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vendredi, 31 mars 2006

Préparez votre poisson d'avril

Difficile de réussir un poisson d’avril !
Voici quelques conseils pour éviter les mésaventures habituelles : ratages, plantages, erreurs de personnes, confusion des genres, qui planent généralement sur les blagues à cent sous.
Bon, le poisson d’avril est né en Mer Morte, à une époque où leur multiplication n’était pas miraculeuse. En ce temps-là, les poissons devaient forniquer pour se reproduire, (cf la St Valentin des poissons, qui présente les mêmes inconvénients que pour les humains , ça coûte). Au Moyen-âge, les rois possédaient le don de poser des poissons, appelés écrouelles en raison des nombreuses arêtes qui s'enfonçaient dans le dos de l’impétrant. L’ère industrielle a apporté la fabrication en grande quantité des poissons, mais en a rompu le charme artisanal. En revanche les américains n’ont pas manqué d’en tirer parti, exportant en Afrique centrale ce subtil poison colonial qui est devenu la plaie du continent noir.
Doté de ces connaissances, vous pouvez affronter le défi du poisson d’avril.
De couleur indéterminée, et de forme variable, il se reconnaît cependant à sa position dorsale, typique de l’attitude vertébrée qui distingue (parfois) l’homme de l’animal. Chez les femmes, il se porte plus bas, en raison de leur centre de gravité situé à l’exact médian de leur corps (très enviable).
Ephémère, d’une durée d’un jour (après, bonjour les odeurs), le poisson se met avec délicatesse et un peu de scotch au moment où le réceptionnaire s’y attend le moins : en attendant le bus, pendant le discours officiel, à la caisse du café, ou encore lors d’une embrassade fougueuse avec une autre vertébrée.
Eloignez-vous du sujet, regardez-le (ou la) avec un air finement complice, clignez de l’œil si vous pouvez, et esclaffez-vous en mettant la main droite devant la bouche gauche. Enfin, sortez votre rétroviseur pour vérifier si vous-même n’êtes pas la victime innocente et niaise de la même gaudriole. Répétez l’opération autant de fois que possible, en vous assurant du sens du poisson, les poissons ayant le tête en bas ont tendance à être franchement malades : rien de plus désagréable en effet que des chauve-souris endormies, victimes d’une gastro-entérite aiguë …Mais ceci est une autre histoire...

08:50 Publié dans QUOTQUOT | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

jeudi, 30 mars 2006

Breizh a tag




Il y a des annonces cryptées, c'est sûr. Celle-ci par exemple, traite tout à la fois de recherche, de mobilier urbain et de nouveaux tags.
Rennes, Inria, Decaux : un cocktail explosif ! D'autant que :
- l'appel d'offres mobilier urbain de Rennes est en cours,
- de jeunes sociétés viennent prendre l'air à Rennes mine de rien et rencontrent ici ou là les pilotes de projets innovants.

Finalement, on peut se réjouir que les trois mondes de la recherche, du business et de l'innovation marchandisent, non ! Non ?

23:15 Publié dans EN VILLE | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

mercredi, 29 mars 2006

Chacun cherche son chat

C'est le billet d'Olert qui m'a mis la puce à l'oreille : trop de bib numériques, c'est trop !

Là-dessus, Biblio.fr se fait l'écho d'un nombre assez impressionnant de messages sur les "vieilles bibliothécaires" (sic) qui s'opposeraient générationnellement, sociologiquement, bibliothéconomiquement - ou non - aux jeunes générations, sur tout ! [heureusement, Culturetic veille et met du beaume sur le coeur des bib]

Entre les deux,

- une génération qui refuse la religion de la précarité,
- la "petite loi " dadvsi qui s'achemine doucement vers les "vieux" parlementaires.

Et vous, et nous.

21:00 Publié dans BIB | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

lundi, 27 mars 2006

Gratuit ? Payant ?

Les premiers chiffres intéressants Presse dite payante / Presse dite gratuite viennent de sortir. Les commentaires autorisés vont bon train .
De voir mon quotidien régional très lié à un journal de presse dite gratuite me pose question. Il y a là une stratégie qui me chiffonne quelque part, sans que je puisse mettre le doigt dessus ;-(

Résumons. Habitué du train, je pars généralement avec un quotidien acheté de bonne heure, je le lis avant d'arriver à la ville qui m'embarque dans le TGV. Dans les 15 minutes de battement entre ces deux trains, je passe au salon Grand Voyageur et me procure - si je le souhaite - un autre quotidien, voire encore un autre, cette fois-ci gratuitement. Je vais alors à l'entrée de la gare pour recevoir les dits gratuits celui-ci et celui-là)

Résultat : qu'ai-je payé vraiment ?
Tout sans aucun doute ! mais de trois manières différentes :
- au kiosque, avec une contribution financière directe,
- au Salon Grand Voyageur, avec mon billet de train,
- à l'entrée de la gare, avec mon quotidien régional (au moins pour l'un d'eux).

Où est la gratuité ?

12:20 Publié dans NOUS | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

Bibliothèques terroristes

Avec la promulgation de la loi du 23 janvier 2006, relative à la lutte contre le terrorisme, va-t-on se retrouver dans la position des bibliothèques américaines vis-àvis du Patriot Act ?

Mais il y a du nouveau cette semaine : le décret (décret n° 2006-358 du 24 mars 2006 relatif à la conservation des données des communications électroniques.) vient de paraître et Benoît Tabaka en livre une analyse (perso) détaillée ici . Il avait déjà abordé de suite le sujet .

Quelles seraient / seront les conséquences pour les bibliothèques (et les points d'accès publics à Internet) ?

Le Forum des droits sur l'Internet nous en donne un aperçu :
« Ainsi si elles ne sont pas, en principe, concernées par ces obligations, les mairies, bibliothèques et universités pourraient l'être si leurs activités les conduisaient à titre accessoire à fournir une prestation identique à celle d'un cybercafé. »
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De son côté legalis.net commente ainsi le décret :
26/03/06 - Conservation des données de trafic pendant un an
" On l’attendait depuis le 15 novembre 2001. Le 26 mars 2006, le décret d’application de la loi sur la sécurité quotidienne concernant la conservation des données des communications électroniques est enfin paru au Journal officiel. Sans surprise, le gouvernement a opté pour la durée de conservation maximum prévue par la loi, soit un an. Cette durée pourrait toutefois être revue à la hausse, pour cause d’harmonisation communautaire. La directive européenne sur la rétention des données de connexion, adoptée définitivement par le Conseil européen le 21 février dernier, a prévu en effet une conservation pendant deux ans des informations en matière de terrorisme et de crime organisé. Cela implique-t-il qu’il faudra stocker les données de trafic pendant deux ans, faute de pouvoir distinguer a priori les données pouvant être utilisées dans le cadre d’une enquête pénale « classique » de celles se rapportant au terrorisme ? Rappelons, par ailleurs, que cette obligation ne concerne pas que les prestataires internet dont le métier principal est de fournir un accès à internet, mais s’applique aussi à toutes les entreprises qui fournissent une adresse de courrier électronique à leurs salariés.
Le décret du 24 mars 2006 fixe également les catégories de données à conserver (identification de l’utilisateur, les destinataires de la communication, le type d’équipements terminaux, la date, l’heure et la durée de chaque échange, les services complémentaires utilisés, les fournisseurs). Dans les grandes lignes, cette liste recoupe les données envisagées dans le cadre de la convention sur la cybercriminalité du Conseil de l’Europe. Quant aux tarifs relatifs aux frais de fourniture de ses données par les fournisseurs d’accès, ils seront fixés par arrêté. D’après l’Afa (Association des fournisseurs d’accès), l’indemnisation devrait s’élever à 20 euros pour chaque demande de fournitures de données techniques et à 3,80 euros pour les informations contractuelles. Montants jugés inacceptables par l’Afa qui envisage une action devant le Conseil d’Etat si ces chiffres devaient être confirmés dans l’arrêté."

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Deux conséquences, l'une technique, l'autre déontologique :
- un système de conservation des données devrait être mis en place,
- la liberté de l'usager dans la bibliothèque de consulter les sources d'information qui lui semblent les plus appropriées pourrait être remise en cause .

à suivre

10:40 Publié dans BIB | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |