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mardi, 23 janvier 2007

Pour finir - dadvsitude (4)

Après un copieux buffet ingéré debout (sans doute de la dernière mode à Paris ?), reprise des travaux avec un exposé de l'incidence Dadvsi sur musique et image. Un peu décevant car la conclusion fut qu'il n'y avait pas de spécificité, sauf à considérer la multiplicité des ayants-droits et les droits voisins multiples. L'ARMT (on en parle par ici )pourrait apporter des réponses sur ces zones d'ombre.

medium_lievre.jpg


Le coup de théâtre est venu à la fin - comme d'habitude - quand Gilles Vercken a tout benoitement soulevé la question des supports et des droits (mode d'acquisition quasi imposé) en soulignant que dans le Code de la propriété intellectuelle il s'agissait de deux opérations distinctes = bien malin qui peut alors arguer d'un Code d'un côté et de droits d'auteur de l'autre et enfin de droits voisins.
On pourrait même parler d'un sacré lièvre. Je vous suggère néanmoins d'attendre le compte-rendu officiel ;-)

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Valérie Game interrompait les joyeux ébats juridiques pour nous parler du dépôt légal et notamment celui lié à l'Internet. Passionnante question qui renvoie au choix des sites préservés. Mais aussi à leur accès. Par la voix de Daniel Legoff, voeu était prononcé que ce type de dépôt légal soit accessible depuis des bibliothèques publiques.

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La table ronde clôturait cette copieuse journée ; l'absence du GESTE pourtant annoncé rendait le débat un peu fade, malgré la bonne volonté de Michel Fauchié qui citant Marcel (Proust) ramenait du fond des années 20 (in "L'Intran" dit l'Intransigeant, du 25 août 1920) un texte qui ne déméritait pas par son actualité décalée :
Les personnes qui ont peu d'argent et celles qui en ont beaucoup sont empêchées d'acheter des livres, les premières par la pauvreté, les secondes par l'avarice. Aussi les empruntent-elles. Les cabinets de lecture [disputatio du moment] ne feront que régulariser une situation existante, avec une innovation inouïe qu'il faudra rendre les livres prêtés. Ma crainte est que les éditeurs [...] trouvant la vente difficile, cherchent un profit plus sûr dans la "location" [sic]...
[...] Malgré tout, et comme mes éditeurs sont bien gentils, je ferai valoir, en faveur des cabinets de lecture, cette vérité plus générale que, la satisfaction d'un goût conduisant plutôt à l'abus qu'à la restriction, de même que prendre des leçons au manège donne envie d'avoir un cheval à soi, à force de louer des livres, peut-être finira-t-on par en acheter, sinon par en lire.

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07:50 Publié dans z_dadvsi et après ? | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : iabd, dadvsi, armt, valérie game, proust, geste, daniel legoff | |  Facebook | | |