Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mercredi, 03 octobre 2012

Google vs Babelio ( bibliothèques)

google-play-majors-numerique-edition-livre-musique-2-e1349087695450.jpg

image illustrant l'article d'OWNI

 

Selon OWNI, « La librairie en ligne de Google a débarqué aux côtés d'Amazon et d'Apple. Et reprend discrètement les commentaires des lecteurs d'autres sites marchands. Une pratique normale ou une anecdote qui cache un petit abus de position dominante ? »

Concerné par les "apports" de Babelio, je m'interroge sur la nature de la relation créée de fait entre mon compte Babelio et Google.

Les CGU sont-elles explicites sur ce point ?

Soit l'article 5 des CGU

  PROPRIETE INTELLECTUELLE

"L’Utilisateur concède à Babelio une licence gratuite, non exclusive et sous-licenciable quant à l'utilisation, la modification, l'affichage public, la reproduction et la distribution sur Babelio.com et sur des sites partenaires du contenu qu’il publie sur Babelio.com, notamment les critiques, citations, notes et étiquettes. Cette licence prend fin au moment où l’Utilisateur supprime son contenu de Babelio.com. Le cas échéant Babelio fera ses meilleurs efforts pour que les sites partenaires suppriment également ce contenu dans les meilleurs délais. "

"Le site Babelio.com est la propriété exclusive de Babelio. Il est protégé par des droits d’auteur, marque déposée, brevet, secret de fabrication et autres lois. Babelio détient et conserve tous les droits sur le contenu et les services de Babelio.com. Par la présente, Babelio concède à l’Utilisateur une licence limitée, révocable et non sous-licenciable afin de reproduire et d’afficher le site Babelio.com (à l’exclusion de tout code logiciel), uniquement pour son usage personnel dans le cadre de la visualisation et de l’utilisation de Babelio.com. "

On doit donc discuter, dans ce cadre, et de la notion de "sites partenaires" et des contenus.

* Premier point : les contenus

”Nous étions sur Google Books déjà, donc c’est un peu une déclinaison. En plus ce n’est pas l’intégralité des commentaires qui est intégrée.”

Dont acte, mais on sait que la visibilité n'est plus du tout la même.

* Deuxième point : la notion de sites partenaires

Rien n'est vraiment explicite dans les CGU sur cet aspect. Au point que @aldus2006 a pu, dans l'échange avec Babelio, mettre le doigt sur cette spécificité.

Dans les commentaires de l'article, précisions de Guillaume Tesseire : "Le titre laisse entendre que Google paye, ce n'est pas le cas. Et l'article laisse entendre que les critiques des lecteurs sont sur Google Play, ce n'est pas le cas non plus. Il s'agit des premiers mots des critiques, avec un renvoi vers l'intégralité sur Babelio. C'est très différent.C'est la même logique d'agrégation et de reprise des premiers mots d'une page web dans les résultats du moteur de recherche de Google."

On y voit donc plus clair dans la relation Babelio/Google.

Mais la discussion continue ici sur Scoop.it

* Mais quid des comptes de bibliothèques ?

babelio, harrison, dalva,google, toulouse, bibliothèque

Selon Bibliopedia, 15 bibliothèques ont déclaré des comptes sur Babelio . Reprenant une ancienne discussion tenue lors d’une journée d’étude organisée en 2011 par l’AddnB, on s’interroge sur la «propriété» des données produites et récoltées dans le cadre d’un service public.

Les CGU s’appliquent bien ici, même si (et surtout) si les bibliothèques bénéficient d’un statut « Pro » aux côtés des autres sources agrégées dans Babelio.

Dans le cas d’un OPAC enrichi avec la Babelthèque, on sait que Babelio est en duplication des commentaires/étiquettes/citations du dit compte. Autrement dit, jouer la carte de la dissémination ne signifie pas renoncer à la libre circulation des données créées avec des fonds publics. Encore faut-il en avoir conscience et appliquer scrupuleusement cette règle.

Avec les prolongements des réseaux sociaux et les potentielles plateformes d'accès aux livres numériques, la question va donc revenir par la fenêtre... La combinaison gagnante sera sans doute par ici :  produire, publier sur des sites publics, puis disséminer  au sein de réseaux larges.
A suivre ...

 --> Sur la Babelthèque : quelques retours (2012/Toulouse)

jeudi, 27 septembre 2012

LibraryBox : BIBLIOBOX dans la bibliothèque

 

bibliobox_logo.jpg

 Au début est la PirateBox ... et l'association lesplanade (rézo-labo toulousain d'acteurs du numérique qui veulent se retrouver, échanger et porter ensemble des projets autour de la création numérique). Le 3 mai, séance collective d'installation avec 12 PirateBox acquises par les lesplanadeurs. La mise en oeuvre s'inspire de la PirateBox de Lille (tutoriel sur le blog de Nicoles Hachet). Après quelques contorsions codées et moult retours à la case Départ, la PirateBox est opérationnelle fin août.

 

Spécial bibliothèque mobile

bibliobox,piratebox,librarybox,lesplanade,toulouse,bibliothèques,library,salon livre,gaillacIl est entendu pour moi que la PirateBox va devenir LibraryBox. Plus exactement BIBLIOBOX. Car plus destinée à voyager, à se (pro)poser là où seront les lecteurs, qu'à stationner dans un lieu unique ; elle est équipée d'une batterie qui lui donne une autonomie d'environ 5 heures. Elle s'adapte à tous les lieux (avec ou sans alimentation électrique). son contenu peut être actualisé en permanence.

 

 

 

 

 

 

 

Sa deuxième caractéristique a trait à ses contenus libres  : les livres sont créés par une Bibliothèque, ou les lecteurs, ou encore sont mis à disposition parce que d'actualité.

Design

La BIBLIOBOX est mobile. Son enveloppe doit s'adapter à toutes les situations. Le support contient le boîtier PirateBox et la batterie.

BIBLIOBOX

 

 

 

 

 

Ici, à partir d'un coffret grand format faux-livre en bois (qui contenait une bouteille de Cognac et ses 3 verres). Rassurant, voisine correctement avec les encyclopédies.

 

 

 

 

 

 BIBLIOBOX

 Le coffret petit livre de "poche" va partout et voyage  bien. Discret, élégant, il se pose incidemment sur une table, dans une pile de livres, sur un rayonnage ( cote ? )...

 

 

 

 

 

 

 

 

 BIBLIOBOX, lego

Plus techno et culture numérique, la brique géante LEGO s'ouvre comme un cube et cache la BIBLIOBOX. Recommandé pour soirées Geek, FabLab. Peut convenir en espace Jeunesse

 

 

 

 

 

 

 

 

BIBLIOBOX

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 De nombreux voyages sont prévus dans les semaines qui viennent : La Rochelle, Martigues, Bordeaux, Poitiers ...

Et première sortie au salon du Livre de Gaillac le lundi 8 octobre, laquelle Première appelait un design adapté. Ce qui explique que le nom BIBBOX n'ait pas été retenu, BIB étant l'abréviation de BagInBox, appellation déposée.

BIBLIOBOX

  

Libre, gouleyant, fruité, long en bouche ou vif, le livre numérique convient à tous les moments de la journée. Pas de modération.

 

Remerciements appuyés à @postite pour son accueil, @petifred pour son aide et @N00yox pour le logo. 


edit :

liste de PirateBox en bibliothèques

un article dans Bibliopedia


 

vendredi, 20 juillet 2012

Comment tu hackes ta bibliothèque (Toulouse) ?

toulouse, fablab, libre, artilect, tetalab, toulibre imprimante 3 D

Au sortir de la longue Quinzaine consacrée au Libre par la Bibliothèque de Toulouse, et au vu des réactions très encourageantes exprimées depuis quelques jours, il est intéressant de revenir sur cette opération annonciatrice de beaux développements.

Hacke ton animation : vraiment ?

Un programme "augmenté" : merci les réseaux !

Le programme élaboré par les bibliothécaires s'est construit de manière intéressante. A partir d'une demande formulée par l'équipe Musique (2 ateliers sur MAO et PAO et une conférence), on a vu arriver 11 ateliers au final, 3 conférences et 2 espaces de démonstration, ce qui a mis en mouvement pas moins de 12 collègues autour de cette idée centrale : montrer toutes les facettes possibles du Libre. Les thématiques des conférences, le choix des lieux (3 médiathèques concernées) le "pot" commun de réflexions ont constitué, de mon point de vue, une des expériences professionnelles les plus achevées.

Les compétences et savoir-faire ont donc été sollicités en interne, mais en même temps, la bonne connaissance des  réseaux toulousains a été déterminante : de ce côté, c'est une réussite, d'autant que tous se disent partants pour une autre session.

Une séquence Animation introduite au chausse-pied : merci SAC et Com'

On aurait tort de sous-estimer la capacité d'élasticité d'une programmation pourtant basée sur une période de deux à quatre mois. En minimisant les demandes d'installation et en utilisant les lieux disponibles, chaque pilote a pu mettre en place facilement ses ateliers. Le Service d'Action culturelle (SAC) s'est prêté de bonne grâce aux entorses de l'agenda.

En matière de com', avec un document paraissant tous les deux mois, l'affaire était plus rude. Le Tumblr a sauvé la mise, en faisant le "buzz", en ralliant les réseaux  et en donnant une image plus "délurée" de la bibliothèque. Finalement, derrière le  bilan (officiel  ici), on aura vu des réactions assez ouvertes sur le fait qu'une bibliothèque, en France (la première selon OWNI ? la seule ?) peut développer une stratégie ouverte sans mettre en péril ses missions. Bien au contraire, ce renouvellement d'image correspond à une tendance : relier des univers aujourd'hui bien distincts, faire place aux concepts nouveaux, être les médiateurs attentifs de ces changements. Finalement, derrière l'idée du Troisième lieu, il y a bien ce partage physique des espaces publics, cet accueil généreux, cette rencontre avec les usagers souvent curieux et toujours intéressés.

Et d'ailleurs ...

Crée dans ta bibliothèque : ah bon ?

Tous les ateliers et sessions ont parlé d'une même voix (et d'une même voie) : "apprenez à maîtriser vos outils, créez, diffusez !"

Mettre le Libre au centre, c'est réintroduire la capacité de créer sans d'autres contraintes que celle d'en avoir envie, de le pouvoir (= maîtriser les outils)  ... et d'être certain que ses créations deviennent des biens partagés. Cette idée sous-jacente s'est révélée comme un moteur commun, dans un espace-temps où les apprenants d'Ubuntu n'avaient pas à rougir devant les exploits de la MultiMaker.

FabLab et Bibliothèque ou bien Bibliothèque et FabLab ? La poule & l'oeuf

En fait, le vrai Fablab est dans les têtes :

- réussir à monter en 8 jours une petit programme est déjà une belle réalisation qui montre le potentiel du "Fab",

- accueillir tout le monde sans se cogner aux obstacles habituels relève du "Lab".

Si on prend le temps d'analyser nos fonctionnements et d'en tirer quelques conclusions, on va "coller" beaucoup plus fort au temps numérique (mais sans ignorer l'organisation). Intégrer déjà cette distorsion et tenter de la régler au mieux des intérêts bien compris des usagers est bien dans l'esprit FabLab.

En résumé, si la bibliothèque n'a pas forcément vocation à devenir FabLab (on peut en discuter), elle doit à coup sûr s'inspirer des méthodes pratiquées dans ces nouveaux lieux de création et de diffusion, puis se rapprocher encore et toujours des réseaux innovants et, enfin, faire place à la monstration dans ses lieux. Car ils sont accès au savoir, à l'information. Et à la création.




09:49 Publié dans BIB, demain, les bibliothèques, Hybridation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fablab, toulibre, artilect, toulouse, libre | |  Facebook | | |

lundi, 02 juillet 2012

Livre numérique : place à la création en Bibliothèque

couv_2012.jpg

 

En 2011, la Bibliothèque  et le Museum d'Histoire naturelle de Toulouse avaient lancé un Concours de nouvelles dont les lauréats étaient assurés d'être publiés ... en numérique et de recevoir en cadeau une liseuse.

Renouvelé en 2012, avec succès (62 candidats), le concours apporte son lot d'améliorations :

- fichier EPUB réalisé en interne avec les compétences croisées des graphiste, webmestre et ... d'une collègue très motivée (création via Calibre et Sigil), ce qui n'a pas été sans tâtonnements ...

- recherche d'une diffusion plus large. Accord avec Feedbooks pour publier sur leur site le recueil de nouvelles ;

- livre glissé dans le Pack "livres sous licences libres" pendant la Quinzaine du Libre à la Bibliothèque.

 Résultats :

- 147 téléchargements à ce jour sur le site de Feedbooks (pas de chiffres précis en 2011)

- fichiers sous multiples formats (EPUB, PDF, mobi, voire PDF personnalisé) ;

- meilleure expérience éditoriale.

Ouvertures :

- une nouvelle compétence - dans le domaine éditorial - ce qui appelle une formation solide si l'on veut continuer,

- des possibilité d'engager d'autres chantiers ;

- une ligne éditoriale qui pourrait être la suivante : publications de textes sous licences libres , qu'ils soient de fiction ou documentaires et à condition qu'ils soient des créations.

Questions :

- cette expérience renvoie-t-elle à une fonction éditoriale des bibliothèques? 

- peut-elle concerner les lecteurs en tant que créateurs ?

Et pourquoi pas ?

 

14:42 Publié dans BIB, livre(s) numérique(s) | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : toulouse, bibliotheque, libraryr, création, feedbooks | |  Facebook | | |

vendredi, 04 février 2011

Codes QR en bibliothèque

La Bibliothèque apprivoisée m'avait sollicité pour donner des exemples concrets de Code QR en bibliothèque : le timing n'a pas été respecté, je  fais donc ici le récit de cette expérience en cours. à la Bibliothèque de Toulouse.

Acte I : un essai pour voir

Juin 2010 : au comité éditorial Ouaib, présentation d'un projet d'introduction de Code QR (appellation en [fr] si l'on en croit Wikipedia) dans la bibliothèque. Après discussion, le premier chantier retenu permettra de signaler des documents existants et de les mettre en valeur par ce moyen : le Manifesta, programme mensuel est le premier visé. Il comportera en page 2 une explication sur les Code QR et un mode d'emploi.

 

 

code qr,qr code,bibliothèque,toulouse

(on fait aussi cet essai à l'occasion de la Novela  qui était assez accro aux Code QR avec cette oeuvre géante)

code qr,qr code,bibliothèque,toulouse

 

 

Acte II : accompagner une exposition et les temps forts

Septembre et octobre 2010 : c'est l'exposition consacrée aux livres animés qui permet de tester en assez grand format l'entrée des Code QR dans une expo. Le choix est vite fait : ajouter aux cartels des vitrines un Code QR pour signaler les vidéos dénichées sur le Web mais aussi celles qui ont été réalisées pour l'occasion.

Ce sera l'occasion également pour le festival  Polars du Sud avec 3 Code QR :

code qr,qr code, polars du sud, bibliothèque,toulousele programme des animations

 

cde qr,qr code, bibliotheque, toulouse, polars du sud, opac

les suggestions à l'OPAC

 

 

 

 

 

 

code qr,qr code, polars du sud, bibliothèque,toulouse

 

mise en valeur d'une conférence sur le polar (archives MP3)

 

 

 

 

 

En bilan de ces deux phases, on peut dire que

- on sait désormais comment gérer les Code QR  avec : une chaîne de production (si, si), un "gardiennage" (pour éviter les liens rompus), un échéancier (pour être en phase avec la com' et l'action culturelle), une annonce, une mise en oeuvre dans les espaces (salle d'expo, site Internet)

- la chose demande à disposer d'une bonne couverture 3G et idéalement, du réseau Wi-Fi (vidéos).

Acte III : accompagner les services

L'hypothèse d'une signalétique (voire d'une signalisation) n'avait pas été retenue, et sans doute assez difficile à mettre en oeuvre.

Mais d'autres expérimentations (les fameux DIY repris sur le blog de bulle-tine) ont fait penser que les Code QR pourraient expliciter les services proposés dans la bibliothèque, en les croisant avec des supports signalétiques (chevalets/ flyers fixes). Parlons de rebond ou d'activation en sérendipité technologique, pour faire savant.

Plus simplement, les idées font leurs chemins en testant et en expérimentant. Cet apprentissage débouche sur des pratiques finalement bien définies. Le but : diffuser et faire savoir, s'intégrer à la panoplie des outils.

A suivre

edit 4 février : sortie du Manifesta qui propose à la page 40 dans la rubrique "le web" 2 nouveaux Code Qr : l'accès à l'appli mobile et Ros@lis, la bibliothèque numérique patrimoniale

code qr,qr code,bibliothèque,toulouse

08:12 Publié dans BIB, Hybridation | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : code qr, qr code, bibliothèque, toulouse | |  Facebook | | |