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mercredi, 03 octobre 2012

Google vs Babelio ( bibliothèques)

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image illustrant l'article d'OWNI

 

Selon OWNI, « La librairie en ligne de Google a débarqué aux côtés d'Amazon et d'Apple. Et reprend discrètement les commentaires des lecteurs d'autres sites marchands. Une pratique normale ou une anecdote qui cache un petit abus de position dominante ? »

Concerné par les "apports" de Babelio, je m'interroge sur la nature de la relation créée de fait entre mon compte Babelio et Google.

Les CGU sont-elles explicites sur ce point ?

Soit l'article 5 des CGU

  PROPRIETE INTELLECTUELLE

"L’Utilisateur concède à Babelio une licence gratuite, non exclusive et sous-licenciable quant à l'utilisation, la modification, l'affichage public, la reproduction et la distribution sur Babelio.com et sur des sites partenaires du contenu qu’il publie sur Babelio.com, notamment les critiques, citations, notes et étiquettes. Cette licence prend fin au moment où l’Utilisateur supprime son contenu de Babelio.com. Le cas échéant Babelio fera ses meilleurs efforts pour que les sites partenaires suppriment également ce contenu dans les meilleurs délais. "

"Le site Babelio.com est la propriété exclusive de Babelio. Il est protégé par des droits d’auteur, marque déposée, brevet, secret de fabrication et autres lois. Babelio détient et conserve tous les droits sur le contenu et les services de Babelio.com. Par la présente, Babelio concède à l’Utilisateur une licence limitée, révocable et non sous-licenciable afin de reproduire et d’afficher le site Babelio.com (à l’exclusion de tout code logiciel), uniquement pour son usage personnel dans le cadre de la visualisation et de l’utilisation de Babelio.com. "

On doit donc discuter, dans ce cadre, et de la notion de "sites partenaires" et des contenus.

* Premier point : les contenus

”Nous étions sur Google Books déjà, donc c’est un peu une déclinaison. En plus ce n’est pas l’intégralité des commentaires qui est intégrée.”

Dont acte, mais on sait que la visibilité n'est plus du tout la même.

* Deuxième point : la notion de sites partenaires

Rien n'est vraiment explicite dans les CGU sur cet aspect. Au point que @aldus2006 a pu, dans l'échange avec Babelio, mettre le doigt sur cette spécificité.

Dans les commentaires de l'article, précisions de Guillaume Tesseire : "Le titre laisse entendre que Google paye, ce n'est pas le cas. Et l'article laisse entendre que les critiques des lecteurs sont sur Google Play, ce n'est pas le cas non plus. Il s'agit des premiers mots des critiques, avec un renvoi vers l'intégralité sur Babelio. C'est très différent.C'est la même logique d'agrégation et de reprise des premiers mots d'une page web dans les résultats du moteur de recherche de Google."

On y voit donc plus clair dans la relation Babelio/Google.

Mais la discussion continue ici sur Scoop.it

* Mais quid des comptes de bibliothèques ?

babelio, harrison, dalva,google, toulouse, bibliothèque

Selon Bibliopedia, 15 bibliothèques ont déclaré des comptes sur Babelio . Reprenant une ancienne discussion tenue lors d’une journée d’étude organisée en 2011 par l’AddnB, on s’interroge sur la «propriété» des données produites et récoltées dans le cadre d’un service public.

Les CGU s’appliquent bien ici, même si (et surtout) si les bibliothèques bénéficient d’un statut « Pro » aux côtés des autres sources agrégées dans Babelio.

Dans le cas d’un OPAC enrichi avec la Babelthèque, on sait que Babelio est en duplication des commentaires/étiquettes/citations du dit compte. Autrement dit, jouer la carte de la dissémination ne signifie pas renoncer à la libre circulation des données créées avec des fonds publics. Encore faut-il en avoir conscience et appliquer scrupuleusement cette règle.

Avec les prolongements des réseaux sociaux et les potentielles plateformes d'accès aux livres numériques, la question va donc revenir par la fenêtre... La combinaison gagnante sera sans doute par ici :  produire, publier sur des sites publics, puis disséminer  au sein de réseaux larges.
A suivre ...

 --> Sur la Babelthèque : quelques retours (2012/Toulouse)

samedi, 19 décembre 2009

Polinum encore

Evoqué dans ce billet, le projet Polinum a été présenté comme prévu le 17 décembre.  La description du projet contient quelques approches intéressantes pour les bibliothèques et centres documentaires. Les prolégomènes me semblent justes, et la prise en compte des principaux supports de lecture (tablettes, ordinateur, smartphone, console) très pertinente. Tout comme de poser comme principe que cette plateforme doit déboucher sur de nouveaux modèles économiques. Le gros mot est lâché...


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10:02 Publié dans demain, les bibliothèques | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : polinum, tessier, google, bibliothèques, bibliothécaires | |  Facebook | | |

mercredi, 23 septembre 2009

Les googlethèques arrivent à Bagnolet Kitch

J'ai presque honte (et même carrément) d'avoir employé/créé ce terme de "googlethèques" dans un billet précédent. Surtout dans le sens d'une bibliothèque de "substitution" à la bibliothèque physique, spatiale, sociale.

Le Maire de Bagnolet a dû lire par dessus mon écran pour tenir les propos rapportés par François Bon dans un billet sinistre (le billet, pas François Bon), résultat d'un échange entre le maire et ses concitoyens. Je cite le Maire :

" A quoi sert un tel équipement [médiathèque] dans la durée puisqu’il sera possible très prochainement de disposer des ouvrages gratuitement sur internet ? " ( voir réponse au commentaire n° 7 pour in extenso)

Voilà c'est parti pour un raccourci.

- "Dans la durée" : un élu, ça pense dans la durée, en effet. Mais quand on crée un équipement, dont l'élu pense qu'il n'est pas fréquenté par des habitants qui pourraient en avoir l'usage, on pense durée, au-delà des changements, parce que la bibliothèque n'est pas qu'un entrepôt de livres

- "A quoi sert" : c'est un service, un service public, qui s'adapte, qui peut bouger, se transformer en misant sur ses fondamentaux : lieu de rencontre, d'enrichissement, de partage

- "disposer des ouvrages gratuitement" : un peu vite comme affirmation, ce n'est pas ce que l'on constate et les tenants des ebooks ne diront pas le contraire : encore cher, encore très partiel comme service, loin d' être abouti.

Ce qui ferait penser à ces trois réflexions :

- les bibliothèques ont-elles un tel retard d'image que des élus s'imaginent encore "leurs" établissements comme des boîtes à livres ?

- comment les professionnels (que nous sommes) avons-pu laisser dériver cette image et au nom de quel protectionnisme du savoir et/ou de la compétence ?

- pourquoi sont-ce les usagers qui défendent nos missions ?

Tout ça est et était en germe dans la disputatio Google Books Research : le terrain devient glissant, mouvant. Bernique sur le rocher des certitudes, le bibliothécaire va-t'il  prendre le risque de partir pour d'autres rivages [Chateaubriand] ? Si oui, qu'il ne manque pas de se hâter. Par tous les moyens.

 

 

 

14:17 Publié dans demain, les bibliothèques | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : bibliothèques, google, bibliothécaires, bagnolet | |  Facebook | | |

mardi, 08 septembre 2009

Google livres , c'est mal ?

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C'est bien !

- parce que les associations de l'Iabd ont proposé de nouvelles voies pour la numérisation du patrimoine public,

- parce que le statut des oeuvres orphelines va forcément changer, enfin, et que la petite ouverture d'Hadopi après Dadvsi sur la consultation sur place aurait tout intérêt à devenir "accès public"

- parce que les bibliothécaires vont devoir rapidement rendre intelligible leur travail d'indexation, irremplaçable et public,

- parce que  - quoiqu'il arrive - la numérisation ne sera plus jamais comme avant,

- parce qu'il est temps d'engager de nouvelles méthodes de numérisation du "local" en même temps qu'il va falloir construire des entrepôts publics du "global" sur un modèle culturel plus proche des digital natives

- parce que c'est la reconnaissance des initiatives déjà prises - même si peu nombreuses - vers la diffusion sans tabou (mais pas sans droit)

- parce que les élus sont en train de se demander quand ils vont devoir accepter des Googlethèques et que quelque part ça les interpelle au niveau des politiques territoriales

 

 

22:45 Publié dans demain, les bibliothèques | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : bibliothèques, bibliothécaires, google, opac, sigb, web 2.0, iabd, adbs | |  Facebook | | |

mardi, 27 mars 2007

Vu et entendu [potins] (3)

Salon du Livre 2007
En vrac :
- on attend le nouveau Président de la BNF ; on parle de M. Racine.
- Numilog lance la semaine prochaine un nouveau service : la consultation en ligne du livre numérique (pas besoin de téléchargement) : cette opération sera décomptée comme un prêt.
- la conférence de 9h30 sur "les wikis et les outils collaboratifs en bibliothèque" était parait-il très bien.
- "Dieu vs Darwin" traitait de la question des créationnistes, mais pas sur le stand de Virgin.
- Google livres offrait (mais pas longtemps) des stylos libres de droit sur son stand.

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- le stand Inde pouvait ne pas plaire. La salle de conférences était équipée de magnifiques chaises Jacobsen repeintes en rouge indien et parme du plus bel effet.
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20:30 Publié dans Salon du Livre 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Numilog, BNF, google, jacobsen, créationnistes | |  Facebook | | |