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mercredi, 07 novembre 2012

Le 334 à l'épreuve des députés (livre numérique - librairies)

* Mais qu'est-ce que le 334 ?

Le programme 334 Livre et industries culturelles a été créé par la loi de Finances 2011. Il comprend deux volets :

- "Livre et lecture a pour objectif de favoriser le développement de la création littéraire, d’encourager la pratique de la lecture et de soutenir la chaîne du livre qui est composée d’intervenants aussi divers que les auteurs, les éditeurs, les libraires ou les bibliothèques."

- "Industries culturelles finance les politiques transversales en faveur du développement des industries culturelles dont le cinéma, le jeu vidéo ou la musique enregistrée et lutte contre le piratage des œuvres culturelles en ligne, par l’intermédiaire d’une autorité publique indépendante".

Que s'est-il passé le 10 octobre 2012  à l'Assemblée nationale ?

 La commission des Affaires culturelles et de l'éducation (ouf)  a examiné le projet de budget 2013. A cette occasion les rapporteurs ont présenté leurs travaux.

On va s'intéresser plus précisément au premier volet : Livre et lecture

* Eléments de langage : "chaîne du Livre", "soutien" , "transition numérique". On s'accroche

Il est frappant de constater que le discours n'a en rien changé depuis de nombreuses années. On sait combien, par exemple, la notion de "chaîne du livre" est inadaptée dans l'univers numérique. Voyons  les nouveaux acteurs faisant partie du processus créatif et décisionnel : les éditeurs numériques "pure player" n'ont pas de statut face au CNL par exemple et donc ne bénéficient d'aucun dispositif d'aide.

On comprend mieux alors les atermoiements maladroits autour de la question des droits d'auteur numérique[s] : la Ministre annonce un prolongement de la mission d'étude mais quel peut être le sens de cette mission qui concerne une relation contractuelle entre l'éditeur et l'auteur, sauf à proposer une consigne rapidement dépassée par les avancées technologiques. ?

Le monde numérique est assez radicalement différent du monde physique : copier l'un sur l'autre ne peut qu'aboutir à des impasses, voire à de sérieux contresens : contournement du domaine public , restriction des droits (pour tous), et n'arrêtera pas le déclin annoncé des librairies.

Et rien sur les réseaux sociaux de lecture, sur les nouveaux e-distributeurs, sur les plateformes innovantes, sur les livres application, ni sur la fonction transmédia du livre. Rien non plus sur les nouvelles cultures numériques, pourtant au coeur des enjeux à venir.

Parle-t'on la même langue ? Il est clair qu'ici le livre physique - l'homothétique étant décrit comme la meilleure représentation physique du livre -  est pensé , encore et toujours, comme l'unique véhicule du savoir

On voit,également,  dans le volet "industries culturelles", combien l'absence des jeux vidéo aux côtés de la musique et de la vidéo est assez significative d'un certain aveuglement.

* Librairies, parlons-en : "une situation préoccupante"

La pression est alors mise sur les librairies , décrites comme "secteur clé de la chaine du livre". Les protagonistes oscillent sans cesse  manière schizophrénique, au  point de mettre les aides à la numérisation délivrées par leCNL dans le rayon Librairie.

LA question qui hante bien des esprits serait plutôt : comment et quand les librairies (et pas seulement les libraires) passeront-elles à l'intégration du numérique dans leurs espaces ? Et quelles relations veulent-elles instaurer avec les e-diffuseurs et e-distributeurs ?

Les protagonistes : Anciens et Modernes  ? A vous de choisir. Citations

Isabelle Attard, députée, secrétaire de la Commission : "Beaucoup reste également à faire sur le lien entre la culture et le numérique"

Marcel Rogemont : "Marcel Rogemont souhaitait aussi exprimer son souci pour le livre" dixit Patrick Bloche. On s'en doutait un peu.

-->  à propos de la mission Lescure /Hadopi

Vincent Feltesse : "la représentation nationale devrait anticiper les décisions en menant, en parallèle de la mission confiée à M. Pierre Lescure, sa propre réflexion"

Patrick Bloche, Président de la Commission, ( ) :"ne me tentez pas trop !"

* Les "scoop" : sortie des indisponibles, aides, commande publique

Indisponibles : " La BnF travaille sur la mise en place d’une base de données de ces œuvres et sélectionne avec les éditeurs celles qui feront l’objet d’une numérisation en 2013."

Dont acte, et en parallèle avec les accords déjà signés par les éditeurs avec d'autres acteurs majeurs de l'Internet ? 

Commande publique :  " rehausser le seuil obligatoire pour recourir à un appel d’offre de 15 000 euros à 50 000 euros, afin que 40 % des achats des bibliothèques puissent s’effectuer sans appel d’offres et bénéficient ainsi aux librairies locales."

Hum oui et pour les livres numériques : quel dispositif ?

* Mais que faut-il en penser ?

Cette lecture des débats est finalement très personnelle. Mais elle révèle des accroches incertaines sur le numérique, pourtant au centre de nombreux débats actuellement.

On sait que le nouvel écosystème aura besoin de régulation.
Soit elle lui sera  imposée par contrainte (par le marché comme ondit) et les pouvoirs publics continueront à parler de "soutien", de "chaîne"  de "situation préoccupante".

Soit on s'appuie sur lui (ce nouvel écosystème) et il y a recherche commune et mutualisée  de pistes adaptées aux usages numériques.

A suivre ...


15:04 Publié dans NOUS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : librairies, library, librarians, libraires, rogemont, bloche, assemblee nationale, 334 | |  Facebook | | |

jeudi, 18 octobre 2012

La Grande Audience

 


Et le Missionnaire vint dans l'ascenseur...

lescure

 

"Ce fut le mercredi 17 octobre 2012, à 14h48 : au 2 rue de Vivienne, dans le dédale de la galerie, l'ascenseur portait la délégation, rejointe avant la fermeture des portes par la Mission elle-même. Déjà l'audition pointait sous le salut courtois du Missionnaire, en position idéale pour un échange de politesses numériques.

Vint ensuite le temps de Champollion, salle réservée aux auditions, dont le nom prédestinait à des découvertes importantes, voire à l'élaboration d'un langage commun à défaut d'un programme.

Et la caméra tourne

Une fois les microphones testés, des deux côtés des tables et en face à face se créait un dialogue ininterrompu pendant 90 minutes, dont la qualité ne laissait en rien sourdre l'appréhension qui hantait les esprits.

L'ordre de passage avait été pesé. Il fut respecté en tous points, autant que les précieuses minutes accordées à chaque requérant.

D'obscures clartés...

Aux exposés charpentés comme des notices, répondaient les attitudes successivement interrogatives ou dubitatives des hôtes .Parfois, s'échappait un râle inquiet, un sourcil étonné, voire une reculade au fond de la chaise.

On épela les sigles cabalistiques et champollionnesques, tel HATHI TRUST : on vit alors que l'alphabet des biens communs avait fait son usage.

Mais les mots-clés furent les plus appréciés. La frénésie des notes réglait le ballet des engouements soudains pour « licence légale », « l'union des contraires » [presque une tautologie], « la revue de presse 2.0 » ou encore « test en trois étapes ».Au barême des hashtags, on aurait donné la prime aux chiffres, couchés comme du bon pain dans les cahiers. Déridant l'atmosphère, chacun s'employait à citer les exemples navrants des excès du droit, la dictée ou la récitation en classe faisant partie du lot. L'image du grand magasin associé au fouillis des rayons des plateformes numériques produisit un effet formidable sur les esprits. De l'autre côté, on vit quelques nez se tordre aux évocations des transactions de commerce qu'il faudrait bien, un jour, aborder.

La question relative aux sentiments que nous inspirait Hadopi permit de vérifier qu'en effet elle existait encore ; on lui fit donc honneur en n'y répondant pas, comme lorsque qu'on parle d'une grande malade à mots délicats. Le Missionnaire n'en fut pas fâché, à tout le moins il ne le montra point, restant bien au-dessus des contingences qui justifiaient sa Mission.

On donne la question

On convenait, à l'issue des présentations, de poser les questions : elles étaient avisées, et parfois pleines de cette malignité qui fait la qualité des serviteurs de l'Etat. Les réponses fusèrent comme autant d'éléments apparemment spontanés, voilant sous la modestie des gens de culture une certaine rouerie dont l'acquisition remontait à l'ère DADVSI : celle-ci fut d'ailleurs convoquée et provoqua un embarras amnésique qui ne laissa pas d'interroger longtemps après.

On cherchait donc le « mokitu », dont on connaît les vertus purgatives : il dissimule plus sûrement la vérité que n'importe quel voile juridique, mais il est fort utile aux humeurs médiatiques. Il n'y en n'eût point de vraiment remarquables, la séance ne s'y prêtait pas grandement, fort occupée dans le temps imparti à démêler les EBLIDA, IFLA, CAREL et autres COUPERIN.

Mais de nombreuses et brillantissimes démonstrations eurent le bonheur de plaire, les succès revenant assurément aux avalanches des nombres dans l'enseignement et au régime des Exceptions qui fit l'objet d'un implacable réquisitoire.

La réception arrive à sa fin

Il fallut alors conclure malgré l'avalanche de questions. On promit de se revoir, d'échanger les libelles par la voie webienne. Une fois reconduits au pied de l'ascenseur, nous eûmes la désolante impression qu'il était plus facile de monter que de redescendre, et le dos rompu par les sièges fournis par le service du Mobilier, nous mîmes le cap sur l'estaminet le plus proche pour débattre des conclusions à venir. L'idée en fut qu'il convenait de coucher sur les écrans nos déclarations et de les accompagner d'un brève préface.

La séparation fut pénible, tant nos esprits demeuraient emplis par les arguments si beaux et si bien tournés qui avaient fait le bonheur de notre audition et répondu à l'entendement du Missionnaire."


 

kekemono_hadopi.jpg


 

 

 

09:54 Publié dans NOUS, WEBIEN | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hadopi, lescure, iabd, biblioblogosphère | |  Facebook | | |

jeudi, 27 septembre 2012

LibraryBox : BIBLIOBOX dans la bibliothèque

 

bibliobox_logo.jpg

 Au début est la PirateBox ... et l'association lesplanade (rézo-labo toulousain d'acteurs du numérique qui veulent se retrouver, échanger et porter ensemble des projets autour de la création numérique). Le 3 mai, séance collective d'installation avec 12 PirateBox acquises par les lesplanadeurs. La mise en oeuvre s'inspire de la PirateBox de Lille (tutoriel sur le blog de Nicoles Hachet). Après quelques contorsions codées et moult retours à la case Départ, la PirateBox est opérationnelle fin août.

 

Spécial bibliothèque mobile

bibliobox,piratebox,librarybox,lesplanade,toulouse,bibliothèques,library,salon livre,gaillacIl est entendu pour moi que la PirateBox va devenir LibraryBox. Plus exactement BIBLIOBOX. Car plus destinée à voyager, à se (pro)poser là où seront les lecteurs, qu'à stationner dans un lieu unique ; elle est équipée d'une batterie qui lui donne une autonomie d'environ 5 heures. Elle s'adapte à tous les lieux (avec ou sans alimentation électrique). son contenu peut être actualisé en permanence.

 

 

 

 

 

 

 

Sa deuxième caractéristique a trait à ses contenus libres  : les livres sont créés par une Bibliothèque, ou les lecteurs, ou encore sont mis à disposition parce que d'actualité.

Design

La BIBLIOBOX est mobile. Son enveloppe doit s'adapter à toutes les situations. Le support contient le boîtier PirateBox et la batterie.

BIBLIOBOX

 

 

 

 

 

Ici, à partir d'un coffret grand format faux-livre en bois (qui contenait une bouteille de Cognac et ses 3 verres). Rassurant, voisine correctement avec les encyclopédies.

 

 

 

 

 

 BIBLIOBOX

 Le coffret petit livre de "poche" va partout et voyage  bien. Discret, élégant, il se pose incidemment sur une table, dans une pile de livres, sur un rayonnage ( cote ? )...

 

 

 

 

 

 

 

 

 BIBLIOBOX, lego

Plus techno et culture numérique, la brique géante LEGO s'ouvre comme un cube et cache la BIBLIOBOX. Recommandé pour soirées Geek, FabLab. Peut convenir en espace Jeunesse

 

 

 

 

 

 

 

 

BIBLIOBOX

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 De nombreux voyages sont prévus dans les semaines qui viennent : La Rochelle, Martigues, Bordeaux, Poitiers ...

Et première sortie au salon du Livre de Gaillac le lundi 8 octobre, laquelle Première appelait un design adapté. Ce qui explique que le nom BIBBOX n'ait pas été retenu, BIB étant l'abréviation de BagInBox, appellation déposée.

BIBLIOBOX

  

Libre, gouleyant, fruité, long en bouche ou vif, le livre numérique convient à tous les moments de la journée. Pas de modération.

 

Remerciements appuyés à @postite pour son accueil, @petifred pour son aide et @N00yox pour le logo. 


edit :

liste de PirateBox en bibliothèques

un article dans Bibliopedia


 

vendredi, 16 décembre 2011

Comment souhaiter un bon Noël & une bonne année à Gilles Emilie et Clarisse ?

(les prénoms ont été  bien évidemment été inventés pour respecter l'intimité et l'anonymat)

Avertissement

Ce billet n'engage que son auteur, au titre du droit d'expression individuelle et sans contrevenir à ses droits et obligations. Je m'appuie sur le pacte républicain tel qu'Anicet Le Pors a pu le définir pour le fonctionnaire que je suis.

Précaution

De même, je ne mets pas en cause le DRH ni les responsables d'un équipement ou d'un service ; ils sont d'une certaine manière, eux aussi tout comme moi, à la merci d'un système, d'un système.

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(ça s'appelle un cactus de Noël )

C'est une petite histoire presque banale, parce que tellement courante. Ils sont trois à travailler dans cet établissement culturel d'une mairie : webmaster, chargé de com (dont sites Internet entre autres), graphiste. Leur statut ? Contractuels, dont le renouvellement éventuel est maintenant fermement arrimé au passage (et à la réussite d'un concours), c'est-à-dire " pas de concours, dehors à l'échéance".

Cette situation encore un fois, n'est pas extraordinaire.

Seulement que.

Seulement que les trois sont une double compétence (et on apprécie) : ils sont forts dans leur partie (on les a embauchés pour ça, normal) et ils ont bien compris les problématiques de ces établissements culturels où le numérique est, comment dire ? très loin de l'odeur de papier et du crissement des pages qui se tournent à la main. Enfin un peu moins loin maintenant, grâce à eux.

La DRH veut appliquer la règle : "fin de contrat, pas de concours ? Circulez". On peut aussi leur dire : "quand on va faire appel à candidatures, revenez, on examinera". Elégant.

Depuis quelques mois, le contrat a été renouvelé pour une durée d'un an maxi. La première "sortie" (excusez du terme) aura lieu en mars. Joyeux Noël en attendant.

J'y vois une double perversion (ou une double peine)  :

1.  aucun grade dans le statut de la fonction publique territoriale n'a de concours dont les options sont  adaptées à ces métiers, encore moins dans la filière dite culturelle. On raccroche comme on peut. Je vous laisse deviner les entretiens avec les jurys, voire les épreuves écrites. Le moule est un peu ancien. A quand un référentiel des métiers du numérique auquelle correspondra une reconnaissance réelle ? Le statut n'étant pas une fin en soi, pourquoi pas un moratoire qui respecte les gens d'abord, leurs compétences ensuite, les missions confiées enfin ? Du genre "on signe un contrat genre CDI 3 ans puis on fait le point. Pas de concours adapté ? Si vous êtes partant-e, on renouvelle". J'ose à peine évoquer un ajustement de la rémunération pourtant bien légitime au bout de deux ou trois ans.

 2. Vivre avec l'idée que dans deux mois, trois mois, six mois, on va sans doute partir pendant que sont fixés - par évaluation annuelle - des objectifs à plus long terme relève de la mauvaise foi ou du cynisme. Les professionnels du numérique - comme bien d'autres c'est vrai -  sont en autoformation permanente, ils se préparent donc sans cesse et élaborent à l'avance. Associés aux projets de projets, ils sont réactifs, agiles, en réseau. Avec ce bagage, ils apportent "plus que la lumière" : bien souvent de la cohérence, de l'innovation  des savoir-faire. De vrais artisans (oui je les aime).

Je dis ici non seulement mon incompréhension devant la mécanique administrative - il en faut bien une -  mais surtout ce qui motive cette "indignation" : faire passer la règle au-dessus des gens, lesquels sont plutôt jeunes, vous savez ces jeunes dont on dit qu'ils sont par ailleurs "l'avenir". Pas de place pour eux, les systèmes nécrosants les refusent. Je cautionne en permanence puisque je ne peux rien faire.

Et en même temps - hasard ? - je suis invité à participer à un groupe de travail qui prépare un séminaire des directeurs de services culturels sur le thème "Nouvelles pratiques culturelles et numériques". Je ne peux que leur dire ou faire passer ce message prioritaire et je leur écris ceci : de compétence pointue (encore), les professionnels du numérique n’entrent pas dans les cases du statut général de la fonction publique. Les contrats soumis à la réglementation nationale et aux règles locales tiennent-ils compte suffisamment de cette spécificité ? Double compétence : celle de leur métier lié au numérique d’une part, celle attachée à leur excellente connaissance de l’institution locale d’autre part.. Soit des passeurs entre privé et public, qui s’engagent plus sur des projets à long terme que sur des actions ponctuelles. Cette distorsion  évidente dans les services) entre titulaires et contractuels ne doit-elle pas être réduite pour sur une plus juste estimation de la compétence, de la spécificité, afin d’assurer (thème de ce séminaire) de nouvelles pratiques culturelles professionnelles ?"

Comme je ne suis pas certain que le message passe suffisamment, je reprends ma plume ici.

Encore une fois, cette situation est ordinaire. Il se dit aussi que lorsqu'on travaille dans des services "nobles" ou plus "stratégiques", les renouvellements de contrats ne poseraient pas les mêmes  difficultés. Une règle, deux applications différentes. Le service public n'en sort pas grandi, sa fonction publique non plus.

Il y a de l'indignation, de l'Occupy dans l'air. Il y a du malaise.

Aujourd'hui je ne suis pas fier d'être un agent de la fonction publique.

 

edit 2 février  2012 :  la collectivité a décidé d'un moratoire qui aboutit 1 an de renouvellement de contrat, soit un délai suffisant pour étudier  la circulaire atte,ndue...

10:56 Publié dans NOUS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fonctionnaire, bibliothèque | |  Facebook | | |

vendredi, 30 septembre 2011

livre numérique en bibliothèque : sept réalisations

A défaut de disposer de bouquets pour les lecteurs abonnés, ce qui est une bonne idée, que peut-on faire autour et avec le livre numérique ?

Voici 7 réalisations qui ont été testées à la Bibliothèque de Toulouse en 2010/2011.

1. Mettre en valeur un texte "ancien" numérisé dans le contexte d'une expo

 

dieulafoy, toulouse, perse

C'est l'histoire de Jane Dieulafoy, toulousaine habillée en garçon, qui parcourt la Perse pendant 14 mois en 1881-1882. D'où sort ce projet ? D'une exposition consacrée aux sociétés de géographie et organisée par la Bibliothèque d'étude et du patrimoine (Périgord pour les intimes). Jane  tient le journal de bord de ce périple et le publie (42 chapitres) pendant que Marcel, son mari, fait le travail scientifique. Exhumée de la bibliothèque de l'Université de Columbia, l'histoire devient un feuilleton sur le site Internet de la bibliothèque. Et se met en scène à partir d'un tumblr qui chaque jour donne à voir le voyage selon une ligne éditoriale très simple : dates // "tags" // extrait // lien vers le chapitre (posté sur un feuilletoir). Jane a du talent, de l'humour et observe avec acuité les civilisations qu'elle décrit d'une humeur égale.

septembre/décembre 2011

 --> valoriser les numérisations // accompagner une expo // raconter "une histoire" // amplifier l'expo par un récit historique // apporter un "plus" à l'expo en ligne.

2. Créer un livre numérique à partir d'un concours de nouvelles

paroles de squelettes

"Paroles de squelettes" est une expo du Museum d'Histoire naturelle de Toulouse qui s'est accompagnée d'un concours de nouvelles.  Plus de 50 écrivains ont concouru au Prix. sa remise a été l'occasion d'un échange  très convivial entre auteurs et jury. La sélection retenue s'est accompagnée de la fabrication d'un livre en format epub téléchargeable librement ici . Le partage des tâches entre Bibliothèque et Museum ? A la bibliothèque le soin de créer le fichier epub et de le rendre accessible "proprement".

janvier/juin 2011

--> apprendre à créer un livre numérique // mutualiser les compétences entre deux établissements culturels // diffuser //

 3. Intégrer la présentation de liseuses dans les classes Patrimoine

Tout le monde connaît le principe de la  classe Patimoine. Celle-ci, autour de l'histoire du livre, s'est enrichie de la présentation de liseuses à encre électonique, comme si le parcours de la tablette d'argile à la tablette numérique était linéaire (mais ceux qui lisent François Bon "Après le livre" savent qu'il n'en est rien, ou tout du moins pas tout-à-fait comme ça). Cette introduction apparemment anecdotique permet de faire le pont entre patrimoine écrit ancien et nouveaux usages.

dès octobre 2010

--> actualiser l'histoire du livre //relier patrimoine et numérique //observer ensemble  les usages des générations Y et Z //

4. Prêter des liseuses aux clubs de lecteurs lors des rentrées littéraires

liseuses,

Sur les clubs de lecteurs, on peut avoir des avis différents. Ceux-ci se font une rentrée littéraire chaque année. En 2011, on renouvelle l'opération de 2010 avec le prêt de liseuses sur lesquelles ont été téléchargés les romans (disponibles) et choisis par les clubs. En 2010, 10 titres (sur les 50 demandés, sur les 113 existants en numérique et sur les 701 titres en compétition). Les bibliothèques de quartier se chargent entièrement de l'opération avec les lecteurs abonnés. Ces lectures font l'objet d'un retour par questionnaire. Les résultats ont été publiés sur le site Internet de la Bibliothèque de Toulouse

octobre à décembre 2010

--> expérience de lecture numérique // multiplication des collections //partage des compétences dans les réseaux //

 5. Monter des modules d'accueil Livre numérique / lire dans le futur pour collégiens et lycéens

 Les profs de littérature profitent des programmes scolaires pour introduire des modules Découverte. "Livre numérique" fait partie de Lire dans le futur et est organisé dans la bibliothèque. Chaque année sont accueillis plusieurs groupes, à la demande. Une présentation à l'écran - mise au point par les bibliothécaires du pôle Intermezzo -  retrace les éléments essentiels et tire le fil rouge du livre numérique. Si les tablettes sont disponibles, elles font alors l'objet de manipulations en direct. Commentaires garantis...

depuis décembre  2010

 --> médiation sur le numérique // écoute des usages des générations Y // échanges //

 6. Parler livre numérique dans les salons (du livre ?) du numérique "dans la ville"

novela


cf quand la Novela lit

Cette idée d'aller au-devant des habitants comportait des risques. Pendant 5 jours, collègues et invités présentent les livres numériques aux toulousains : 175 Toulousains accueillis pour 294 démonstrations en octobre  2010. Des contacts, de sindications précieuses sur les usages et beaucoup d'échanges.

octobre 2010

--> impact sur l'image de la bibliothèque // expertises // action hors les murs

7. Prêter un livre ...et recevoir le fichier numérique en retour

alouer_sans_commission.jpg

L'affaire démarre par un message (sur Twitter) : qui  a un bon exemplaire de "A louer sns commission" de Didider Daninckx ?  Une bibliothèque, peut-être ? En effet. Le récit est simple

Il y a du Publie.net là-dessous, mais aussi du travail d'étudiants à Bordeaux.

Affaire conclue ... avec commission : la Bibliothèque reçoit le fichier epub et le met en partage pour tous les collègues.

mars 2011

--> partager sans s'appauvrir // réfléchir à la conservation // plaisir