dimanche, 04 octobre 2009

La photo de la semaine

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Dans le Monde  du samedi 3 octobre, cette photo de Raymond Depardon, titrée "Salome et Anita, de l'Etat du Roralma au Brésil, parlent le yanomani".

L'effet de lumière fait pousser des oreilles à la Star Trek aux deux femmes, comme si leur qualité d'extra-terrestres était affirmée. Parce qu'elles parlent une langue qui va disparaître et que nous ne connaissons. Par exemple le xeta est comprsis par deux personnes au monde, dont l'une ne le parle pas.

Cette incommunicabilité orale rejoint-elle celle que Philip Roth signale dans le même journal, en disant que "je pense que, désormais, les gens qui lisent et écrivent sont une survivance, presque des fantômes" ?

Peut-être, mais tant le programme Sorosoro que Philip Roth lui-même témoignent que la perte de nos cultures passées ne s'effectue pas sans bruit, sans dire, et que ce n'est déjà pas si mal.

-->  pour la courte citation de Philip Roth, interviewé par Josiane Savygneau, je ne risque pas l'enfer. Pour la photo du journal Le Monde qui montre une photo de Depardon, je suis peut-être / sans doute/possiblement en situation infractionnelle. Je deviens "l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours".

 

 

lundi, 14 septembre 2009

Nous ne cessons de lire

"Nous ne cessons de lire, surtout nous les citadins, même si nous n'ouvrons pas un livre, n'achetons pas de journaux : noms de rues, de magasins, panneaux publicitaires, feux de croisement, poteaux de signalisation,, etc. Nous sommes appelés à n'être que des lecteurs de signe."

JB Pontalis " Fenêtres",  Gallimard - 2000 ISBN 9 782070 757183.

vendredi, 13 février 2009

Googlebooks est en campagne

Cette annonce, vous l'avez vu dans Livres Hebdo il y a quelques semaines, je la découvre dans mon quotidien régional mercredi. Tout comme dans Le Monde des 8-9 février :

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D'un magazine professionnel à deux quotidiens dont l'un tire à 800 000 exemplaires, tout Google est là.
Communiquant sous forme de publicité, la société prend soin d'arroser large, pour justifier sans doute sa pratique d'op-out : "je vous l'avais bien dit".
Le message est clair (explications ici) " vos droits peuvent être affectés" si vous avez publié, en tant qu'américain, un ouvrage hors des Etats-Unis. La population américaine qui a publié des livres et qui habite à l'ouest de la France doit se résumer à quelques unités.
- obligation d'enregistrement au Copyright Office américain, lequel, selon Wikipédia est le dépôt "légal" ("Tout livre publié ou diffusé aux États-Unis doit faire l'objet d'un dépôt en deux exemplaires auprès du bureau du Copyright (United States Copyright Office) de la Bibliothèque du Congrès"), c'est-à-dire une extension assez considérable du dépôt.
- unicité du dépôt pour tous les auteurs, tous types de "livres"
- indemnisation très basse.

Tout cela ne nous concerne pas, direz-vous. Exact. Sauf que ...les auteurs américains publiés hors des Etats-Unis font partie des patrimoines écrits que nous lisons, aimons, découvrons.
Et qu'une telle restriction assortie de menaces juridiques semble bien loin de ce que nous faisons dans les bibliothèques.

(pub sur le site de Livres Hebdo)
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mercredi, 04 février 2009

Indiscrétions

Non pas les bonnes feuilles des derniers écrits à la mode, mais deux "révélations" mises côte-à-côte :

- la carte des branchements Internet de mes voisins (la précision : n° dans le rue, type de boîtier)

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-la localisation en temps réel de mes "amis"
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alors pourquoi sommes-nous si impudiques ?

samedi, 06 décembre 2008

Vu, lu, nu

Avec la version française du site 123people, "Copains d'avant" est une aimable plaisanterie.
Pour avoir quitté Facebook parce que gêné par les méthodes intrusives, je ressens avec ce site quelque chose comme une atteinte à la vie privée.

Préservation de la vie privée et des données personnelles figurent parmi des préoccupations que je qualifierais de citoyennes (voire militantes): le FDI a enquêté là-dessus en septembre dernier.
Rien pourtant de bien malin dans 123people, sinon un recollement (ben oui) assez exhaustif et pernicieux ( le système fouille très bien dans les fichiers PDF)

La juxtaposition des images, par exemple, (parce vu avec) dépasse alors la simple agrégation de sources et de données. sans parler des n° de téléphones qui trainent ici et là.

Ce qui me ramène à penser qu'une extrême prudence sur l'usage des identifications s'impose dans les services de bibliothèques numériques.

Une petite mise en abîme du genre syndrome Vache Qui Rit pourrait donner ceci, ce qui ne manque pas de sel...

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vendredi, 19 septembre 2008

Vie privée, Internet public

Ouverture le 16 septembre par Le Forum des droits sur l'Internet et la Cnil d' une consultation publique : « Votre vie privée vous intéresse et vous n'êtes pas les seuls ! »

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Initiative salutaire, tant les données vont et viennent dans l'espace webien sans contrôle. Le pape de la redocumentarisation du monde (la barbe lui va bien) ne dira pas le contraire.
Question qui concerne les bibliothèques :
- sur la conservation des données personnelles telle qu'elle est signifiée dans la loi.
- dans la pratique d'usages sociaux - dont il ne faudrait pas abuser non - plus sans s'assurer de l'étanchéité totale et de données et des pratiques...

Affaire de confiance d'abord, qui devrait - au-delà des lois - rester un des socles de la relation à l'usager dans la bibliothèque.

vendredi, 29 août 2008

Dogpile et Cuil

ça sonne un peu comme "Caluire et Cuire" ; mais rien à voir.


Cuil est de loin le plus intéressant : convivial, assez puissant et de présentation plaisante.

Dogpile est un moteur multimédia, mais sans doute moins performant qu'Exalead.


Bonus : essayez Kallout, redoutable fouineur.

samedi, 05 juillet 2008

Parano 2.0

Dans la série "Méfiance soupçonneuse", voici une proposition de devoirs d'après-vacances
"Web 2.0 : le nouveau cadre juridique Blogs, wikis, RSS... : cartographiez les risques et les responsabilités" est un stage destiné à "décrypter la nouvelle chaîne de responsabilités, rédiger des conditions d'utilisation adaptées aux espaces collaboratifs, blogs, lister les précautions à prendre pour lancer un service web 2.0".
La journée 1 (y en aura-t-il d'autres ?) est intitulée : "Web 2.0 : le nouveau cadre légal". Les juristes apprécieront.

mardi, 24 juin 2008

Domaine privé

depuis le 20 juin, Paris accueille la Semaine de l'Internet Mondial.
Ces rencontres sont ponctuées d'annonces dont la moins léonine est bien celle de la libéralisation des noms de domaine. L'Icann s'en réjouit, d'autres s'en offusquent, tant le jeu économique aura beau jeu de démanteler le peu de cohérence existant, le tout sous couvert de bons sentiments. Mais le business reprend ses droits avec la négociation à l'enchère des extensions relativement protégées. Rappelons-nous les disputes autour des conflits noms de marque / noms de ville (Baccarat, Evian, Vittel, etc...). Ce qui se prépare est du même tonneau : protéger à tout prix sa marque
L'Afnic, de son côté, semble désireuse de calmer le jeu, et notamment de tirer parti de la fin de l'hégémonie de l'Icann.

Ces grosses bagarres ne nous passionnent pas ? Erreur, elles peuvent conditionner demain l'organisation du savoir et des connaissances par une captation sans vergogne des extensions les plus légitimes (.edu par exemple) et ôter toute protection juridique aux sites déclarés sous l'extension de leur pays.
Culturelle ou commerciale, la valeur ajoutée devra choisir.

edit 25 juin : article dans (sur ?) Agoravox

mercredi, 18 juin 2008

France : 0 Firefox : 3

Que les dieux du Stade me pardonnent, l'évènement du mardi 17 juin était bien l'arrivée de la version de Mozilla Firefox.
Subtilement retouché, rapide, et véritable auxiliaire de la recherche documentaire, il est le compagnon idéal des bibliothécaires.
A télécharger sans modération [ mais aussi celle-la, sacrément prémonitoire...] :

Pourquoi est-il "si génial ?"

http://www.frenchmozilla.fr/

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