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mercredi, 10 novembre 2010

Retour de bibakucha

 

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A la médiathèque de Bagnolet, le mardi 9 novembre accueillait le premier bibakucha de France. Les Fab Lab existent vraiment partout.

L'exercice est directement inspiré des pecha kucha : chaque participant dispose d'un nombre limité d'écrans projetés dans une durée donnée. Ici, le format était de 20 fois 20 secondes pour chacun des 10 participants, libre à aux d'enregistrer ou de lire leur texte, voire de l'improviser.

Le maître de cérémonies, François Bon, avait manigancé un mélange complètement improbable d'auteurs, de machinistes 2.0, de littérateurs et d'hybrides , lesquels  changeaient de casquette à chaque fois que l'envie leur prenait. Autour du thème central "bibliothèque et numérique", on peut parler d'un rodéo déjanté, d'une performance dadaiste, ou tout simplement d'une inouïe alchimie entre les corps, les coeurs et les neurones.

Appelé en dernière position, j''ai essayé de décliner la posture du bibliothécaire  face au numérique dans et hors de la bibliothèque.

Pas de son (mais a-t-il été enregistré?) , une furieuse activité TL qui a lié les présents et les absents, participant à la construction d'un univers Hors les murs très empathique.

Daniel Bourrion a joué le rôle de collecteur

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Adresse à l'ami bibliothécaire

Remerciements pour les visuels à Dominique Lacoudre (installation 2009 / médiathèque La Roche sur Yon ) et  @repeatagain ainsi que Louis Dubost, le poète à l'escargot.

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1. Ami bibliothécaire, depuis ta fenêtre, vois le livre numérique comme une petite transgression - des "savants" vers les "indigènes" - qui oublie le papier pour se tourner vers d'autres supports polyvalents.

Dans l'univers des bibliothèques, bien malin qui pourrait en prédire l'avenir, même si on discerne ici ou là, des usages singuliers, expérimentaux, parcellaires. Faut qu’on s’parle .

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2/3. Alors, ne définis pas !         

"Même "bibliothèque" est une notion brumeuse. C'était, dans le temps, un endroit rempli de livres, surtout des vieux bouquins poussiéreux. Puis on a ajouté les bandes, les disques et les magazines. Ensuite, il y a eu toutes les informations converties sous une forme accessible aux machines, c'est-à-dire des zéros et des uns. Au fur et à mesure que le nombre des médias augmentait, les matériaux se sont mis au goût du jour et les méthodes d'exploration des données sont devenues plus élaborées. Au bout d'un moment, il n'y a plus eu de différence entre la Bibliothèque du Congrès et la CIA."

Le samouraï virtuel par Neal Stephenson

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4. Alors, accepte

Accepte un double mouvement : un détournement prévisible de la chose écrite au profit de l'instantanéité (complètement opposée aux démarches d'accumulation du savoir) et un possible transfert d'une bibliothèque à l'autre, de celle constituée en corpus solide à celle, agile, des communautés.

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5.  Alors, transgresse 

Toucher au livre papier rend fous : les éditeurs, les bibliothécaires, les mateurs/amateurs, un peu les libraires aussi.

Passer du support papier au support silicium est insupportable (opposé au portable). Au bruit des pages qu’on tourne et à l’odeur du papier, dis que répondent les apparitions des pixels et les fugitifs écrans apaisés des découvertes.

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6. Parce que l'usage en est donné par les « indigènes » versus les « savants » /clercs qui ne « décident [plus] ni du jour ni de l'heure » (Mat. ch. 4, verset 17).

Cette intemporalité-là met à mal une règle jusqu'ici intangible : décider de la diffusion c'est assurer son pouvoir sur la chose, la connaissance. Retour à l'anté-Gutenberg ?

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7. Alors, accumule

Flux contre stock : l'instantanéité rompt le cercle et installe le savoir comme un objet de détournement avant que de revenir au statut de biens de la connaissance.

Mais l'internaute-écureuil sait collectionner intelligemment :

Et dans l'immense déversoir des requêtes, à nouveau, constitution d'ensembles triviaux suffisants.

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8. Alors, deviens agile

Du coup, le cadre du numérique est celui de l'agilité, méthode vernaculaire à coup sûr la plus efficace : ces usages singuliers portent intrinsèquement la marque de fabrique du numérique.

C'est aussi de la lecture agile, basée sur du numérique utile ou ludique.

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9. Alors, essaime

Le plus important est le chemin, l'itinéraire (sérendipité), la connaissance est prétexte à rencontre.

L'expert en médiation n'y a plus sa place s'il n'a pas plongé dans le réseau de manière élégante, permanente, rémanente, sociale enfin.

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10. Alors, lis singulièrement

Sur tous supports comme on te l'a appris, avec les journaux gratuits, avec tes forfaits «tout compris » et « illimités » « full internet », d'un ordinateur au smartphone, d'une tablette à la TV, de ton ordinateur à celui de ton voisin, de la liseuse de la bibliothèque à l’écran

Lecture Bluetooth. Tout se partage, sans droit autre que celui de savoir.

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11.  Alors, paie

De gratuit à gratuit (c'est un bien commun), de payant (pour une fois, pour toujours) à gratuit (les premières pages pour « voir »), de gratuit à payant (selon le support), du payant payé par d'autres (la bibliothèque), mélange de tous les modèles.

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12. Alors, partage

Dis que le numérique dans la bibliothèque et la bibliothèque dans le numérique est une chance inouïe de re-venir aux cabinets de lecture, aux échanges hors normes, de redécouvrir les mines inépuisables, les gisements décarbonés.

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13. Alors, deviens bibliothécaire, mon fils

Renonce à Satan Dewey, tourne le dos aux sirènes catalogiques, consacre-toi tout entier à la propulsion, à la montée des wagonnets de textes et de commentaires tirés des strates de fermentation par les lecteurs  et répands tes sédiments dans tout le Web.

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14. Alors, propulse

Ecoute : de la médiation formatée, pratique plutôt la propulsion sur tous les territoires. De la bibliothèque à la librairie, de la maison à l’école, de la rue au métro, des murs aux hors les murs, des textes aux titres, des mots aux idées.

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15. Alors, écoute

Twitt_roman d’amour qui doit « finir bien » : interpellation ou encore « chers amis lecteurs, je travaille sur Derrida et désire rencontrer quelqu’un qui connaît ou travaille ce même auteur. Accepteriez-vous de me contacter à cette adresse :blabla@yahoo.fr » :  deux demandes, deux approches et un ami bibliothécaire qui te veut du bien ?

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16. Alors, crée le troisième lieu

Comprends que les gens aiment aller et venir dans le temps et les espaces, les intimes et les publics, les savants et les ludiques, les courts et les longs et que toi, ami bibliothécaire, tu es comme eux, comme elles : tu vas et tu viens dans ton univers que tu ouvres à volonté. Non plus par tes stocks, mais par tes flux partagés et enrichis.

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17. Alors, mute

Prends en charge ce qui est complexe, rends aisé l’accès. Deviens le compagnon des lecteurs numériques, facilite la recherche, le chemin qui va du simple au complexe, du connu au caché. Expérimente avec les autres : libraire, éditeur, auteur. Dis que le numérique c’est la bibliothèque qui arrive.

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18. Et alors ?

Regarde l’organisation qui bouge ses lignes, acceptant à petits pas les digressions : dans les collections acquises, les mises en valeur, les acceptations. Le numérique n’est plus un seulement un concept mais une pratique qui va se disséminer autour de toi. Tu donnes à voir une cohabitation nouvelle.

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19. Et alors alors ?

Crois en cela : que ta course derrière la technologie est vaine si elle n’est pas supportée d’abord par une foi. Appelle ça une mission, un service public, une nouvelle bibliothèque. Peu importe. Tu es passé de l’autre côté, celui où tu n’as pas le savoir mais plus simplement des clés pour faire accéder.

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20. Et alors que va-t-il se passer ?

Rien. Lentement, très lentement, la bibliothèque entre dans un monde partagé. Le hors-les-murs domine, et va revenir envahir les espaces qui lui reviennent de droit. Le numérique ? Une chance pour toi, un avenir pour la bibliothèque, un fauteuil pour deux, une balancelle qui va aller et venir. Et te faire découvrir, à toi aussi, ami bibliothécaire, que le texte n’est jamais vain, que le livre existe sous d’autres formes, bref que la vie c’est ça : risquer.

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lundi, 08 novembre 2010

l'erreur du débat ou le débat de l'erreur

Pourquoi revenir un mois après sur le débat qui clôturait le volet 'livre numérique" de Toulouse numérique ?

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Sur la question suivante « En 2020, quels acteurs du livre numérique serez-vous ? » le débat fut à la fois vif et convenu.

C'est en additionnant "les fils invisibles" dans la salle aux positions quasi-institutionnelles, que l'on conclut que l'issue était fatale. Le défi : parler à l'intérieur de la thématique " ville numérique" de la place des acteurs du livre semblait une vision assez large pour laisser porter les réflexions ouvertes.

(avertissement :  ne voir aucun ressentiment envers les intervenants ni l'animateur. Simplement un constat d'impossibilité)

On ne refait pas le match, mais...

De fait, les trois questions posées par Xavier Cazin ( Immateriel)  n'ont pas reçu de véritables réponses. En voici l'énoncé :

- dématérialiser le papier ou matérialiser le réseau ?

"J'entends par "dématérialiser le papier" le fait de numériser les fonds et de donner accès à une version quasi homothétique du livre papier. Par "matérialiser le réseau", j'entends le fait d'accueillir dans la sphère économique du livre les pratiques actuelles du réseau (lecture/écriture de blog, forums, réseaux sociaux). Pensez-vous que votre activité participera des deux mouvements ou se situera franchement d'un côté du curseur ?"

- le Do It Yourself, ou le retour du mythe de l'auteur-éditeur-libraire

"L'irruption du réseau dans le monde économique à fait penser à certains acteurs, principalement auteurs et éditeurs, qu'ils pourraient bientôt se passer d'intermédiaires pour toucher leurs lecteurs. J'aimerais que vous nous disiez ce que vous pensez de l'idée de désintermédiation, mais aussi si vous pensez que le numérique peut aider à l'éditorialisation du travail des libraires et des bibliothèques."

- le besoin de gagner du temps : principal moteur économique du livre numérique ?

"Un effet observable de l'époque est la multiplicité des sollicitations auxquelles est confronté l'individu. N'ayant à sa disposition que 24h par jour, il va devoir arbitrer entre ses multiples activités ; lorsque l'arbitrage optera pour la lecture, elle devra être elle-même "efficace".Dans ces situations, le numérique a clairement un avantage sur le support papier. Quelles réflexions vous inspirent ce besoin d'optimiser ses activités et en quoi cela concernera votre fonction dans les années à venir"

Déception  oui, en partie partagée par la salle et relayée par quelques tweets qui voulaient relancer le débat (la TL s'affichait côté salle et côté intervenants).

Le décalage entre l'approche plutôt empathique des visiteurs venus es'essayer à la lecture de livres numériques et le discours prudent (voire provocateur) des libraire, éditeur, bibliothécaire pose certainement la question de la voie.

Confronter mais avec qui ?

A la réflexion, les approches "entre soi" ne sont-elles pas un peu condamnées à produire un consensus basé sur l'équilibre en l'état ?

Sans innovation et sans expérimentation, de quoi parler sinon du "convenu" ?

La leçon à retenir serait donc de multiplier les contacts et échanges, engranger des essais, donner/redonner aux lieux (bibliothèques et librairies) des vocations fortes.

Du coup le débat serait plutôt construit sur une réflexion dialectique  et une sulfureuse altercation autour de la nécessité d'aller vers le numérique intégré.

 

Déçu pas pas démotivé.

 

 

07:28 | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : novela, ebook, bibliothèque liv_num | |  Facebook | | |

mardi, 05 octobre 2010

Quand la Novela lit

 

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Au mitan de la Novela versant « «ville numérique », et avant le débat central du mercredi, racontons l'aventureuse équipée des liseuses dans la Novela. Sur un stand plutôt cosy aux couleurs éclatantes et quasi patriotiques, le livre numérique attire visiteurs « amateurs » pour une série de rencontres dont l'informel le dispute au propos didactique. Les toulousains viennent parler de ce qui leur tient à cœur : la lecture de livres numériques sur des supports bien différents tels que liseuses à encre électronique (Opus de Bookeen), tablette tactile ( iPad), smartphones ( Androïd et iPhone) ou encore ordinateur connecté à un grand écran.

Premier constat : tous les échanges sont plus que sympathiques, très riches en échanges, voire en proposition de projets. La discussion tourne autour de questions curieuses et de réflexions pertinentes. Petits et grands essaient, lisent, manipulent écoutent également les explications que sont à même de leur donner les bibliothécaires, et l'équipe de ebouqin venus en renfort.

Deuxième observation : beaucoup de monde finalement, pour une manifestation pas si grand public que cela : pour sa deuxième édition, la Novela a gagné en cohérence, certes, mais en un jour de grand soleil, - et de manifestation, les choix peuvent être divergents...

Troisième analyse et peut-être la plus frappante : la vitalité des échanges sur place avec quantité d'acteurs et partenaires du numérique ouverts à la lecture numérique, parce que concernés quelque part par ce défi. Ces discussions transversales ont constitué un sacré moteur qui démontre que finalement, les bibliothécaires hors les murs en avaient à dire aux « gens du numérique ».

Les manip complètement expérimentales (écriture de notes collectives sur iPad / étude de projets d'écriture et de lecture numérique / demande des liseuses pour des groupes) ont donc fait voler en éclat (petits éclats certes) l'image engoncée autour de l'odeur du papier et du bruit des pages qu'on tourne.

A suivre mercredi 6 octobre : un passionnant débat qui devrait produire une problématique nouvelle sur les relations entre acteurs de la chaîne du livre (gardons cette appellation). On en reparlera.

(remerciements appuyés à Clément et Alexis de ebouquin.fr pour leur disponibilité et leurs effarantes compétences

lundi, 04 octobre 2010

Lorsque l'Iabd paraît, le cercle...

 

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N'ayons pas peur des mots, le lundi 4 octobre 2010 restera comme une date plus que fondatrice dans la galaxie des bibliothèques, services d'archives et de documentation publiques français : la création de l'association IABD... pour Interassociation Archives Bibliothèques Documentation ... décidée par 16 associations professionnelles.

Remplis de A de B de D, les sigles de ces associations aux noms imprononçables cachent une formidable énergie au service de leurs missions de service public [la répétition est volontaire]. Le pari engagé depuis quasiment 2005 était d'imaginer un collectif apte à faire œuvre de propositions constructives chaque fois que le législateur, les pouvoirs publics ou encore les partenaires privés menaçaient les libertés fondamentales de l'accès au savoir et à la connaissance. Dadvsi, puis Hadopi mais aussi Acta, œuvres orphelines, conseil Comité des Sages, commissions Tessier (patrimoine numérique), Prisunic pour ne citer que les plus emblématiques des projets, [je mettrai les liens plus tard, en attendant allez donc voir http://iabd.fr ] ont été l'occasion de forger une culture particulière et collective.

Réjouissante journée qui voit la création d'une association de type fédératif où doit être mise en œuvre une gouvernance spécifique tournée entièrement vers l'efficacité.

L'outil va se rôder, gommant peu à peu les aspérités inutiles, gagnant en efficience. Les dossiers très souvent traités tournaient autour du numérique. La froideur des bits et des pixels a été submergée par de chaleureuses collaborations acquises au prix de nuits d'écriture ingrate (droit, amendements, analyses), de réunions-fleuve, de milliers de mails qui étaient autant de petits cailloux semés sur le chemin.

Trop lyriques pour être vraies – et pourtant, ces phrases disent avec d'autres combien le but atteint est au-delà de la satisfaction des acteurs que nous fûmes : il témoigne de l'extraordinaire vitalité des métiers et des hommes, contre vents et marées.

Et parce qu'il ne le reconnaîtra jamais, je dédie ce billet à Dominique Lahary sans qui rien n'aurait été possible ; sa modestie dût-elle en souffrir, nous lui devons beaucoup, vous lui devez beaucoup, pour son courage, sa clairvoyance, sa maîtrise dialectique habilement dissimulée sous les habits d'une certaine bonhomie. Redoutable bretteur verbal, rédacteur intransigeant, il nous a fait marner mine de rien, et il fait en sorte que l'aventure humaine donne sens à l'action. Michèle, Lionel, Christophe, Gilles, Silvère, Aurélia et beaucoup d'autres peuvent en témoigner.

Assez parlé, au travail : les chantiers ne s'arrêtent pas. Et longue vie à l'IABD

edit 5 oct : le communiqué officiel de l'Iabd

 

21:50 Publié dans BIB, Bib en prospective | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : iabd, bibliothèques, dadvsi, hadopi, acta, prisunic | |  Facebook | | |

jeudi, 16 septembre 2010

Inique prisunic du livre numérique

Le jeu de mot était facile, il est venu tout de suite sous le clavier à l'annonce de la proposition de loi déposée  au sénat par Catherine Dumas et Jacques Legendre, président de la commission de la culture de la dite assemblée.

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L'introduction d'un quasi cavalier législatif portant sur un délai imposé avant mise à disposition des livres numériques (homothétiques) aux bibliothèques donne une petite idée des tensions qui doivent électriser les acteurs.

Quoique... Souvenez-vous de cette réflexion prémonitoire il y a deux ans, je [me] dis à la fin du billet, à propos de la chronologie des médias : "Imaginer qu'un livre (numérique) ou un Cd audio suivent la même logique"

Dans unique il y a ... U

Parlons encore de lobbying car seule une action commune de la profession permettrait de faire reculer ( et disparaître) cette mesure inique et stupide et dangereuse. Décidément, le pouvoir d'achat des bibliothèques est-il toujours occulté  ? Sur un marché qui reste de niche pour l'instant, pourquoi négliger des acheteurs solvables, recevant un public important ?


A la limite, il faudra inciter les bibliothèques à acheter des livres numériques à l’unité, les déposer sur des supports de lecture (suivez mon regard) et à les rendre accessibles aux lecteurs de cette manière-là.

Ou bien, pour contourner la loi en s'échappant de ce maudit article 3 qui dit notamment  que"Les offres groupées de livres numériques, en location ou par abonnement, peuvent être autorisées par l'éditeur, tel que défini à l'article 2, au terme d'un délai suivant la première mise en vente sous forme numérique. Ce délai est fixé par décret.", aller vers des livres numériques enrichis, augmentés, médias en fait.

Au prix unique de la Loi Lang avait correspondu une loi sur le droit de prêt dont on mesure bien les limites, mais ... Ici, la négociation, pourtant parfois tentée officieusement, n'a aucune marge de manoeuvre dans ces conditions. Effet collatéral ? Certainement.

A suivre...

On peut lire:

--> quelques billets pertinents (F Bon, T Crouzet) signalés par : http://www.precisement.org/blog/Prix-unique-du-livre-numerique-ou.html

--> le billet de Bibliobsession

Note : de mémoire, rien de tel n'avait été évoqué lors dela table ronde organisée par la dite commission de la culturel du Sénat le 28 avril 2010

 

edit  17 sept : reprise par Actualitté

 

edit 28 sept : le communiqué de l'IABD http://iabd.fr/spip.php?article104