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dimanche, 21 mars 2010

ebook actu semaine du 15 mars 2010

Benchmark marque

benchmatkebook.jpg

 

Nombreux commentaires sur l'étude de Benchmark Group : on y reviendra.

Dans Télérama il y  a ...

- Olivier Ertzscheid, le plus légitime à parler de tablettes dans les bibliothèques: il a monté le protocole d'expérimentation qui s'est déroulé simultanénment à la B.U. de Nantes et à la médiathèque Benjamin-Rabier de La Ropche-sur-Yon. En s'appuyant sur l'analyse de cette expérience, il  dégage les deux ou trois idées force. Mais tout le monde n'est pas d'accord avec la vision "technologique" de la bibliothèque.

- un petit (mais petit) guide pratique de l'offre qui mériterait d'être complété par bien d'autres...

L'expo de la BPI

A voir, galerie Rambuteau (1er étage) pour comprendre et la complexité de l'offre et l'ergonomie des tablettes : les manipulations sont intéressantes, depuis l'iPhone jusqu'à la Kindle.

Tablettes contre...quoi ?

Génération tactile avance une analyse assez intéressante : celle de l'affrontement de plusieurs supports de lecture et de plusieurs systèmes d'exploitation : tactile, encre, OS Courier par exemple. Au détriment des ordinateurs.

Avec Stéphane Michalon

Entretien détaillé sur le livre numérique son circuit, sa distribuition, son avenir ...

Et pendant ce temps-là...

samedi, 10 octobre 2009

Enssib édito et commentaires

La directrice de l'Enssib fait son édito en ligne chaque mois (enfin, je crois). Dans celui d'octobre, et à partir des disputatio Google via F Bon et O Ertzscheid, l'éditorialiste termine par "Toute la profession est ainsi interpellée." Adoncques, me voilà écrivant à la dite éditorialiste (enfin à "contact" car pas de possibilité de s'adresser directement). "Contact" me fait toujours penser (on est samedi, on a un peu de temps) aux films d'aviation où ce mot magique permet au héros de s'envoler bla bla bla ( honnêtement, après "contact", il y a "moteur", on y reviendra). Je lui dis que l'ouverture de commentaires nous permettrait de donner nos avis et à l'Enssib de les recueillir.

La réponse d'icelle se fait pas attendre. Trois jours plus tard :

enssib_commentaires.jpg

Dont acte.
Là-dessus, les initiatives et projets fusent autour et dans l'Enssib. En voici deux : ici c'est un labo qui est évoqué avec hébergement à la dite Enssib, mais véhémentes protestations (voir commentaires); là c'est un portail Formations annoncé, domaine dont on connaît -sans dévoiler de bien gros secrets - la force centrifuge des chapelles.
Alors, que faire des "sans commentaires" ? Quelle que soit la perception que chacun peut avoir de l'Enssib, pourquoi et comment une école emblématique de la profession peut ne pas s'ouvrir au dialogue tel qu'il est pratiqué aujourd'hui, peut ne pas accepter une discussion sur les sujets communs de préoccupation ? Nous ne lui demandons pas d'être derrière un F Bon ou un O Ertzscheid  mais plutôt DEVANT.

Après une très rapide réflexion, j'ai décidé de laisser ouverts les commentaires de ce billet.
Moteur !

dimanche, 11 mars 2007

Jusqu'au bout du cours

medium_toque_etudiant.jpg

L'annonce Urfist de ce jour met en relief les trop rares initiatives de publications destinées aux étudiants.

Je suis très intrigué par le rapport qui s'établit entre enseignant et étudiants via la mise à disposition d'un cours,
comme le pratique l'Urfist de lyon (voir par exemple cet article de JP Lardy)
Autre exemple qui ne surprendra personne : celui d'Olivier Ertzscheid, maître de conférences à l'Université de Nantes, qui a créé un blog pour ses cours à l'IUT de La Roche-sur-Yon.

Cette totale transparence demande de la vertu et expose l'enseignant à "tous les dangers" : le jugement des pairs, le pillage, le détournement.
Bref, une autre façon de travailler, d'enseigner, de "passer".

edit 7 avril 08 : il le dit enfin !

09:40 Publié dans Hybridation | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : Olivier Ertzscheid | |  Facebook | | |

mardi, 27 février 2007

D'autres mots pour la chose

L'initiative et originale : confier à des usagers de bibliothèques le soin de choisir le francophonisme (ouille ouille)
qui remplacera la barbare appellation anglaise.

medium_scrapbooking.jpg


il s'agit ici de scrapbooking, dont la définition serait selon les spécialistes,"une manière merveilleuse et amusante de préserver dans des conditions d'archives, le riche héritage photographique de votre famille".

Alors, collimage, cracollage ou mémographie ?
C'est du 21 février au 7 mars ... au Québec

Plus étonnant est ce commentaire de Wikipédia : "Le serendipity (en français sérendipité - est l'art de trouver quelque chose d'imprévu en cherchant autre chose) est une technique de scrapbooking". My God !

18:45 Publié dans BIB | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : scrapbooking, sérendipité, québec, Olivier Ertzscheid | |  Facebook | | |

vendredi, 02 février 2007

Un mur de bruit dont le sens s'est enfui...(2)

(journée Urfist du 31 janvier 2007)

Ou comment Laure wikiprédit la fin des haricots et Olivier le meilleur des deux mondes ou le meilleur des mondes...
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Wikipédia

Les rappels de Laure Endrizzi apparaissent assez salutaires et légitimes comme elle pu en qualifier Wikipédia, au grand dam de quelques participants kamikazes ; je ne citerai pas de nom, mais on a quand même entendu un(e) universitaire français(e) raconter qu'il avait été envisagé de supprimer Wikipédia aux étudiants de son université ; le ridicule ne tue pas, mais la bêtise passive, si.
Rappels nécessaires sur la légitimité ainsi que sur le caractère emblématique d'une évolution culturelle et technologique.
La question vient alors naturellement. A quel niveau estimer la crédibilité du projet :
- projet encyclopédique ou produit éditorial ?
- contenu à fiabilité relative ou non ?
- assurance qualité (= une autre figure de l'évaluation dans le monde profane)

Sans entrer dans les détails de la présentation qui sera mise en ligne, et malgré l'excellence d'icelle, j'ai été très intéressé par la typologie des rôles qu'a développés l'intervenante :
- à l'évidence, auctorialité, éditorialité et diffusion sont communs à toute chaîne de production du savoir (et bien évidemment son évaluation en tant qu'information). Ce qui fonctionné pour le document physique se renouvelle dans l'immatériel et à plusieurs niveaux d'approche de la connaissance, du savoir et de sa gestion. A dire donc qu'un(e) bibliothécaire doit endosser ses rôles dans le travail de mise en valeur ; il (elle) est amené(e) à produire, dans le contexte de sa bibliothèque. Produire, créer, éditer, diffuser, et évaluer.
- l'évocation des experts gestionnaires chez les wikipédiens emplit toute la scène en ligne et hors ligne, par l'attribution de surveillants, secouristes, spécialistes, petites mains, correcteurs, secrétaires de rédaction, infographistes... S'y ajoutent de nouveaux métiers : surveillant général de liens externes, notamment.
- et retour sur les auteurs - au coeur du système - dont on dit qu'ils sont anonymes pour 17% en France. Laure Endrizzi les qualifie d'experts pointus, de "bons samaritains ", et les place dans une posture de modestie. Comme hors du système.
Mais se créerait en filigrane un modèle éditorial, aux fonctions hiérarchisées. Le contraste entre la professionnalisation décrite et le modèle hybride interroge encore plus sur le projet. Malgré les "passions adolescentes" qui agitent les Wikipédiens, l'aventure aurait échappé au corporatisme, à la spécialisation, à la tentation obsidionale...

Les questions de sens qui sont par ailleurs posées (qu'est-ce qui est encyclopédique ? qui est expert ? qui évalue ?) renvoient aussi à des univers plus vernaculaires que sont les bibliothèques aujourd'hui - et surtout demain. Ce qui fait sens dans et pour la bibliothèque n'en est pas très éloigné.
Dans un autre domaine -la presse -, il serait intéressant de regarder attentivement le fonctionnement d'Agoravox et de comparer les organisations et les valeurs.
[voir d'ailleurs cet article consacré au journalisme citoyen, un point de vue somme toute assez classique, comme quoi...]

Cette description méthodique de Wikipédia a permis de couper court (presque) aux sempiternelles critiques, ce qui n'est pas rien en soi, mais surtout a créé un corpus de réflexion adaptable à d'autres projets et réalisations similaires, et donc de développer une démarche d'évaluation.
Qui a dit que la recherche ne servait à rien ?
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Folk(box)son

Quittant les rives connues de l'encyclopédie de l'e-honnête homme, Olivier Ertzscheid nous entraîne sur les sables mouvants de la folksonomie. Son entrée en matière ( "ma partenaire refuse la folksonomie, comment l'y inciter?") faisait tout de suite monter la salle en température ; elle n'en redescendra pas facilement.
La présentation est déjà disponible, ici, et je ne vais m'échiner à mal dire ce qui est bien expliqué et de toute manière incontournable.
Maniant le paradoxe avec plaisir et sadisme, l'intervenant souhaite nous amener aux portes d'un constat cruel mais réel : échappent aux nouvelles générations toute notion construite de thésaurus, tout ensemble obsidional, parce qu'elles sont plus intéressés par leur propre méthode de classement. Dewey n'avait pas fait mieux il y a 130 ans mais croyait bien travailler pour la postérité...
De ce constat et de la potentialité du tag, de sa nécessité culturelle, enfin, signe d'un pouvoir qui en vaut bien d'autres, il n'était pas inutile d'imaginer la suite.
Elle est venue avec un nouveau modèle issu d'Amazon, AMAPEDIA.
En développant ses attributs et des valeurs, Amapédia à la fois détourne la folksonomie pour l'encapsuler dans l'application, mais aussi donne à voir une hiérarchie et une organisation en items plus qu'évocateurs : valeur partage des attributs essentiels, relation(s) "à" , relation "comme", relation "est".
On entrevoit des lueurs dans la jungle amazonienne, à condition toutefois de s'approprier correctement le dispositif. Un coup de main ne sera pas inutile.
Soit un portail de bibliothèque ouvert à la folksonomie des deux "côtés" [ usagers / éditeur du portail] en même temps que se met en place une logique de centres d'intérêt/genres/ dans le SIGB. La tendance Whasp du bibliothécaire pourrait être équilibrée par "la sagesse des foules".

En aparté, une discussion-mogettes : jusqu'où irait-on dans la reprise d'attributs ou de valeurs utilisés dans le monde marchand ? Pas loin selon mes convictions:
- tant doit être protégé tout recoupement de données issues des usages des lecteurs,
- afin d'éviter un fonctionnement obsidional [décidément, ce mot, très Urf !], où la recommandation successive ferait office de valeur. On peut penser que le rôle du bibliothécaire est tout autre...

A ce moment-là, il fallait sérieusement penser à s'alimenter dans les estaminets voisins.