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mardi, 22 octobre 2013

Livres numériques et bibliothèques publiques

Me voilà en train de tenter un historique des amours tumultueuses du livre numérique et de la bibliothèque. Pour ouvrir sur de nouvelles perspectives...
A suivre 

mortdulivre.jpg

on parle trop de la mort du livre, mais .... 

De 3 à plus de 200  : les bibliothèques dans la lecture numérique.

On parle couramment aujourd'hui de livres numériques en Bibliothèque.

Sur les usages et pratiques, on commence à distinguer l'ampleur du phénomène.(cf  la carte recensant plus de 250 bibliothèques concernées par la lecture numérique ) en regardant comment les bibliothèques se sont emparées du phénomène de lecture numérique

En 2003, la bibliothèque de Boulogne-Billancourt montre la voie en mettant en place un service de livres numériques. En 2009/2010, deux bibliothèques ouvrent leur service : La Roche-sur-Yon le 13 novembre 2009, Issy-les-Moulineaux le 10 janvier 2010. La première a intégré des livres de Numilog notamment, la deuxième propose des livres libres de droit (domaine public essentiellement). Le prêt de liseuses est alors en marche. Ce mouvement connaît donc aujourd'hui une forte demande, au point que l'AddnB ( http://addnb.fr ) propose un service de prêt gratuit de liseuses dès janvier 2011.

Mais comment les bibliothèques s'approvisionnent-elles en livres numériques, que ce soient sur leurs supports (liseuses rejointes par les tablettes) ou bien sous forme de téléchargements depuis les portails de bibliothèques  ?

  1. Les approvisionnements et les pratiques & usages

1. Les sources d'approvisionnement avant la loi PLN (prix du livre numérique)

Historiquement, Numilog constitue la première plate-forme ouverte aux bibliothèques.

Son principe  ? Un abonnement fixe, des achats de livres (prêtables un pour un) un espace pour chaque bibliothèque avec statistiques et présentation de la bibliothèque numérique constituée.

Cyberlibris (devenue Bibliovox)imagine une offre différente  : du streaming sur abonnement annuel et sans limitation de consultation.

Puis Publie.net va mettre au point un abonnement en streaming pour l'ensemble de ses titres, sans restriction.

Ces trois plate-formes seront rejointes par une dizaine de projets dont Flexedo, Lekti.net, Histoire, Harmatthèque, ENI,Immateriel, sans que leur recensement fasse l'objet d'une liste. Leurs offres dépendent du bon vouloir des éditeurs qui accordent ou non leur autorisation à atteindre les réservoirs en fonction des transactions financières.

(Sur l'offre actuelle, voir les plate-formes qui ont fait l'objet d'une négociation sur le site de Réseau Carel )

On observe déjà la difficulté pour une bibliothèque publique de gérer plusieurs plate-formes. Et l'absence des libraires dans le dispositif.

2. Tablettes et API

En même temps, les applications sur tablette arrivent  : derrière l'iPad, rapidement, les créateurs s'emparent de la chose écrite et commencent à élaborer des contenus à partir de textes existants ou écrits pour ce nouveau support. Au moins deux systèmes d'exploitation (Apple avec IOS et Google avec Androïd) se partagent le marché, ce qui complique la donne, avec double travail des développeurs.

Mais cette apparition signe le départ de la lecture numérique

3. Tablettes et liseuses en concurrence  ?

Les liseuses deviennent tactiles, connectées et proposent des contenus via des librairies constituées. Bookeen, Kobo (Fnac), Sony et Pocketbook partent sur cette piste. Frontalement, tablettes et liseuses disent capter le marché des lecteurs mais dans un rapport de 1 à 10 : 300 000 liseuses pour 3 millions de tablettes.

C'est alors par des études plus fines qu'on va commencer à parler usages  : «  gros lecteurs  », jeunesse, seniors etc …

4. Usages hybrides et multiples

Aux tablettes succèdent les smartphones, ouvrant la voie aux lectures nomades,

aux connexions permanentes et au partage de ses fichiers entre différents supports. La « pression » sur les bibliothèques ( mais surtout sur les bibliothécaires ) devient plus forte, entraînant un vaste mouvement de réflexion sur la place du numérique, la médiation et in fine, l'organisation future des bibliothèques.

5. Dadvsi, Hadopi et tutti quanti

Depuis 2005, les bibliothécaires se trouvent confrontés à une évolution de la législation : la transposition de la directive européenne pose clairement la question du droit d'auteur à l'aune du numérique. Dans les deux phases de Hadopi, se renforce le sentiment d'une certaine inadéquation temporelle : les usages évoluent plus vite que le cadre réglementaire. Et ce mouvement dépasse largement le champ des établissements de lecture publique.

L'entrée en négociation, fin 2010, du prix du livre numérique ouvre un nouveau champ. La référence européenne complique, tout en garantissant une certaine circulation des biens immatériels.


  1. Le prix unique du livre numérique ou le prix du livre numérique

     

    ecosystèmelivnum_champourlier.jpg

    à comparer à la" chaîne du livre " (remerciements à Christian Fauré)

     

    chainelivre_cFauré.jpg



1. Accélération

Concordance des temps : au moment où la loi va déterminer les conditions d'accès et d'usage, les bibliothèques s'engagent très largement dans le débat sur le livre numérique.

Les tablettes et liseuses ne sont plus seulement approvisionnées par les plate-formes, mais directement auprès des librairies numériques et des libraires.

Plusieurs procédures cohabitent : extraction de plate-formes quand le contrat le permet, achat généralisé de livres en s'appuyant sur la règle DRM (5 copies), généralisation du streaming.

Mais aussi exploration d'autres contenus  : le domaine public, les textes sous licences libres et/ou ouvertes, les créations.

Côté tablettes, aucune contrainte n'est donnée : les applications sont acquises sans droits complémentaires.

La loi PLN (http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000024079563&dateTexte=&categorieLien=id ) entend mettre de l'ordre dans le dispositif, en proposant la voie du contrat. A ce jour, aucune mesure n'est effective réellement.

2.Chaîne de valeur, place des libraires, questions technologiques

Petit à petit, les bibliothèques découvrent l'écosystème du livre numérique, sur un modèle largement copié (en terme de cession de droits) sur le modèle physique.

Frictions nombreuses : prix, notion de prêt, circulation des métadonnées, absence des libraires dans la boucle, questionnements sur les accès (les fameux réservoirs) aux mains des distributeurs et des diffuseurs dont Amazon, Apple, Google.

Cette confrontation ne ralentit pas les expérimentations mais les stimule, tout en freinant la mise en œuvre d'un dispositif clair.

3. Et maintenant ?

Aux côtés des 15 plate-formes existantes, naît un circuit créé par les acteurs traditionnels : libraires et éditeurs. La première brique, le PNB, se veut tiers de confiance dans la transaction. Elle permet de signer contrat entre la bibliothèque et la librairie pour un accès. Les usages restent encore à discuter. Les curseurs anciens (nombre d'abonnés, population, nombre de lectures) ne suffisent pas à évaluer correctement la cession de droits pour la lecture numérique en usage collectif. Les modèles se sont multipliés, une seule réponse devient impossible.

4. Cohabitation des modalités d'accès ?

Ce n'est pas impossible.
Au regard du droit d'auteur (et de son reversement à l'auteur), il paraît incongru de copier le modèle Loi Lang/Loi sur le droit de prêt (et d'ailleurs 22 ans séparent ces deux décisions).

Le chargement des supports appartenant à la bibliothèque ne prive pas l'éditeur si l'on considère qu'on encourage une lecture  »unique  » du livre et non son multiple de manière incontrôlée.

On est loin de la mise à disposition des livres numériques pour tous les lecteurs inscrits/abonnés à une bibliothèque publique. Si tant est que cette lecture va s'élargir à d'autres cercles que les « gros lecteurs ».

C'est donc un double mouvement : découverte de la lecture numérique (et la bibliothèque se donne les moyens de le faire en usant légalement des possibilités des mesures de protection voulues/exigées par les éditeurs) ET des supports numériques encore peu répandus d'une part, volonté enfin exprimée des éditeurs de créer un dispositif incitatif afin de capter l'achat des bibliothèques.

5. Et maintenant ?

Le contrat d'auteur a enfin son texte. Mais le décret de la PLN n'a pas encore livré son mode d'emploi.

La question de l'accès aux ressources s'est élargi, via les élus, aux territoires et non plus seulement aux établissements. Nouvelle interrogation, donc, qui rend plus complexe la transaction mais aussi la légitimise dans le temps.

Au milieu du gué, la création de Réseau Carel donne un point de repère clair côté bibliothèques ( cf recommandations : http://www.reseaucarel.org/page/recommandations-pour-le-livre-numerique-en-bibliotheque-publique ) tout comme Couperin pour les bibliothèques académiques.

L'idée de conclure avant ou au moment du Congrès de l'IFLA à l'été 2014 est avancée, c'est-à-dire un processus finalisé d'accès à l'ensemble des livres numériques sous droits par les bibliothèques publiques. Pourquoi pas ?

L'expérimentation PNB (pour en savoir plus : http://www.reseaucarel.org/pnb et pour connaître le point de vue Carel  : http://www.reseaucarel.org/04102013-1154/l-avis-de-carel-sur-pnb ) – en cours - devra valider à la fois : 

  • la brique logicielle technique qui assure les conditions vertueuses de la transaction des droits en usage collectif,

  • les conditions de négociation, en amont, entre les éditeurs & leurs distributeurs d'une part, et entre les éditeurs et les libraires, lesquels feront les offres aux bibliothèques dans le cadre de marchés publics (complexes ou simples).

 

Mais il faudra tenir compte de l'expertise des bibliothèques qui ont «essayé» le livre numérique, avec des usagers dont l'avis compte, non seulement sur l'offre, mais aussi sur l'environnement «réseaux», sur le lieu même d'échange, sur les manières multiples de lire.

 

Et derrière l'homothtie du texte physique/numérique, arrive la création sur et dans le Web, lue en flux (streaming connecté ou déconnecté), en même temps que se pose la question des livres-applications créés par des éditeurs non reconnus dans leur propre famille.

C'est donc sans doute  sur quatre trames que se déroule l'avenir du livre numérique en bibliothèque :

* le texte «sorti» du livre,

* l'évolution du droit d'auteur ;

* la nomadisation de la lecture ;

* l'irruption du numérique dans la culture.

Vaste chantier.

 

 

10:23 Publié dans BIB, LIRE, livre(s) numérique(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ebook, bibliothèque, library | |  Facebook | | |

mercredi, 11 juillet 2012

Le livre numérique en bibliothèque: une petite fable ?

Paru dans le BBF  

bbf 2012 - t. 57, n° 3

dossier : Controverses

"Rachel a 20 ans. Elle ne se sépare jamais de son smartphone, fil essentiel de son existence sociale. Elle téléphone un peu, textoïse beaucoup, maile rarement et lit à l’occasion. Si les textes sont longs, l’ordinateur est sollicité (un netbook le plus souvent). Mais elle n’est jamais dépendante d’un stockage des contenus : elle consulte en ligne et uniquement en ligne, quel que soit le « lieu » de stockage.

La plateforme Bilinum [appelons-la comme cela], elle aime assez. Comme elle s’est identifiée une fois pour toutes, sa bibliothèque perso se charge au gré de ses envies… et des propositions. Non, elle n’achète pas de livres numériques : trop cher. Mais elle ne dit pas non si « on » lui propose ou suggère une lecture.

Avec son compte de base, elle peut voir les livres numériques libres de droits : domaine public, patrimoine des textes numérisés, livres et textes sous licences ouvertes. Déjà de quoi faire !

Elle est abonnée à une bibliothèque : en s’identifiant cette fois-ci avec son compte d’abonnée, elle a accès aux livres numériques qui ont fait l’objet d’un accord entre les éditeurs et sa bibliothèque. Elle ne sait pas bien comment on négocie ça, mais ça marche, puisqu’elle peut « emprunter » 3 livres par mois – 36 par an.

Mais Rachel a ses propres livres (numériques). Elle peut les apporter à Bilinum si elle en a le droit (elle se renseigne) pour les mettre en ligne ou plus simplement en parler sur ses réseaux. Elle a juste donné son accord pour faire ce partage. En fait, elle n’est pas assez fan de lecture pour en parler sans arrêt : « Pas comme Roxane, qui lit comme on dévore et en parle tout le temps et qui, elle, a branché son réseau social de lecture sur Bilinum : ses amis – lecteurs – en veulent toujours plus… »

« Sinon, c’est le blog Biliblog et sa page FB qui racontent, un peu décalé, ce qui arrive sur Bilinum : pas toujours folichon, pointu comme on dit. Ou alors ça va bien avec les exposés, l’actualité. Quand on en est – de Bilinum –, on est reconnu. “Tu es sur Bilinum ?” “Oui, ma prof m’a dit que… mais finalement pas mal.” “C’est gratuit, ça va partout : tu piques une tablette et tu te connectes, c’est bon. Après tu peux continuer sur un ordi, au lycée ou chez toi avec tes marques (j’ai mis des signets et des tags).”

Et, régulièrement, des promos : “Lisez en exclu.” Des fois c’est drôle, d’autres fois très inquiétant. Bon, on n’en fait pas des kilos, juste montrer qu’on n’est pas des ignares, qu’on sait que les livres c’est écrit par des gens qui ont vécu les histoires. Ou imaginé peut-être.

Vivement que Bilinum nous donne des vidéos pareil : des trucs rares ou précieux et même des musiques qu’on ne trouve plus.

Quand tu sais te débrouiller avec Bilinum, tu vas partout : tu peux parler avec l’auteur ou bien l’éditeur, il y a des rencontres dans des endroits assez sympa : tu vois tout le monde les yeux sur son écran pour lire le texte. Et puis tu profites de nouveaux documents : des vidéos sur l’auteur, des interviews ou des critiques et souvent des idées pour lire d’autres livres sur le sujet.

Bon, allez voir Charles : il a tout son temps maintenant et accro comme il dit à l’ordi, il a dû squatter chez vous, à Bilinum, non ? Note qu’il est plutôt bien, il nous laisse la paix, la pax comme il dit (il doit lire plein de trucs en latin, c’est pas possible). Et aussi notre prof Élisa : elle nous a monté un atelier autour de l’affaire Calas de Voltaire: le texte est de 1762, et ça se passe à Toulouse : en gros tu mets tes notes en ligne et ça fait un classique annoté… par nous ; tout le monde peut le voir. »

« Si je vais être écrivain plus tard ? Heu non merci mais je sais comment ça marche ; quoique être publié sur Bilinum, c’est possible et ça vraiment, c’est très classe… »

« C’est quoi un livre numérique ? Je ne sais pas, il y a d’autres livres mais pas toujours facile de les emporter partout. Ils disent qu’on est des nomades de la lecture. Peut-être, en tout cas leurs auteurs hé bien comme ça ils voyagent, ils s’en vont des bibliothèques et des librairies, et ils sont avec nous. »

lundi, 31 mai 2010

livre numérique : avant après

Il peut sembler plus que désuet d'envisager de passer une partie de cette journée  à mettre au point un service de prêt de liseuses pour des bibliothèques volontaires et adhérentes physiques à une association réelle. C'est pourtant ce que je vais faire.

Qualifiée de préhistorique, parce qu'elle commence il y a deux ans, autant dire une vie de révolution numérique,  cette démarche reste tellement anecdotique que l'arrivée de tablettes dans les bibliothèques en est encore à ses balbutiements : Angers, la Roche-sur-Yon, la BDP de la Meuse, quelques autres encore.

Et donc en quoi l'arrivée d'une tablette tactile, connectée pourrait-elle changer la donne ? En ouvrant grands les réservoirs de livres numériques ? Mais quelle bibliothèque sait aujourd'hui les mettre à diposition de ses lecteurs ( livres sous droits) ? Et quelle bibliothèque sait acheter des livres numériques (sous droits) ?

L'avant / l'après n'est donc pas la sortie médiatique d'un support, aussi tentant soit-il (fût-il).

L'avant / l'après :

- quand le service d'accès sera existera pour les bibliothèques, ouvert largement, en quantité comme en qualité

- quand les bibliothécaires auront intégré le numérique comme une chance, une inestimable opportunité d'augmenter leurs références et de les avoir mis à disposition de qui en a besoin

- quand les bibliothèques en réseau articuleront intelligemment avec les autres acteurs des accès leurs expertises différentes mais complémentaires

- quand l'expérimentation publique deviendra un mode légitime de progrès mutualisé et mutualisable.

En attendant ...

mercredi, 17 mars 2010

Quand Bibliosurf a trois ans


Bibliosurf a 3 ans
envoyé par Bibliosurf. - Films courts et animations.

Bernard,

Ta vidéo n'est pas un chef d'oeuvre,

Tu as quand même - de temps en temps - assez mauvais caractère, je dirais, irascible même, quand on aborde certains sujets

MAIS

Tu fais quelque chose de précieux : innover

Tu crées un service comme on les aime : bien fait, de qualité.

Respect.

 

Et bon anniversaire

 


22:57 Publié dans LIRE, livre(s) numérique(s), WEBIEN | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : biobliosurf | |  Facebook | | |

mardi, 23 février 2010

Réseaux Internet et lien social

Le dernier numéro de la revue Empan ( n° 76) est consacré à ce sujet : réseaux Internet et lien social. Les éditions ERES publient les travaux de l'ARSEAA (association régionale pour la sauvegarde de l'enfant, de l'adolescent et de l'adulte).

Initiative assez rare pour être soulignée, tant manquent des travaux un peu pertinents sur le sujet. Ici, à travers les publics connus de l'association, se dessine finalement un paysage assez différent des représentations habituelles et qui interroge sur les facettes si diverses des réseaux. La qualité des participations est indéniable (on a beaucoup aimé " du réseau social au réseau sexuel" pour son 2° degré) et vient croiser d'autres analyses sans doute plus techno... On y aborde également la question des pratiques des travailleurs sociaux (dans leur sphère professionnelle).

La double thématique "invisibilité"/"anonymat" est particulièrement présente tout au long du dossier : on ferait bien d'y penser plus souvent quand il s'agit d'aborder Internet avec les générations Y dans les bibliothèques : on y prendrait très certainement quelques bonnes leçons...Et pourquoi ne pas inviter Empan à en discuter avec le  bibliothécaires ?

Cette revue est disponible sur Cairn, auquel accède tout professionnel des bibliothèques...

00:32 Publié dans BIB, Bib /En quête, LIRE | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : empan, lien social | |  Facebook | | |