sociale.

Le Maire de Bagnolet a dû lire par dessus mon écran pour tenir les propos rapportés par François Bon dans un billet sinistre (le billet, pas François Bon), résultat d'un échange entre le maire et ses concitoyens. Je cite le Maire :

" A quoi sert un tel équipement [médiathèque] dans la durée puisqu’il sera possible très prochainement de disposer des ouvrages gratuitement sur internet ? " ( voir réponse au commentaire n° 7 pour in extenso)

Voilà c'est parti pour un raccourci.

- "Dans la durée" : un élu, ça pense dans la durée, en effet. Mais quand on crée un équipement, dont l'élu pense qu'il n'est pas fréquenté par des habitants qui pourraient en avoir l'usage, on pense durée, au-delà des changements, parce que la bibliothèque n'est pas qu'un entrepôt de livres

- "A quoi sert" : c'est un service, un service public, qui s'adapte, qui peut bouger, se transformer en misant sur ses fondamentaux : lieu de rencontre, d'enrichissement, de partage

- "disposer des ouvrages gratuitement" : un peu vite comme affirmation, ce n'est pas ce que l'on constate et les tenants des ebooks ne diront pas le contraire : encore cher, encore très partiel comme service, loin d' être abouti.

Ce qui ferait penser à ces trois réflexions :

- les bibliothèques ont-elles un tel retard d'image que des élus s'imaginent encore "leurs" établissements comme des boîtes à livres ?

- comment les professionnels (que nous sommes) avons-pu laisser dériver cette image et au nom de quel protectionnisme du savoir et/ou de la compétence ?

- pourquoi sont-ce les usagers qui défendent nos missions ?

Tout ça est et était en germe dans la disputatio Google Books Research : le terrain devient glissant, mouvant. Bernique sur le rocher des certitudes, le bibliothécaire va-t'il  prendre le risque de partir pour d'autres rivages [Chateaubriand] ? Si oui, qu'il ne manque pas de se hâter. Par tous les moyens.

 

 

 

14:17 Publié dans demain, les bibliothèques | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : bibliothèques, google, bibliothécaires, bagnolet | |  Facebook | | |

jeudi, 17 septembre 2009

Web 2.0 ou pas

Tiré du texte "le Web 2.0 cinq ans plus tard" de Tim O’Reilly et John Battelle, cette phrase :

" un ISBN fournit un identifiant unique pour le livre, mais un titre et un auteur vous en approchent tout autant".

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17:28 Publié dans demain, les bibliothèques | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : bibliothèques, isbn | |  Facebook | | |

lundi, 14 septembre 2009

Nous ne cessons de lire

"Nous ne cessons de lire, surtout nous les citadins, même si nous n'ouvrons pas un livre, n'achetons pas de journaux : noms de rues, de magasins, panneaux publicitaires, feux de croisement, poteaux de signalisation,, etc. Nous sommes appelés à n'être que des lecteurs de signe."

JB Pontalis " Fenêtres",  Gallimard - 2000 ISBN 9 782070 757183.

19:46 Publié dans LIRE, WEBIEN | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lire, pontalis, twitter | |  Facebook | | |