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mercredi, 30 janvier 2013

Comment repérer des livres numériques libres ?

 

 

 On dit que le livre numérique est un sujet complexe à traiter en bibliothèque. Vrai.

Mais rien n'empêche de commencer .. par un bout. Et de tirer la ficelle.

D'où cette idée de réaliser des tutoriels simples, facilement exploitables aussi bien en interne que devant des usagers.

 

La série n'a pas de nom : elle devrait aborder successivement :

- qu'est-ce qu'un livre numérique (et ses droits?)

- comment lire un livre numérique ?

Bonne lecture et merci de vos commentaires.

mercredi, 03 octobre 2012

Google vs Babelio ( bibliothèques)

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image illustrant l'article d'OWNI

 

Selon OWNI, « La librairie en ligne de Google a débarqué aux côtés d'Amazon et d'Apple. Et reprend discrètement les commentaires des lecteurs d'autres sites marchands. Une pratique normale ou une anecdote qui cache un petit abus de position dominante ? »

Concerné par les "apports" de Babelio, je m'interroge sur la nature de la relation créée de fait entre mon compte Babelio et Google.

Les CGU sont-elles explicites sur ce point ?

Soit l'article 5 des CGU

  PROPRIETE INTELLECTUELLE

"L’Utilisateur concède à Babelio une licence gratuite, non exclusive et sous-licenciable quant à l'utilisation, la modification, l'affichage public, la reproduction et la distribution sur Babelio.com et sur des sites partenaires du contenu qu’il publie sur Babelio.com, notamment les critiques, citations, notes et étiquettes. Cette licence prend fin au moment où l’Utilisateur supprime son contenu de Babelio.com. Le cas échéant Babelio fera ses meilleurs efforts pour que les sites partenaires suppriment également ce contenu dans les meilleurs délais. "

"Le site Babelio.com est la propriété exclusive de Babelio. Il est protégé par des droits d’auteur, marque déposée, brevet, secret de fabrication et autres lois. Babelio détient et conserve tous les droits sur le contenu et les services de Babelio.com. Par la présente, Babelio concède à l’Utilisateur une licence limitée, révocable et non sous-licenciable afin de reproduire et d’afficher le site Babelio.com (à l’exclusion de tout code logiciel), uniquement pour son usage personnel dans le cadre de la visualisation et de l’utilisation de Babelio.com. "

On doit donc discuter, dans ce cadre, et de la notion de "sites partenaires" et des contenus.

* Premier point : les contenus

”Nous étions sur Google Books déjà, donc c’est un peu une déclinaison. En plus ce n’est pas l’intégralité des commentaires qui est intégrée.”

Dont acte, mais on sait que la visibilité n'est plus du tout la même.

* Deuxième point : la notion de sites partenaires

Rien n'est vraiment explicite dans les CGU sur cet aspect. Au point que @aldus2006 a pu, dans l'échange avec Babelio, mettre le doigt sur cette spécificité.

Dans les commentaires de l'article, précisions de Guillaume Tesseire : "Le titre laisse entendre que Google paye, ce n'est pas le cas. Et l'article laisse entendre que les critiques des lecteurs sont sur Google Play, ce n'est pas le cas non plus. Il s'agit des premiers mots des critiques, avec un renvoi vers l'intégralité sur Babelio. C'est très différent.C'est la même logique d'agrégation et de reprise des premiers mots d'une page web dans les résultats du moteur de recherche de Google."

On y voit donc plus clair dans la relation Babelio/Google.

Mais la discussion continue ici sur Scoop.it

* Mais quid des comptes de bibliothèques ?

babelio, harrison, dalva,google, toulouse, bibliothèque

Selon Bibliopedia, 15 bibliothèques ont déclaré des comptes sur Babelio . Reprenant une ancienne discussion tenue lors d’une journée d’étude organisée en 2011 par l’AddnB, on s’interroge sur la «propriété» des données produites et récoltées dans le cadre d’un service public.

Les CGU s’appliquent bien ici, même si (et surtout) si les bibliothèques bénéficient d’un statut « Pro » aux côtés des autres sources agrégées dans Babelio.

Dans le cas d’un OPAC enrichi avec la Babelthèque, on sait que Babelio est en duplication des commentaires/étiquettes/citations du dit compte. Autrement dit, jouer la carte de la dissémination ne signifie pas renoncer à la libre circulation des données créées avec des fonds publics. Encore faut-il en avoir conscience et appliquer scrupuleusement cette règle.

Avec les prolongements des réseaux sociaux et les potentielles plateformes d'accès aux livres numériques, la question va donc revenir par la fenêtre... La combinaison gagnante sera sans doute par ici :  produire, publier sur des sites publics, puis disséminer  au sein de réseaux larges.
A suivre ...

 --> Sur la Babelthèque : quelques retours (2012/Toulouse)

mercredi, 11 juillet 2012

Bonjour Madame, c'est combien le livre numérique ?

Faut-il oser aborder la question du montant de la rémunération des droits sur les livres numériques en usage collectif ?

A l'approche du rendu de l'étude commandée par le SLL et confiée à l'Idate, et à la veille d'une réunion de travail organisée à l'initiative du dit SLL, on peut tenter d'apporter sa pierre.

Les héritages : qu'en faire ?

- Le montage Loi Lang/Loi Droit de prêt (à quand même 22 ans d'intervalle !) assure une situation, insolite certes, mais stable dans les relations entre bibliothèques et auteurs. Le mécanisme géré par la Sofia permet un juste retour des droits vers ces derniers, via les libraires. Le prix du livre n'en a pas été changé (retenons cette remarque au passage), l'effort a été conjoint : bibliothèques et Pouvoirs publics. Et rappelons-le à nouveau, en aucune façon la loi sur le droit de prêt ne contraint la bibliothèque à prêter ses ouvrages dans telles ou telles conditions.

Cette idée d'inclure la rémunération dûe au titre de l'usage collectif dans le prix du livre numérique aura sans doute été prise en compte dans l'étude Idate. Car elle présenterait de nombreux avantages.

A l'objection de la complexité du numérique via ses différents modes de lecture ou de captation, on pourra répondre que justement, les outils d'aujourd'hui permettent de connaître parfaitement ce qui se passe dans la plateforme d'accès. C'est d'ailleurs, pour certains prestataires, ce type d'outils qui permet une répartition des rémunérations entre eux et les éditeurs, sur la base d'un coût au clic de page, par exemple.

Les outils existent pour gérer toute cette chaîne. Ils peuvent faire l'objet d'un véritable protocole de confiance entre acteurs, sur la base d'un descriptif national : que la plateforme soit celle de la bibliothèque, d'un prestataire, voire d'un libraire ou encore d'une collectivité. 

- Les expériences actuelles de services aux bibliothèques ont-elles livré tous leurs arguments ? Au regard des 15 plateformes existantes (et nul doute que l'étude Idate les aura examinées avec tableau comparatif, coût d'accès, qualité de l'offre et volumétrie des ouvrages numériques), les conclusions sont assez mitigées côté bibliothèques, il faut bien le dire.

Nouvelles lectures, nouveaux modes ?

Car qui frappe aujourd'hui le plus, c'est que les bibliothèques souhaitent conserver la possibilité de la multiplicité de la lecture numérique, sans empiler les accès aux plateformes, ni répéter les droits à payer.

Ces attentes tiennent dans une petite poignée de schémas de lectures, [que l'étude Idate etc...] qui peuvent et doivent donner lieu à définitions communes. Cette grille peut alors s'appliquer indifféremment à tout titre numérique sous droits, voire à tout ensemble de titres réunis sous une thématique travaillée par un prestataire.

On objectera que l'accès par "des milliers de lecteurs" doit permettre de revoir à la hausse le coût de l'usage collectif. Merci à l'étude Idate [etc...]  d'apporter les éléments concrets sur les usages de lectures numériques en bibliothèques, grâce aux chiffres obtenus (et corrélés) auprès des prestataires et des bibliothèques.

Les critères Population/nombre d'inscrits sont-ils vraiment pertinents pour déterminer un prix de l'usage collectif ? Oui, peut-être, si l'on considère  l'angle "ressources numériques" partagées par tous. Mais dans des conditions financières telles que paradoxalement, l'accès "illimité" comme on dit, a tendance à tirer vers le bas les montants de contrats. Non, si l'on extrapole ainsi en pensant que TOUS les habitants et TOUS les abonnés d'une bibliothèque vont augmenter leurs capacités de lecture. D'autres paramètres existent, prenons-les en compte

Y a-t'il une autre voie autour du paiement à l'acte ? Les études comparatives (étude Idate etc...) donnent-elles des indications intéressantes ?

Mais qu'attendre de l'étude Idate ? 

Outre les objectifs décrits dans l'appel d'offres initial, la qualité de statut public de l'étude permet d'en attendre plusieurs observations, à partager et à discuter entre acteurs du livre numérique.

- état des lieux des plateformes  :  qualité et quantité de l'offre, table des tarifs et barêmes, nombre de bibliothèques adhérentes, montant des droits reversés aux auteurs, part cédée aux éditeurs, libraires, e-distributeurs, ...

- approche prospective du développement du livre numérique, avec estimation des dépenses des bibliothèques dans les dix ans à venir ;

- estimation du coût d'un dispositif national public, qui permettra à chaque bibliothèque de disposer de l'outil d'accueil des livres numériques,  des compteurs, des autorisations de remontées de flux de onnées et de métadonnées depuis les hubs, voire d'un système commun d'identification, voire d'une ouverture (souhaitée) de la plateforme vers d'autres supports multimédia.

 

Le dossier est loin d'être clos. Mais entre capacité contributive des bibliothèques (réalisme) et attentes de lecteurs (encore un peu de prospective), il faudra bien trouver un chemin qui à la fois prenne en compte le droit à rémunération de la création et  le travail des acteurs du livre numérique d'une part, et les missions de la bibliothèque publique d'autre part, laquelle valorise et documente, en offrant l'accès le plus large possible (mais toujours dans un cadre contractuel) à ses collections.

 

pour info, ce billet est précédé de :

- Le livre numérique en bibliothèque: une petite fable ?

- Les livres numériques dans ta Bib : Où ? Comment ?

- Livre numérique en bibliothèque : idées reçues ...

 

08:25 Publié dans BIB, livre(s) numérique(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ebook, bibliothécaires, bibliotheque hybride | |  Facebook | | |

mardi, 15 novembre 2011

Amazon_Kindle vs bibliothèques : frissons, fissions, frictions,fictions

 

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 Kindle/Amazon vs bibliothèques : diaboliser ou non ?

 

On parle de bibliothèques équipées de Kindle mises à la disposition des lecteurs. C'est aux USA. Il se dit qu'en France cette hypothèse, finalement, constitue une bonne alternative aux multiples plateformes qui nécessitent autant d'abonnements que de réservoirs. D'autant que que le " lecteur" (liseuse) serait préparé pour accéder sans autre formalité à l'ensemble de l'offre souscrite par la bibliothèque.

Bien évidemment, ça fait frissonner (de plaisir, d'envie, de terreur). 

Loin d'être un adepte des systèmes fermés, je n'adhère donc pas aujourd'hui à une [hypo]thèse qui verrait les Kindle d'Amazon porter la lecture numérique en bibliothèque comme une prestation machines/livres.

Et je reste avec ces cinq interrogations.

1. Quid des libraires ?

Historiquement, nos relations avec les libraires sont fortes : achats, animations, "occupation"  conjointe sur le territoire d'espaces de médiations et de diversité culturelle. Imaginer une distribution de livres numériques sans en parler à son partenaire ? Même s'il renâcle parfois à y venir ?

Et pour les plus avancés, abandon des e-distributeurs/prestataires qui ont tenté avec plus ou moins de succès de rendre le livre numérique accessible en bibliothèque ?

2. Confidentialité/intimité de la lecture

 

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Question des conservations des données de lecture : quelle conformité avec les mesures prévues par la Cnil  : Amazon aurait accès de facto  aux usages de lecture en bibliothèque par le listing des livres consultés  + heures de lecture + passages + localisation et tutti quanti  ( La Cnil encadre précisément ce point dans l'univers du document physique)

mais edit 21 nov 2011 : Virginie Clayssen rapporte les éléments d'éclarcissement sur ce point )

3. Marchés publics.Quel type de marché public ? libraire ou éditeur ou prestataire de services ? En droit français, comment qualifier ce marché public ? Et comment rédiger un appel d'offres qui devrait aboutir à la fois à une prestation de services et à une "livraison" de livres numériques ? Pourquoi alors

4. Accès - indirect sans doute - aux catalogues. Si les bibliothèques intègrent dans les Opac un lien internet vers les livres numériques d'Amazon - c'est vrai que c'est déjà un peu le cas avec les couvertures mais celles-ci peuvent être négociées par des prestataires de SIGB donc plus opaques (sans jeu de mots) -  autrement dit selon qu'on va pointer sur la notice ou sur l'exemplaire, quelle sera la certitude que ces notices ne sont pas "englouties" dans l'univers Amazon ?

5. Question des  financements publics : les éditeurs bénéficient d'un régime d'aides publiques variées. Dont des aides conséquentes à la numérisation. Avec obligation de déclarer son ou ses e-distributeurs. Payer l'accès à des livres numériques via un opérateur qui n'est pas domicilié fiscalement en France, comment on explique ça ?  Et quid de la chaîne vertueuse du livre dans cet écosystème numérique ?

Le débat est ouvert.


edit 17 novembre : http://marlenescorner.net/2011/11/16/pret-debooks-ca-ress...

09:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ebook, bibliothèques, kindle, amazon, cnil, library, librarian, bibliothécaires | |  Facebook | | |

mardi, 15 mars 2011

lekti.net : une offre en test grandeur nature

D'une conversation (apparemment) informelle en cours de déjeuner, sort ce projet : tester en "vrai" une offre d'un e-distributeur  - lekti.net issu de lecti-ecriture - qui réunit dans son projet près de 70 éditeurs indépendants.

La médiathèque d'Albi ouvre le bal.

 

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Au rebours (apparent) des mouvements globaux actuels, voilà donc qui fait sens : un écosystème de type "éditeur" appliqué au livre numérique. Cette démarche courageuse et innovante constitue une excellente expérience pour des bibliothèques qui ont saisi l'occasion (en partant de Midi-Pyrénées) de tester l'approche du livre nuémrique auprès de ses abonnés.

Disons tout de suite, pour rassurer que l'affaire est encadrée : accord des éditeurs, identification certaine des abonnés.

Mais aussi, et c'est le côté passionnant, une observation active à tous les stades de la mise en oeuvre. Echanges permanents sur les outils (liseuse écran // module stats //module administrateur) qui s'améliorent à chaque instant grâce aux remontées des bibliothécaires concernés par l'opération et à l'écoute de Lekti.

Et ce n'est pas fini : on sent bien derrière ce projet combien le livre numérique ne vit pas seul (réflexion pas nouvelle merci @fbon pour sa "poussée") et que son accompagnement donne toute la valeur à  sa mise à disposition.

Entendrais-je des critiques sur ce projet apparemment fermé, d'un contenu pointu, à l'audience peut-être limitée, que je persisterais à penser très fort que l'expérimentation s'avère nécessaire. Le protocole d''expérimentation contient notamment un questionnaire en direction des lecteurs et une convention qui détermine exactement le statut des contributions (creative commons of course) : des gages sur un partage des retours, le transfert possible des savoir-faire pour qui voudra.

Ecouterais-je les remarques sur la portée limitée de la chose que je dirais que c'est la qualité des relations entre partenaires qui a déclenché le processus, que ces relations sont le fruit de nombreux contacts croisés parfois balbutiants mais jamais rompus et que d'autres initiatives ne peuvent que voir le jour.

Pas de valeur d'exemple, non, simplement une prise en main par les acteurs légitimes de ce qui fera notre quotidien demain. A chacun de trouver ses voies, d'explorer son territoire (numérique) pour créer des dynamiques.

Albi aujourd'hui, Toulouse à suivre, et encore une ou deux bibliothèques pour faire panel pertinent : les retombées sont déjà là, un encouragement  (même si c'est un chantier parfois ingrat) à  s'engager.

Rendez-vous à Albi le samedi 26 mars pour le lancement officiel. On vous racontera.


A suivre ...