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mardi, 05 octobre 2010

Quand la Novela lit

 

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Au mitan de la Novela versant « «ville numérique », et avant le débat central du mercredi, racontons l'aventureuse équipée des liseuses dans la Novela. Sur un stand plutôt cosy aux couleurs éclatantes et quasi patriotiques, le livre numérique attire visiteurs « amateurs » pour une série de rencontres dont l'informel le dispute au propos didactique. Les toulousains viennent parler de ce qui leur tient à cœur : la lecture de livres numériques sur des supports bien différents tels que liseuses à encre électronique (Opus de Bookeen), tablette tactile ( iPad), smartphones ( Androïd et iPhone) ou encore ordinateur connecté à un grand écran.

Premier constat : tous les échanges sont plus que sympathiques, très riches en échanges, voire en proposition de projets. La discussion tourne autour de questions curieuses et de réflexions pertinentes. Petits et grands essaient, lisent, manipulent écoutent également les explications que sont à même de leur donner les bibliothécaires, et l'équipe de ebouqin venus en renfort.

Deuxième observation : beaucoup de monde finalement, pour une manifestation pas si grand public que cela : pour sa deuxième édition, la Novela a gagné en cohérence, certes, mais en un jour de grand soleil, - et de manifestation, les choix peuvent être divergents...

Troisième analyse et peut-être la plus frappante : la vitalité des échanges sur place avec quantité d'acteurs et partenaires du numérique ouverts à la lecture numérique, parce que concernés quelque part par ce défi. Ces discussions transversales ont constitué un sacré moteur qui démontre que finalement, les bibliothécaires hors les murs en avaient à dire aux « gens du numérique ».

Les manip complètement expérimentales (écriture de notes collectives sur iPad / étude de projets d'écriture et de lecture numérique / demande des liseuses pour des groupes) ont donc fait voler en éclat (petits éclats certes) l'image engoncée autour de l'odeur du papier et du bruit des pages qu'on tourne.

A suivre mercredi 6 octobre : un passionnant débat qui devrait produire une problématique nouvelle sur les relations entre acteurs de la chaîne du livre (gardons cette appellation). On en reparlera.

(remerciements appuyés à Clément et Alexis de ebouquin.fr pour leur disponibilité et leurs effarantes compétences

lundi, 31 mai 2010

livre numérique : avant après

Il peut sembler plus que désuet d'envisager de passer une partie de cette journée  à mettre au point un service de prêt de liseuses pour des bibliothèques volontaires et adhérentes physiques à une association réelle. C'est pourtant ce que je vais faire.

Qualifiée de préhistorique, parce qu'elle commence il y a deux ans, autant dire une vie de révolution numérique,  cette démarche reste tellement anecdotique que l'arrivée de tablettes dans les bibliothèques en est encore à ses balbutiements : Angers, la Roche-sur-Yon, la BDP de la Meuse, quelques autres encore.

Et donc en quoi l'arrivée d'une tablette tactile, connectée pourrait-elle changer la donne ? En ouvrant grands les réservoirs de livres numériques ? Mais quelle bibliothèque sait aujourd'hui les mettre à diposition de ses lecteurs ( livres sous droits) ? Et quelle bibliothèque sait acheter des livres numériques (sous droits) ?

L'avant / l'après n'est donc pas la sortie médiatique d'un support, aussi tentant soit-il (fût-il).

L'avant / l'après :

- quand le service d'accès sera existera pour les bibliothèques, ouvert largement, en quantité comme en qualité

- quand les bibliothécaires auront intégré le numérique comme une chance, une inestimable opportunité d'augmenter leurs références et de les avoir mis à disposition de qui en a besoin

- quand les bibliothèques en réseau articuleront intelligemment avec les autres acteurs des accès leurs expertises différentes mais complémentaires

- quand l'expérimentation publique deviendra un mode légitime de progrès mutualisé et mutualisable.

En attendant ...

lundi, 17 mai 2010

livres numériques ascensionnels

Premier étage d'une fusée qu'on souhaite enfin prête à décoller : les éditeurs font union sur la mise à disposition de livres numériques. Ce qui permettra aux libraires de proposer une offre enfin cohérente.

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Premier étage, parce qu'on en verrait bien un deuxième : l'accès à un service de livres numériques pour bibliothèques, assorti de tout l'arsenal imposé des droits.

Ce service devra correspondre à deux préoccupations :

- assurer un large accès au livre numérique auprès des abonnés (le modèle un livre numérique acheté - un livre numérique "prêté"  va devoir disparaître), ce qui suppose en effet une bibliothèque numérique représentative des collections, fonds, actualités (et donc pas seulement patrimoniale),

- garantir les droits légitimes des uns et des autres.

Tout est dans l'équilibre entre ces deux demandes. Mais cet équilibre demande une gestion paritaire intelligente, c'est-à-dire une négociation toutes parties prenantes. En rappelant que l'accès au service doit être neutre et libre. Du coup les autres propositions vont-elles passer à la trappe ?

Aldus, veilleur attentif, a annoncé la nouvelle. Le communiqué est chez epagine.

Nota : mais d'autres pistes déjà...

- un point de vue prochedu communiqué,  chez izibook

- celle de l'édition électronique, pistée par Marin Dacos et Pierre Mounier dans ce billet ;

- la position de l'Iabd à  travers ces interventions, et communiqués et les commentaires à la suite de la table ronde du 28 avril 2010 au Sénat.

mercredi, 28 avril 2010

Numérique dans le train des sénateurs

Il est cette fois très inexact de taxer les Sénateurs de lenteur. les choses numériques les passionnent et malgré l'aspect formel de cette table ronde, il faut noter qu'on aura entendu toutes les voix de la chaîne. Les récits en retour ne correspondent pas tout-à-fait à ce que j'ai entendu, comme ici, ou  , ce dernier étant notoirement incomplet.

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Des 16 ou 17 interventions, que retenir ?

1. il semble que la répartition du Grand Emprunt est décidée

2. une projet de loi sur le prix unique du livre homothétique a reçu la bénédiction générale.

3. la dimension européenne s'affirme.

4. Livre numérique homothétique : ques aco ?  la reproduction du livre papier au plus près. Son prix unique s'entend comme UN prix atrtribué à ce livre-là.

5. A noter la présentation par Bruno Racine (BnF) des  hypothèses de travail. des trois modèles décrits par lui : Google, subvention, corpus payant, aucune, dit-il ne correspond au Grand Emprunt. Les initiés comprendront, les éditeurs également.

6. Inviter des industriels de la chaîne numérique a été bénéfique : il existe donc des alternatives ! ET certaines présentent peut-être l'avantage de prendre en compte une valorisation réelle des documents numérisés.

7. Marc Tessier revient sur les suites de son rapport et reconnaît que le paysage a changé. L'idée d'une plateforme reste d'actualité mais il insiste par ailleurs sur les deux entrées : un moteur de recherche et de grands sites francophones, exhasutifs et indexables sans exclusivité. Il faut donc "jouer collectif".

Quelques bons mots aussi : citations littéraires, réactions de J Ralite, enthousiasme communicatif de JN Jeanneney, et in fine, le dernier mot au représentant de Google France. Mais quel sens peut avoir cet acte, peut-être pas si manqué ?

revoir la séance : http://www.publicsenat.fr/emissions/seance/table-ronde-qu...

notes tweet : http://twitter.com/mercurekotkot ou #senat

 

edit 2 mai

billet de Parapominènes : http://paralipomenes.net/wordpress/archives/988

chez Non-fiction : http://www.nonfiction.fr/article-3361-quel_avenir_pour_le...

les positions de l'IABD : http://iabd.fr/spip.php?article99

 

vendredi, 09 avril 2010

Salon du livre 2010 et après

Du numérique partout et un peu de salon 2011. Brouillage total

La mode des badges doit correspondre au retour des grigris ( mais pour se protéger de quoi ? )

Du côté des Assises numériques ( qui m'avaient donné quelques sueurs) on sent comme des frémissements reptiliens autour de plusieurs sujets.

Olivier Dumont ( librairie Doucet au Mans) a expliqué de manière carrée comment il avait organisé son service de vente d'ebooks dans sa librairie., avec prêt de tablettes Opus à plus de 100 clients. Gros lecteurs, femmes prescriptrices (va-t-on parler de mouvement e-cougar ?), ventes : le rendez-vous n'est pas raté et il devrait faire des émules.  On peut dire seulement que pour jongler entre les plateformes il y a un peu de manip manuelle à faire, mais chut !

Pierre Frémaux, avec Babelio, a développé le concept d'échanges entre lecteurs qui aujourd'hui, paraît l'un des plus intéressants, parce que simple et finalement très empathique, entre "pairs". Système ouvert, que les bibliothèques commencent à pratiquer ( Toulouse, Valence).

Alain Giffard a rassemblé ce qui était épars dans un panoramique assez pertinent. La lecture numérique ne modifie pas le lectorat, lequel, selon son image, veut des "tomates et des pommes de terre" sans les trouver toujours au bon moment.  Les nouvelles industries culturelles sont en  développement ; leur influence sera (et est déjà) source de frustrations et d'exacerbation de la technologie de la lecture. Hum.

La dernière partie était consacrée au retour d'un voyage d'étude aux USA : les participants ont été très frappés par l'évolution pragamatique des éditeurs et libraires ( variation des prix par exemple) et l'émergence d'une nouvelle édition indépendante basée sur les réseaux sociaux.

 

En marge des Assises, présentation de la plateforme Divvalib par Polinum : web sémantique, navigation à facettes, applications de type time line et mur de photos issus des fonds numérisés, omniprésence des réseaux sociaux. C'est bien une nouvelle génération de gestion documentaire qui frappe aux portes.

En marge des marges, on entend parler de projet de droit de prêt numérique, d'applications sur smartphone (mais buzz ou réalité ?) et finalement, assez peu d'arrivée massive de livres numériques. On attendra donc

 

 

18:44 Publié dans BIB | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : salondulivre, livre numérique, bibliothèques, ebook, e-book, babelio, doucet, giffard, sne, sofia | |  Facebook | | |