vendredi, 17 février 2012

Dans l'urgence : un vieil homme, la mer, François Bon, Gallimard

 

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François Bon à la librairie Ombres Blanches - Toulouse le 25 janvier 2012

J'ai vu François Bon trois ou quatre fois dans ma vie : à Angers à la BU en janvier 2009, à Bagnolet pour un pechakucha en novembre 2010 et récemment, le mercredi 25 janvier 2012 à Toulouse chez Ombres Blanches.
Depuis le début de Publie.net, à ma façon, j'ai suivi l'aventure. En piochant dedans, en tentant de convaincre les bibliothèques de s'abonner, en gardant un lien.

A Toulouse, peut-être 100 personnes dans la salle  : commentaires parfois acides des participants, pelote numérique dévidée à grande vitesse, éclairs de compréhension, doutes. Bref, un débat.

Aujourd'hui, c'est la honte : Gallimard, érigé en tabellion du droit, traite le créateur de Publie.net par un papier d'huissier. C'est la honte parce que François Bon est - quoiqu'on en pense - respecté pour son travail de défricheur, d'auteur, de précurseur. Et voilà que comme Bernard de Palissy, il brûle ses livres, pardon, il met aux poubelles ses exemplaires papier, devenus le rappel ignominieux d'un éditeur prestigieux qui a commis un geste -disons-le- imbécile et stupide.

Ceux qui fréquentent les allées du livre numérique savent combien le sujet peut devenir délicat dans la mutation de la chaîne du livre à un écosystème nouveau. Les invectives sont rares, les désaccords oui. A un moment ou un autre, on trouve un espace de discussion, d'échange, voire de confrontation des positions.

Je ne suis, je ne serai pas le seul à réagir. Je ne suis pas particulièrement habilité à prêcher le retour au calme et je n'en ai pas les moyens.

Seulement dire à François Bon combien sa décision de partir nous pénaliserait et à Gallimard que la guerre de positions c'était bien, autrefois.

 

A suivre ...