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mardi, 15 novembre 2011

Amazon_Kindle vs bibliothèques : frissons, fissions, frictions,fictions

 

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 Kindle/Amazon vs bibliothèques : diaboliser ou non ?

 

On parle de bibliothèques équipées de Kindle mises à la disposition des lecteurs. C'est aux USA. Il se dit qu'en France cette hypothèse, finalement, constitue une bonne alternative aux multiples plateformes qui nécessitent autant d'abonnements que de réservoirs. D'autant que que le " lecteur" (liseuse) serait préparé pour accéder sans autre formalité à l'ensemble de l'offre souscrite par la bibliothèque.

Bien évidemment, ça fait frissonner (de plaisir, d'envie, de terreur). 

Loin d'être un adepte des systèmes fermés, je n'adhère donc pas aujourd'hui à une [hypo]thèse qui verrait les Kindle d'Amazon porter la lecture numérique en bibliothèque comme une prestation machines/livres.

Et je reste avec ces cinq interrogations.

1. Quid des libraires ?

Historiquement, nos relations avec les libraires sont fortes : achats, animations, "occupation"  conjointe sur le territoire d'espaces de médiations et de diversité culturelle. Imaginer une distribution de livres numériques sans en parler à son partenaire ? Même s'il renâcle parfois à y venir ?

Et pour les plus avancés, abandon des e-distributeurs/prestataires qui ont tenté avec plus ou moins de succès de rendre le livre numérique accessible en bibliothèque ?

2. Confidentialité/intimité de la lecture

 

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Question des conservations des données de lecture : quelle conformité avec les mesures prévues par la Cnil  : Amazon aurait accès de facto  aux usages de lecture en bibliothèque par le listing des livres consultés  + heures de lecture + passages + localisation et tutti quanti  ( La Cnil encadre précisément ce point dans l'univers du document physique)

mais edit 21 nov 2011 : Virginie Clayssen rapporte les éléments d'éclarcissement sur ce point )

3. Marchés publics.Quel type de marché public ? libraire ou éditeur ou prestataire de services ? En droit français, comment qualifier ce marché public ? Et comment rédiger un appel d'offres qui devrait aboutir à la fois à une prestation de services et à une "livraison" de livres numériques ? Pourquoi alors

4. Accès - indirect sans doute - aux catalogues. Si les bibliothèques intègrent dans les Opac un lien internet vers les livres numériques d'Amazon - c'est vrai que c'est déjà un peu le cas avec les couvertures mais celles-ci peuvent être négociées par des prestataires de SIGB donc plus opaques (sans jeu de mots) -  autrement dit selon qu'on va pointer sur la notice ou sur l'exemplaire, quelle sera la certitude que ces notices ne sont pas "englouties" dans l'univers Amazon ?

5. Question des  financements publics : les éditeurs bénéficient d'un régime d'aides publiques variées. Dont des aides conséquentes à la numérisation. Avec obligation de déclarer son ou ses e-distributeurs. Payer l'accès à des livres numériques via un opérateur qui n'est pas domicilié fiscalement en France, comment on explique ça ?  Et quid de la chaîne vertueuse du livre dans cet écosystème numérique ?

Le débat est ouvert.


edit 17 novembre : http://marlenescorner.net/2011/11/16/pret-debooks-ca-ress...

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vendredi, 20 février 2009

ebook-actu semaine du 16 février 2009

Educatif : Parents, méfiez-vous d'Internet !

parents_mefiez_vous_dInternet.jpg

Brochure publiée par l'Unesco pour et téléchargeable fort honnêtement sur une tablette, "La parentalité à l’ère du numérique" donne en pages un aperçu de quelques écuiels à éviter.
Dans le même genre, repéré sur le blog des bibliothèques de Marennes-Oléron, un Lucky Luke ( <em>L'arnaque) qui dénonce les attrape-gogo de manière très ludique, et néanmoins sérieuse.

Le volet "éducatif " des ebooks va s'enrichir peu à peu.

Dem@in le livre : c'est 4 et 5 mars à Paris
Présentée comme assez technique, la manifestation dem@in le livre réunit des exposants rompus aux procédures numériques (dont des imprimeurs) et des conférenciers issus de ce même milieu. La première table ronde ("Le développement d’une offre numérique: Enjeux stratégiques et conditions techniques") réunit François Nawrocki, Centre national du livre et François Gèze, la Découverte.

Se passer de la Kindle 2
Dans les collectivités et établissements publics, on change pas de tablette tous les matins. Ebouquin affirme qu'ils sont les sauveurs de la Sony.
n'exagérons pas :-)
Le choix des Sony est dû à l'accès au format epub ; c'est bien la seule raison. Le grossissement comme la gestion de la bibliothèque sont bien inférieurs, amha, à la Cybook par exemple. Sans parler du poids et de la diagonale d'écran un peu supérieure chez Bookeen. Le compromis vaut ce qu'il vaut ; en l'état des choses, les tablettes servent et font découvrir d'autres accès au textes. Maintenant, si Amazon veut nous confier des tablettes, on n'essaiera même pas pour 7 bonnes raisons.

Philosophie des feuilletoirs
Approches assez différentes chez les acteurs du livre numérique, éditeurs ou diffuseurs. Si tous mettent en avant la facilité d'accès au texte, ils ne partagent pas le même point de vue sur sa place dans le projet économique. Produit d'appel avec les premières pages/extraits, ou bien véritable offre solvable par l'achat / location ? Difficle de se faire une idée du marché. En tout cas, pour la tablette, c'est l'extrait qui convient le mieux ; mais qui le proposera, in fine ?

Printemps des Poètes pour les ebooks
Un peu en avance, pour signaler la richesse d'une description de transformation d'un doc Gallica en quelque chose de visible sur une Cybook.
Guillaume HATT échange avec quelques fondus de bonnes recettes à base de PBM, ImageMagick, xpdf et pdftk ou encore des "mogrify -trim -compress LZW". Très poétique comme langage ...

Vous aviez mis des cierges ? Miracle chez Bookeen
A la publication de ce billet, tout le monde sera déjà informé de l'arrivée de l'epub sur la Cybook : Ebouquin l'a annoncé (suite logique de ceci ) Revenant sur le format lui-même, l'édition électronique détaille ce qu'on peut attendre d'un bon usage de l'epub (on espère que Bookeen l'a bien compris ainsi). Cela comble mes voeux.

Etes-vous bi ?
C'est-à-dire un livre d'une main et une tablette de l'autre ? Oui dit Klog, et elle ne doit pas être la seule. D'autres bi ensuite : les tenants des mobiles n'ont généralement pas de tablette mais ils doivent bien lire quelques livres, non ?


lundi, 08 septembre 2008

Sans les mains (D)

Bernard Strainchamps a dit tout le bien qu'il pensait de la tablette qu'il a testée cet été.
Avec ce P.S. :
"J'ai préparé la rentrée littéraire en grande partie grâce à ce livre offert et j'ai même pris plaisir à lire sur cet écran. Le reste, la technique, l'encodage des fichiers, la distribution, le piratage, je le laisse à d'autres"

Et voilà que la Sony reader débarque en France (le 18septembre).
Chuchotée en début de semaine dernière, la nouvelle est annoncée dès vendredi sur Actualitté, ce midi dans Livres hebdo (l'abonnement arrive seulement le lundi) et confirmée ce soir sur le site de Livre hebdo, et sans doute bien d'autres.
On en a même le prix.

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Quel rapport entre les deux ?

- la tablette Sony utilisera le format epub qui est reconnu comme LE format d'Ebook, ce qui veut dire que "la prochaine étape pour les éditeurs, et celle qui sera la plus bénéfique pour les consommateurs et les bibliothèques tendra vers la démocratisation de l'interopérabilité et la normalisation du contenu de ces livres électroniques. En ce sens, l'EPUB présente une flexibilité et une capacité d'adaptation à différents supports et leurs contraintes." dixit l'IDPF en mai 2008.
- l'epub est un format protégé par une couche qui "drmise" le document, le rendant non copiable. Mais cette couche peut être spécifique à chaque fournisseur. Seul Sony semble avoir pour l'instant négocié avec Adobe la mise au point.
- les autres formats risquent de devenir obsolètes parce que non compatibles avec toutes les tablettes. Ce qui pourrait entraîner des choix tactiques non négligeables. Bienheureuses les bibliothèques qui auront attendu un peu avant de passer commande de leurs tablettes : lire seulement du PRC sur la tablette choisie alors que l'epub sera la référence qui permettra de disposer des contenus les plus variés et sans doute les plus intéressants (en langue française) pourrait se révéler très frustrant.
- l'autre hypothèse serait que tout autre format que l'epub serait condamné à SA tablette. Suivez mon regard. Et qu'inversement, certains formats deviendraient de fait "propriétaires", ce qui irait jusqu'à l'interdiction de les utiliser en dehors d'un couple tablette/fournisseur de contenus.

Ces débats peuvent sembler dérisoires au regard du marché actuel. Mais en terme de service public les choix d'aujourd'hui engagent un peu l'avenir.
Il pourrait aussi y avoir un peu de bluff. Mais quand même, la tablette Sony à 250 ou 300 €, avec un format reconnu, c'est bien tentant ?

Bernard Strainchamps a donc raison de se consacrer à l'actualité littéraire, et de laisser aux autres la technique et l'encodage.

Mais nous ...

edit 10 septembre : Sony / Hachette, et ça polémique déjà, avant la conf de presse du 16 septembre