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lundi, 31 mai 2010

livre numérique : avant après

Il peut sembler plus que désuet d'envisager de passer une partie de cette journée  à mettre au point un service de prêt de liseuses pour des bibliothèques volontaires et adhérentes physiques à une association réelle. C'est pourtant ce que je vais faire.

Qualifiée de préhistorique, parce qu'elle commence il y a deux ans, autant dire une vie de révolution numérique,  cette démarche reste tellement anecdotique que l'arrivée de tablettes dans les bibliothèques en est encore à ses balbutiements : Angers, la Roche-sur-Yon, la BDP de la Meuse, quelques autres encore.

Et donc en quoi l'arrivée d'une tablette tactile, connectée pourrait-elle changer la donne ? En ouvrant grands les réservoirs de livres numériques ? Mais quelle bibliothèque sait aujourd'hui les mettre à diposition de ses lecteurs ( livres sous droits) ? Et quelle bibliothèque sait acheter des livres numériques (sous droits) ?

L'avant / l'après n'est donc pas la sortie médiatique d'un support, aussi tentant soit-il (fût-il).

L'avant / l'après :

- quand le service d'accès sera existera pour les bibliothèques, ouvert largement, en quantité comme en qualité

- quand les bibliothécaires auront intégré le numérique comme une chance, une inestimable opportunité d'augmenter leurs références et de les avoir mis à disposition de qui en a besoin

- quand les bibliothèques en réseau articuleront intelligemment avec les autres acteurs des accès leurs expertises différentes mais complémentaires

- quand l'expérimentation publique deviendra un mode légitime de progrès mutualisé et mutualisable.

En attendant ...

jeudi, 20 mars 2008

Polyphonies (2) l'édition numérique a un prix

Sortie d'amphi, après une journée assez remplie.
La discussion éditeurs numériques /bibliothécaires "numériques"a pris un tour inédit, en aparté.
Elle a porté sur les modèles économiques qui rendraient accessibles aux bibliothèques l'achat/l'accès (ou location ? lecture en ligne?)
Du côté des éditeurs, aucun modèle économique ne s'affirme, sinon l'accès dans la bibliothèque, par repérage de l'adresse IP. Avec éventuellement, un paiement proportionnel à la consultation, pour reversement aux auteurs d'un minimum.

On évoque aussi la L.O.D. - terme inventé sur place - pour désigner la lecture en ligne, payée à l'heure, au mois, au document. Devant les facilités apportées par la VOD, on peut en effet rêver ....

Mais l'accès - à distance - par l'abonné aux documents créés par l'édition numérique doit être évoquée, en plus ou à la place de l'identification par la seule adresse IP :
- parce que faisant partie des usages (via les portails de bibliothèques, les sites d'accès aux documents numérisés qui ne sont plus sous droits)
- parce que moins coûteux pour la collectivité (pas d'ordinateurs à acheter, gérer, maintenir, pas de réseau à développer).

Du coup, c'est l'hypothèse d'une création de plateforme, avec identification "abonné" ; la bibliothèque achète, loue, les livres numériques et en donne accès à ses abonnés.

Accès "définitif" ? A voir, sur des textes de littérature contemporaine, des parutions en marge, pourquoi ne pas sortir du définitif achat : a-t-il un sens sur ces niches ? Ne peut-il être pensé comme un accompagnement "temporaire" de collections, dans un contexte de mise à disposition thématique, de découverte, de curiosité ?

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18:45 Publié dans La recommandation | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : polyphonies, IUT, la roche sur yon, publie.net, abicia, A montour, editis | |  Facebook | | |

Polyphonies 2008 (1)

Journée consacrée à la recommandation, sous l'égide d'Olivier Ertzscheid.
Ma participation aura consisté à pointer les questionnements les plus évidents pour les bibliothécaires en soulignant la progressivité du processus dans les bibliothèques.
Non sans en affirmer l'ardente obligation.


les deux liens vidéo sont :
modèle marchand # modèle non-marchand :
http://www.culturepub.fr/videos/ikea-besta.html

final :
http://www.culturepub.fr/videos/steimatzky-book-store.html

jeudi, 22 novembre 2007

Sur la recommandation(3)

Ou le recommandeur des croyants ou : le petit bout de la lorgnette

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La recommandation - appliquée tout de go aux bibliothèques- peut reposer sur une ambiguïté, mâtinée d'un contresens.
Voyons cela.

Le mécanisme d'incitation s'appuie-t-il vraiment sur un service nécessaire à l'usager ? J'entends ici le fait de mettre en oeuvre un dispositif qui recueille - d'une manière ou d'une autre , et est-ce parfaitement légal ? - l'avis d'emprunteurs qui, pour l'instant, n'ont rien demandé à personne.
La bibliothèque n'est pas la librairie, l'emprunteur n'est pas le seul concerné : l'usager, dont on voit croître le nombre - rappelons-le, de manière plus rapide que celui des emprunteurs - ne dit pas de façon aussi explicite ce qu'il lit, écoute, voit, consulte, demande, étudie, feuillette.
Et pourtant...
Aller chercher dans les statistiques les données relatives à l'emprunt de documents pour en extrapoler un item qui sera restitué à un visiteur du portail ne constitue pas un acte professionnel bien intéressant. Il est même quasiment à l'opposé d'une réflexion de type "longue traîne" qui dégage une autre lecture des emprunts de la bibliothèque, et, pourquoi pas, bien plus pertinente.

S'engager dans une systématisation de la recommandation par ce seul bout de la lorgnette ressemblerait à s'y méprendre à un démarchage dont l'amalgame porte en lui-même son contresens = s'appuyer sur l'avis de quelques uns pour en tirer une leçon générale.
Et l'ambiguïté est peut-être nichée ici. Quel dialogue s'instaure entre l'emprunteur, le "recommandeur" et le bibliothécaire : un compteur ? un corrupteur de données statistiques ?
Et se fixer uniquement sur cet aspect en ferait oublier d'autres chantiers bien plus importants, inachevés et sur lesquels une réflexion commune sinon collective s'avère aujourd'hui plus que nécessaire. Les portails qui font place aux usagers par exemple.

On est loin du compte.

21:40 Publié dans La recommandation | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : recommandation, bibliothèques, librairie, bibliothécaires | |  Facebook | | |

lundi, 29 octobre 2007

Sur la recommandation (2)

Enflammé par le billet de Bibliobsession intitulé "Protection des données personnelles et recommandations dans l'OPAC", je vais tenter de mesurer ici mon propos pour faire avancer la chose.

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ici, le bibliothécaire pratique la recommandation devant un public de lecteurs charmés

1. L'Opac n'est pas seul pour pratiquer et/ou faire pratiquer la recommandation. Devenant à terme l'une des composantes du Portail, il est sans doute peut-être le moins bien préparé à le faire. Les services Web 2.0 du portail sont plus puissants, plus ouverts et moins intrusifs (l'identification est plus légère). On dira que dans cette posture, la recommandation (telle qu'elle admise aujourd'hui dans les termes "ils vont aimer cela, s'ils ont fait ceci") sera moins efficiente.

2. Mais moins efficiente pour qui ? Le bibliothécaire ? On en revient à la figure même du bibliothécaire qui doit être le premier à devenir "Web 2.0" et on peut dire qu'on est loin du compte : c'est pourtant la clé du changement. Dans l'acte d'acquisition, la dimension échange/partage avec l'usager paraît bien mince. La suggestion d'achat doit faire partie du cycle de la recommandation avec l'assentiment du bibliothécaire, lequel doit mettre sa science au service de cette demande.

3. C'est donc en amont de la "chaîne livre" qu'il faut construire / imaginer, le cycle de la recommandation, l'intégrant comme une des composantes de la relation du bibliothécaire aux usagers, eux-mêmes la vivant avec la bibliothèque.

Une fois mises en place de telles dispositions, on peut penser que l'observation dira si l'effet est suffisant. Nécessaire oui.

23:35 Publié dans La recommandation | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : recommandation, bibliobsession, portails, cnil, opac, sigb | |  Facebook | | |