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vendredi, 01 avril 2011

Bibliothèques d'aujourd'hui et de demain

A l'occasion du Projet d'Etablissement, le groupe de travail "Bibliothèques aujourd'hui et de demain" a élaboré un document prospectif sur les nouvelles bibliothèques.

Le coût de construction étant jugé tout simplement hors de proportion avec les moyens actuels, les participants ont surtout travaillé sur les abords extérieurs du bâtiment actuel.

Une maquette importante a été réalisée pour l'occasion. Deux étudiants architectes et plusieurs designers en résidence à Toulouse se sont penchés sur les approches visuelles.

On distingue bien deux tendances :

- intégrer d'entrée de jeu l'univers des enfants par une présence importante de leurs propres représentations

- délivrer systématiquement des messages quasi subliminaux.

 

Quelques photos de la maquette ont été livrées ce matin

 

bibliothèques

1eravril2011_libérez.jpg

 

 

 

DRM

 

09:27 | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook | | |

mardi, 15 mars 2011

lekti.net : une offre en test grandeur nature

D'une conversation (apparemment) informelle en cours de déjeuner, sort ce projet : tester en "vrai" une offre d'un e-distributeur  - lekti.net issu de lecti-ecriture - qui réunit dans son projet près de 70 éditeurs indépendants.

La médiathèque d'Albi ouvre le bal.

 

liv_num,bibliothèques,bibliothécaires,lekti

 

Au rebours (apparent) des mouvements globaux actuels, voilà donc qui fait sens : un écosystème de type "éditeur" appliqué au livre numérique. Cette démarche courageuse et innovante constitue une excellente expérience pour des bibliothèques qui ont saisi l'occasion (en partant de Midi-Pyrénées) de tester l'approche du livre nuémrique auprès de ses abonnés.

Disons tout de suite, pour rassurer que l'affaire est encadrée : accord des éditeurs, identification certaine des abonnés.

Mais aussi, et c'est le côté passionnant, une observation active à tous les stades de la mise en oeuvre. Echanges permanents sur les outils (liseuse écran // module stats //module administrateur) qui s'améliorent à chaque instant grâce aux remontées des bibliothécaires concernés par l'opération et à l'écoute de Lekti.

Et ce n'est pas fini : on sent bien derrière ce projet combien le livre numérique ne vit pas seul (réflexion pas nouvelle merci @fbon pour sa "poussée") et que son accompagnement donne toute la valeur à  sa mise à disposition.

Entendrais-je des critiques sur ce projet apparemment fermé, d'un contenu pointu, à l'audience peut-être limitée, que je persisterais à penser très fort que l'expérimentation s'avère nécessaire. Le protocole d''expérimentation contient notamment un questionnaire en direction des lecteurs et une convention qui détermine exactement le statut des contributions (creative commons of course) : des gages sur un partage des retours, le transfert possible des savoir-faire pour qui voudra.

Ecouterais-je les remarques sur la portée limitée de la chose que je dirais que c'est la qualité des relations entre partenaires qui a déclenché le processus, que ces relations sont le fruit de nombreux contacts croisés parfois balbutiants mais jamais rompus et que d'autres initiatives ne peuvent que voir le jour.

Pas de valeur d'exemple, non, simplement une prise en main par les acteurs légitimes de ce qui fera notre quotidien demain. A chacun de trouver ses voies, d'explorer son territoire (numérique) pour créer des dynamiques.

Albi aujourd'hui, Toulouse à suivre, et encore une ou deux bibliothèques pour faire panel pertinent : les retombées sont déjà là, un encouragement  (même si c'est un chantier parfois ingrat) à  s'engager.

Rendez-vous à Albi le samedi 26 mars pour le lancement officiel. On vous racontera.


A suivre ...

Mais c'est qui les gars derrière Bibliosurf ?

Imaginez un site de libraire qui publie 300 interviews en quatre ans, qui conçoit des cartes et met en ligne des bibliographies. ou encore  ccrée une collection de polars.
Derrière cette folle activité, une nuée de professionnels et de stagiaires attachés à leurs écrans 

BStrainch.jpgBStrainch.jpgBStrainch.jpgBStrainch.jpg

A côté de cet open space de  400 m², une salle des expéditions qui permet de livrer très vite [Témoignage : ""Commandé dimanche, le livre arrive mardi dans une boite de courrier de Marseille."}

("la remise de 5% et la livraison gratuite dès 30 euros de commande soit 2 livres en grand format sont de rigueur")

Le staff

gère la lettre d'informBStrainch.jpgation (2000 abonnés) , les comptes FB( 2300)  et Twitter (1200 abonnés) sous la bienveillante autorité de deux community managers

 

 

 

 

 

Enfin le service Com met tout ça en musique.

BStrainch.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

On voit tous ces visages ouverts, attentifs, créatifs :  cette équipe de haut niveau est complètement réactive et fonctionne COMME UN SEUL HOMME

 

Bon anniversaire, Bibliosurf !


edit 9 déc2011 : il se dit donc que ça va s'arrêter. on en avait parlé en octobre. Content de savoir que la compétence est saisie au vol par un autre acteur qui nous tient à coeur...


07:09 Publié dans livre(s) numérique(s) | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : bibliosurf, libraires, strainchamps, bibliothèques, feedbooks | |  Facebook | | |

lundi, 21 février 2011

Lecteurs et livres numériques

La Bibliothèque de Toulouse commence à publier les sorties de questionnaires qui étaient dans le protocole d'expérimentation des livres numériques et des liseuses.

Ce travail a commencé en avril 2010 et s'est prolongé jusqu'en décembre à travers plusieurs groupes tests qui ont touché aussi bien les bibliothécaires que les acteurs de la chaîne du livre (éditeur, libraire, centre de coopération du livre.

Sortie brute que chacun pourra analyser à l'aune de ses propres critères. Mais on retiendra que les opinions sont moins tranchées qu'on ne le dit généralement dans les bonnes feuilles; l'antagonisme papier/numérique ne résiste pas trop à la pratique. Toutes les catégories de testeurs donnent des avis quasi convergents sur toutes les questions posées.

Cette première série sera suivie de deux autres qui auront à traiter des rapports des lecteurs avec la liseuse à encre électronique (modèle Opus de Bookeen) et des opérations de téléchargements.

Sachant que l'Addnb est engagée dans un prêt de liseuses aux bibliothèques adhérentes, on pourra comparer ces résultats et les commenter rapidement.

Peut-être le début d'une base de données d'observations qui manque vraiment.

Et du coup monter d'un étage pour commencer à bâtir un processus d'appropriation en bibliothèque.

On en parlera pour la première fois à Montauban (82) lors de la journée consacrée au livre numérique. Laquelle devrait aussi faire d'autres annonces pour de nouvelles expérimentations en bibliothèque.

 

mercredi, 16 février 2011

Avant pendant après la loi PULN Prisunic

Toute cette agitation (au sens quasi chimique du terme) autour de la proposition de loi dite PULN ( Prix Unique du livre) ou Prisunic en langage plus trivial fait remonter des abysses des peurs, des craintes mais finalement des espoirs.

Sans revenir sur le versant législatif et juridique de la chose, dont les tenants ont été analysés par  l'IABD (en détail cette déclaration et encore ces amendements) et soutenant pleinement cette position,  je vois que l'ébullition finalement a le mérite de clarifier la situation.

Dire que le livre numérique en France est dans une position difficile n'a rien d'inconvenant. Le système d'accès parcellisé entre plusieurs e-distributeurs rend assez opaque sa visibilité, les DRM compliquent à souhait les téléchargements, l'indigence actuelle de l'offre déçoit. C'est le début, dit-on, attendez, vous allez voir.

Ce qu'on voit c'est une séance d'Assemblée nationale digne des débats et votes de la Dadvsi en 2005 avec un bâclage remarquable. Les lobbies (ne soyons pas naïfs) avaient un peu préparé le terrain. Soit.

Là-dessus, l'AFP elle-même annonce le vote de la loi : nenni, une navette vers le Sénat s'impose. La promulgation serait autour de mai 2011.

Passant là-dessus, et si on retournait aux fondements mêmes ? Le livre numérique pour une bibliothèque fait partie d'une nouvelle approche d'accès (au savoir, à la connaissance). Pourquoi cet  accès n'est-il pas partie intégrante du prix, fixé, rappelons-le par l'éditeur ?

Dire que les bibliothèques ne veulent pas payer est un mauvais procès. Avant la loi, on en parlait déjà et les pionniers ont pris les abonnements aux plateformes et services disponibles. Pendant la loi, ça continue, les recherches, les essais, parce que les dispositifs ont besoin d'être améliorés.

Et après la loi, quoiqu'il arrive, les bibliothèques seront présentes sur ce terrain.

On pourrait dire que lier le prix à la mission est un grossier amalgame. On pourait dire aussi que le livre numérique n'est pas qu'un prix et que parfois, souvent ou à égalité il est disponible dans des formats ouverts et libres parce que les droits d'auteur sont échus. Et ceux-là nous intéressent, dans cet ensemble de culture numérique ouverte. Et se tourner vers ce gisement sera peut-être (sans doute) un sacré échappatoire. Parce que l'Etat a failli sur ce dossier, parce que les 11 millions de lecteurs sauront tous pourquoi les bibliothèques ne proposeront pas de ces livres numériques homothétiques (et les autres?) si les conditions d'accès ne sont pas réunies. Parce que quelque part aujourd'hui, il y a besoin de comprendre comment se créent les champs numériques du savoir et d'y participer avec autre chose qu'un bon de commande administratif.

Finalement, la bonne leçon de Prisunic est peut-être celle-là : bibliothécaires, partez à la découverte des ressources numériques disponibles, créez-en de nouvelles, parlez-en avec les "gens", promouvez les littératures nouvelles, singulières (il y a des éditeurs qui sont prêts à le faire et qui le font).

Quand les territoires numériques commenceront à coïncider avec ces nouveaux territoires de vie, les offres "en l'air" seront bien moins attrayantes. Tant pis pour le marché. Tant mieux pour la culture.