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jeudi, 15 octobre 2009

La libraire, l'éditeur et le bibliothécaire

Rencontre organisée à Toulouse mercredi 14 novembre (qques twitt ici ), dans le cadre des soirées de  l'Ina, sur le thème du livre numérique : celle-ci tombait pendant la Novella et n'a sans doute pas attiré tout le monde qu'on aurait pu  attendre. Intervenants : Les éditions Privat (Philippe Terrancle) Ombres Blanches (Ingrid Ledru) et Bibliothèque de Toulouse (Michel Fauchié)

Les positions des uns et des autres étaient finalement assez classiques. Quoique.

Figures.

- L'éditeur : rappelle le contrat qui le lie à son distributeur ; pour le numérique, appelle une loi qui garantisse le prix du livre et  "moralise" les rapports éditeur/e-distributeur, dit attendre avant de se lancer dans le numérique

- La libraire rappelle combien la librairie est un LIEU, ne peut vendre aujourd'hui de livres numériques  à une bibliothèque, imagine une médiation sur le numérique

- Le bibliothécaire acquiesce sur la valeur de l'espace dont les attributs sont : social et culturel, demande que la rentrée littéraire soit autant numérique que physique ( papier : 659/numérique : 24),  veut acheter ses livres numériques à un libraire, avance l'idée d'une médiation numérique très forte , propose que dans 3 mois, l'éditeur, la libraire et le biblithécaire reviennent devant les participants avec un projet local commun.

Pendant ce temps-là, précision sur:

- les fichiers PDF d'imprimeur qui n'ont jamais fait des livres numériques sans intervention technique,

- les données attachées au livre numérique qui n'obéisent aujorud'hui à aucun protocole commun

- l'absence de droit de prêt du livre numérique qui autorise à copier 5 exemplaires dudit livre au titre de la règle attachée aux DRM

- l'intérêt de lire de toutes les manières, du livre "sensuel" à la tablette "laide", du feuilletoir au téléphone

Pendant ce temps-là, aussi, Affordance affûte ses propositions.

 

samedi, 10 octobre 2009

Enssib édito et commentaires

La directrice de l'Enssib fait son édito en ligne chaque mois (enfin, je crois). Dans celui d'octobre, et à partir des disputatio Google via F Bon et O Ertzscheid, l'éditorialiste termine par "Toute la profession est ainsi interpellée." Adoncques, me voilà écrivant à la dite éditorialiste (enfin à "contact" car pas de possibilité de s'adresser directement). "Contact" me fait toujours penser (on est samedi, on a un peu de temps) aux films d'aviation où ce mot magique permet au héros de s'envoler bla bla bla ( honnêtement, après "contact", il y a "moteur", on y reviendra). Je lui dis que l'ouverture de commentaires nous permettrait de donner nos avis et à l'Enssib de les recueillir.

La réponse d'icelle se fait pas attendre. Trois jours plus tard :

enssib_commentaires.jpg

Dont acte.
Là-dessus, les initiatives et projets fusent autour et dans l'Enssib. En voici deux : ici c'est un labo qui est évoqué avec hébergement à la dite Enssib, mais véhémentes protestations (voir commentaires); là c'est un portail Formations annoncé, domaine dont on connaît -sans dévoiler de bien gros secrets - la force centrifuge des chapelles.
Alors, que faire des "sans commentaires" ? Quelle que soit la perception que chacun peut avoir de l'Enssib, pourquoi et comment une école emblématique de la profession peut ne pas s'ouvrir au dialogue tel qu'il est pratiqué aujourd'hui, peut ne pas accepter une discussion sur les sujets communs de préoccupation ? Nous ne lui demandons pas d'être derrière un F Bon ou un O Ertzscheid  mais plutôt DEVANT.

Après une très rapide réflexion, j'ai décidé de laisser ouverts les commentaires de ce billet.
Moteur !

vendredi, 25 septembre 2009

Cassandre

On ne peut reprocher à Affordance une constance dans sa réflexion : les multiples billets qu'il a consacrés à décortiquer le phénomène Google l'amènent logiquement à ce billet fondamental qu'il faut lire le matin de bonne heure, la demi-gâche ( brioche vendéenne) trempée en tranches dans un bol de café fort.

bol_café.jpg
gache.jpg

L'Olivier, il a raison et de son point de vue : enseignant,  enseignant innovant, chercheur engagé, inscrit ici et là dans les métiers du livre, il sait exactement quelles seront les conséquences à court terme. Donc légitime pour nous faire flipper.

C'est ce qui en fait un/une Cassandre tout désigné/e.

Mais veut-on l'entendre? Et comment l'entendre  ? Pour celles et ceux qui ont "trempé" dans les affaires Dadvsi, Hadopi avec leurs associations et dans  leurs communautés professionnelles, proposé, organisé, animé des journées d'étude sur la mutation des bibliothèques, engagé des démarches inovantes pour accélérer ces mutations, tenté de rattraper les retards du changement annoncé, et finalement conscients d'une certaine impuissance, le message est-il trop rude ?

Je ne le crois pas. Parce que :

- Tous les efforts fournis ont dégagé un environnement d'alerte qui fait que plus personne ne peut être dupe des enjeux actuels

- Un mouvement est en route : quand le CNFPT programme des formations ad hoc, on peut dire que c'est le début d'un bon mouvement -même si tardif aux yeux de beaucoup

- Tous "coupables et tous responsables" :  difficile de rejeter la faute sur celui-ci, responsable de bibliothèque, celui-là, à même un moment  d'infléchir un tantinet une politique nationale désuette

- Ce qui est fait n'est plus à faire : les conditions de travailler ensemble sont peut-être beaucoup présenets aujourd'hui qu'hier

- C'est tellement urgent qu'il n'y a rien de plus urgent : et donc  prendre un virage en "serrant les dents"

- GBS ne fait que révéler : et cela ne changera rien si rien ne change.

"y a le petit qui dort", deuxième partie du titre du billet, peut aussi vouloir dire que qui dort .. peut se réveiller :  il est petit le projet Bibliothèques, il est mal ficelé, sans doute, plein de trous, de manques.

Mais qui pourrait dire qu'il n'existe pas ce projet, et qu'au-delà du débat juridique - dont on peut en effet imaginer l'issue-  ne se dessine pas une autre approche, moins fringante, moins jacobine,  plus "résistante", de cette démarche faite de petits pas, de "petit-qui-dort-"David"/ contre grand-qui-ne-dort-pas"G"...

 

edit 28 septembre : un deuxième bllet d'Affordance à la suite du commentaire de Bruno Racine, BnF :

mardi, 10 mars 2009

Comment vivez-vous sans Affordance en grève ?

mal, très très mal.

pieds_nickelés_affordance.jpg


affordance_apocalypse.jpg


affordance_bruce_willis.jpg

11:00 Publié dans demain, les bibliothèques | Lien permanent | Commentaires (61) | Tags : affordance | |  Facebook | | |

mardi, 27 mai 2008

O temps suspends ton vol

Par deux sources différentes, revient la question dite de la chronologie des médias

Laquelle n'est pas sans soulever des inquiétudes, tant [ c'est le cas de le dire], elle perturbe la chaîne traditionnelle dite du livre pour les bibliothèques.

Vous connaissez la règle de diffusion des vidéos en VOD : 33 semaines après leur sortie en salle (soit environ 6 mois), et 3 mois en location. Mais voilà't-y pas qu'Apple
pense à raccourcir le délai
et pas qu'un peu, en le ramenant à trois mois.
Le rapport cinéma et concurrence paru ces dernières semaines comporte, sur le sujet, de la VOD, un savoureux passage, où il est question du syndrome "lapin/tortue", lequel s'exprime ainsi à la page 60 :
"La lutte contre le piratage constitue évidemment un préalable mais ne résout pas toutes les questions. Les services de médias audiovisuels doivent ainsi intégrer la logique économiquedes industries de contenu : l’exploitation des différentes versions du film doit respecter lesprincipes de la chronologie des médias et une discrimination tarifaire permettant de maximiser lesrecettes tirées du film."

On peut toujours gloser sur la mise à disposition de vidéo dans les bibliothèques. Vu comme ça, on est dans un délai de l'ordre de 10 à 15 mois, puisque nous situant bien après "la logique économique des industries du contenu".

Imaginer qu'un livre (numérique) ou un Cd audio suivent la même logique ... Quoique...l'avenir ne semble pas non plus bien gai

22:25 Publié dans demain, les bibliothèques | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : VOD, vidéo, bibliothèques, chronologie des médias, affordance | |  Facebook | | |