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mercredi, 17 juin 2009

Quand l'arbre TVA peut en cacher la forêt de la bibliothèque numérique

La TVA sur le livre numérique va baisser : tant mieux ! L'avoir annoncé il y a déjà quelques jours semble avoir troublé les esprits sur les coûts réels et, une fois n'est pas coutume, je m'insurge.

1. Le livre numérique  coûte :  il est fabriqué non pas à partir d'un fichier PDF imprimeur, mais d'un vrai fichier mis en forme, dont les critères de qualité rejoignent le livre papier : attributs de pagination, polices, possibilité d'agrandir le texte, gestion des notes etc ... Les éditeurs ou prestataires engagés dans ce travail ne me contrediront pas ... Tout comme le stockage et le transport coûtent également...

2. L'accès au livre numérique (gratuit, du domaine public ou sous droits) a une valeur : elle s'exprime en termes d'usage, de qualité, d'environnement, et bien évidemment cette valeur a un coût (cf plus haut). La plateforme ouverte  à une bibliothèque, par exemple, a un coût : libre au diffuseur/éditeur d'en répercuter - ou non - le montant  à la bibliothèque quand le livre est payant, impossible de ne pas intégrer ceci quand le livre est dit "gratuit" ( = qui paie en fait : la pub ? un mécène ? n'importe qui pourvu que ce soit gratuit ?)

3. L'accès au livre numérique obéit à une logique économique comme un attribut indissociable de sa diffusion, de son succès, de sa pérennité. D'autres attributs  de l'accès ? Le marquage, l'identification du lecteur, l'intégration dans un catalogue.

Pour avoir vécu en direct les phases successives de la mise à disposition de livres numériques à une bibliothèque ( on en a parlé ici, , et encore là), on ne peut pas dire "qu'il suffit de" .. ou encore "que c'est facile de" : ne pas oublier qu'il faut reconstituer une chaîne, voire l'imaginer, depuis le texte jusqu'à l'abonné. Et nier le coût de création d'une telle chaîne est suicidaire.

Car l'enjeu est peut-être caché : non pas seulement constituer des entrepôts, mais en donner l'accès.

Et les questions continuent d'être posées,

Bon courage.

 

mardi, 20 janvier 2009

Archimède et les ebooks (S)

Rencontre informelle à Angers (François Bon assure - entre autres- le reportage "Points de vue-Images des liseuses") sur les tablettes dans les bibliothèques.
On part de l'offre de publie.net (le meilleur rapport qualité/prix depuis Gutenberg) qui passe par des tablettes prêtées/empruntées en bibliothèque. Coïncidence ? ça se passe dans un bureau où s'affichent les plans d'extension de la bibliothèque universitaire = tout s'étend ....
Le tour de table inclut les différents modes d'accès au livre numérique et les questions en suspens : DRM, signalements, feuilletage, etc ..
Mais surtout la sortie par le haut : comment partir du texte puis des textes récoltés par publie.net pour créer des ensembles enrichis qui s'appuieraient à la fois sur l'expertise du dit publie.net, les ressources choisies de la bibliothèque et des suggestions des bibliothécaires ? Et sur des thématiques de "commande" ou de "circonstance" parce que matière (les bibliothécaires adoreront) il y a ? C'est un peu le rebours de la démarche " je mets en valeur les collections par une exposition et un temps fort qui donnent à voir les collections " mais en partant du numérique.
On évoque la mutualisation (mettre le meilleur de ses ressources en commun), la forme que prendrait ce type de production (voir, par exemple, les possibilités offertes par des "présentoirs" ou des show-rooms expérimentaux comme Katoa), le plaisir à travailler sur de nouveaux champs, d'investir de nouveaux outils, de rendre "sexy" le travail de présentation, en ligne.
C'est générateur d'une poussée, un principe bien connu...


07:45 Publié dans à lire sans papier | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : publie.net, angers, katoa, ebook, liseuses, bibliothèque numérique, cybook | |  Facebook | | |

mercredi, 07 mars 2007

A la recherche du bibliothécaire numérique ?

medium_shiva.2.jpg


[Libérez vos énergies ! ]

La dernière annonce parue dans Télérama [assistant services numériques] laisse paraître une certaine diversité dans le recrutement des professionnels de bibliothèques dès que l'on introduit la chose Internet ou numérique.

Observation confortée par d'autres annonces, ici, là et .
Biblio.fr du 3 mars en comporte au moins 3 (regroupées dans ce document).
Symptomatique de la difficulté à recruter, les profils sont remarquablement hétérogènes, et la taille des équipements n'explique pas tout.
* De la confusion des compétences ?
On retrouve assez régulièrement trois ou quatre missions assemblées sous des intitulés variables :
- la gestion et l'animation d'un EPN,
- l'animation d'un site Internet,
- la responsabilité de la maintenance informatique,
- le développement d'applications,
- les acquisitions de fonds documentaires.

Management, expertise, médiation, direction, les référentiels de métiers savent bien qu'il peut s'agir de fonctions très hétérogènes lorsqu'elles sont concentrées sur un même poste.
Mais, n'est-ce pas la formation (initiale puis continue)qui a un rôle important à jouer ? Une urgence urgente ...

07:55 Publié dans BIB | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : métier, bibliothèque numérique, bibliobsession, bibliothécaire | |  Facebook | | |