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lundi, 02 juillet 2012

Livre numérique : place à la création en Bibliothèque

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En 2011, la Bibliothèque  et le Museum d'Histoire naturelle de Toulouse avaient lancé un Concours de nouvelles dont les lauréats étaient assurés d'être publiés ... en numérique et de recevoir en cadeau une liseuse.

Renouvelé en 2012, avec succès (62 candidats), le concours apporte son lot d'améliorations :

- fichier EPUB réalisé en interne avec les compétences croisées des graphiste, webmestre et ... d'une collègue très motivée (création via Calibre et Sigil), ce qui n'a pas été sans tâtonnements ...

- recherche d'une diffusion plus large. Accord avec Feedbooks pour publier sur leur site le recueil de nouvelles ;

- livre glissé dans le Pack "livres sous licences libres" pendant la Quinzaine du Libre à la Bibliothèque.

 Résultats :

- 147 téléchargements à ce jour sur le site de Feedbooks (pas de chiffres précis en 2011)

- fichiers sous multiples formats (EPUB, PDF, mobi, voire PDF personnalisé) ;

- meilleure expérience éditoriale.

Ouvertures :

- une nouvelle compétence - dans le domaine éditorial - ce qui appelle une formation solide si l'on veut continuer,

- des possibilité d'engager d'autres chantiers ;

- une ligne éditoriale qui pourrait être la suivante : publications de textes sous licences libres , qu'ils soient de fiction ou documentaires et à condition qu'ils soient des créations.

Questions :

- cette expérience renvoie-t-elle à une fonction éditoriale des bibliothèques? 

- peut-elle concerner les lecteurs en tant que créateurs ?

Et pourquoi pas ?

 

14:42 Publié dans BIB, livre(s) numérique(s) | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : toulouse, bibliotheque, libraryr, création, feedbooks | |  Facebook | | |

vendredi, 17 février 2012

Dans l'urgence : un vieil homme, la mer, François Bon, Gallimard

 

FBon_OmbrBlanc_25janv2012.jpg

François Bon à la librairie Ombres Blanches - Toulouse le 25 janvier 2012

J'ai vu François Bon trois ou quatre fois dans ma vie : à Angers à la BU en janvier 2009, à Bagnolet pour un pechakucha en novembre 2010 et récemment, le mercredi 25 janvier 2012 à Toulouse chez Ombres Blanches.
Depuis le début de Publie.net, à ma façon, j'ai suivi l'aventure. En piochant dedans, en tentant de convaincre les bibliothèques de s'abonner, en gardant un lien.

A Toulouse, peut-être 100 personnes dans la salle  : commentaires parfois acides des participants, pelote numérique dévidée à grande vitesse, éclairs de compréhension, doutes. Bref, un débat.

Aujourd'hui, c'est la honte : Gallimard, érigé en tabellion du droit, traite le créateur de Publie.net par un papier d'huissier. C'est la honte parce que François Bon est - quoiqu'on en pense - respecté pour son travail de défricheur, d'auteur, de précurseur. Et voilà que comme Bernard de Palissy, il brûle ses livres, pardon, il met aux poubelles ses exemplaires papier, devenus le rappel ignominieux d'un éditeur prestigieux qui a commis un geste -disons-le- imbécile et stupide.

Ceux qui fréquentent les allées du livre numérique savent combien le sujet peut devenir délicat dans la mutation de la chaîne du livre à un écosystème nouveau. Les invectives sont rares, les désaccords oui. A un moment ou un autre, on trouve un espace de discussion, d'échange, voire de confrontation des positions.

Je ne suis, je ne serai pas le seul à réagir. Je ne suis pas particulièrement habilité à prêcher le retour au calme et je n'en ai pas les moyens.

Seulement dire à François Bon combien sa décision de partir nous pénaliserait et à Gallimard que la guerre de positions c'était bien, autrefois.

 

A suivre ...

 

lundi, 06 février 2012

Scoopiter c'est veiller ?

 scoop.it,

Testant Scoop.it! depuis quelques mois, je reste toujours séduit par deux aspects qui me paraissent particulièrement pertinents :

- la forme d'accès à l'information, malléable et agréable, de diffusion facile et de dissémination qualitativement au-dessus de la moyenne. Dans les échanges avec les scoopiteurs (j'évite scoopitomanes), la réciproque est vraie et  stimulante. Il ya de la sérendipité en ce moment.

- la possibilité d'enrichir la source en déposant son propre commentaire ou tout simplement en la contextualisant est rapide et complètement justifiée.

Les autres avantages sont  discutables et sans doute moins originaux. La formule Pro à  près de 13$/mois est très chère = plus de 144$/an.  On en parlera sans doute un jour avec les créateurs toulousains au cours d'un débat à venir.

Le "@ à z" ne se veut pas exhaustif, il y a des veilleurs pour ça (et ils le font très ben) mais plutôt des alertes, des demandes de jonction au-delà des murs ... et parfois des territoires.

Merci pour vos suivis, vos productions, vos enthousiasmes.

 

edit 8 février 2012 : voilà que je me surprends à bloguer sur Scoop.it

 

09:11 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : scoop.it, numérique, ebook, bibliothèque library | |  Facebook | | |

vendredi, 16 décembre 2011

Comment souhaiter un bon Noël & une bonne année à Gilles Emilie et Clarisse ?

(les prénoms ont été  bien évidemment été inventés pour respecter l'intimité et l'anonymat)

Avertissement

Ce billet n'engage que son auteur, au titre du droit d'expression individuelle et sans contrevenir à ses droits et obligations. Je m'appuie sur le pacte républicain tel qu'Anicet Le Pors a pu le définir pour le fonctionnaire que je suis.

Précaution

De même, je ne mets pas en cause le DRH ni les responsables d'un équipement ou d'un service ; ils sont d'une certaine manière, eux aussi tout comme moi, à la merci d'un système, d'un système.

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(ça s'appelle un cactus de Noël )

C'est une petite histoire presque banale, parce que tellement courante. Ils sont trois à travailler dans cet établissement culturel d'une mairie : webmaster, chargé de com (dont sites Internet entre autres), graphiste. Leur statut ? Contractuels, dont le renouvellement éventuel est maintenant fermement arrimé au passage (et à la réussite d'un concours), c'est-à-dire " pas de concours, dehors à l'échéance".

Cette situation encore un fois, n'est pas extraordinaire.

Seulement que.

Seulement que les trois sont une double compétence (et on apprécie) : ils sont forts dans leur partie (on les a embauchés pour ça, normal) et ils ont bien compris les problématiques de ces établissements culturels où le numérique est, comment dire ? très loin de l'odeur de papier et du crissement des pages qui se tournent à la main. Enfin un peu moins loin maintenant, grâce à eux.

La DRH veut appliquer la règle : "fin de contrat, pas de concours ? Circulez". On peut aussi leur dire : "quand on va faire appel à candidatures, revenez, on examinera". Elégant.

Depuis quelques mois, le contrat a été renouvelé pour une durée d'un an maxi. La première "sortie" (excusez du terme) aura lieu en mars. Joyeux Noël en attendant.

J'y vois une double perversion (ou une double peine)  :

1.  aucun grade dans le statut de la fonction publique territoriale n'a de concours dont les options sont  adaptées à ces métiers, encore moins dans la filière dite culturelle. On raccroche comme on peut. Je vous laisse deviner les entretiens avec les jurys, voire les épreuves écrites. Le moule est un peu ancien. A quand un référentiel des métiers du numérique auquelle correspondra une reconnaissance réelle ? Le statut n'étant pas une fin en soi, pourquoi pas un moratoire qui respecte les gens d'abord, leurs compétences ensuite, les missions confiées enfin ? Du genre "on signe un contrat genre CDI 3 ans puis on fait le point. Pas de concours adapté ? Si vous êtes partant-e, on renouvelle". J'ose à peine évoquer un ajustement de la rémunération pourtant bien légitime au bout de deux ou trois ans.

 2. Vivre avec l'idée que dans deux mois, trois mois, six mois, on va sans doute partir pendant que sont fixés - par évaluation annuelle - des objectifs à plus long terme relève de la mauvaise foi ou du cynisme. Les professionnels du numérique - comme bien d'autres c'est vrai -  sont en autoformation permanente, ils se préparent donc sans cesse et élaborent à l'avance. Associés aux projets de projets, ils sont réactifs, agiles, en réseau. Avec ce bagage, ils apportent "plus que la lumière" : bien souvent de la cohérence, de l'innovation  des savoir-faire. De vrais artisans (oui je les aime).

Je dis ici non seulement mon incompréhension devant la mécanique administrative - il en faut bien une -  mais surtout ce qui motive cette "indignation" : faire passer la règle au-dessus des gens, lesquels sont plutôt jeunes, vous savez ces jeunes dont on dit qu'ils sont par ailleurs "l'avenir". Pas de place pour eux, les systèmes nécrosants les refusent. Je cautionne en permanence puisque je ne peux rien faire.

Et en même temps - hasard ? - je suis invité à participer à un groupe de travail qui prépare un séminaire des directeurs de services culturels sur le thème "Nouvelles pratiques culturelles et numériques". Je ne peux que leur dire ou faire passer ce message prioritaire et je leur écris ceci : de compétence pointue (encore), les professionnels du numérique n’entrent pas dans les cases du statut général de la fonction publique. Les contrats soumis à la réglementation nationale et aux règles locales tiennent-ils compte suffisamment de cette spécificité ? Double compétence : celle de leur métier lié au numérique d’une part, celle attachée à leur excellente connaissance de l’institution locale d’autre part.. Soit des passeurs entre privé et public, qui s’engagent plus sur des projets à long terme que sur des actions ponctuelles. Cette distorsion  évidente dans les services) entre titulaires et contractuels ne doit-elle pas être réduite pour sur une plus juste estimation de la compétence, de la spécificité, afin d’assurer (thème de ce séminaire) de nouvelles pratiques culturelles professionnelles ?"

Comme je ne suis pas certain que le message passe suffisamment, je reprends ma plume ici.

Encore une fois, cette situation est ordinaire. Il se dit aussi que lorsqu'on travaille dans des services "nobles" ou plus "stratégiques", les renouvellements de contrats ne poseraient pas les mêmes  difficultés. Une règle, deux applications différentes. Le service public n'en sort pas grandi, sa fonction publique non plus.

Il y a de l'indignation, de l'Occupy dans l'air. Il y a du malaise.

Aujourd'hui je ne suis pas fier d'être un agent de la fonction publique.

 

edit 2 février  2012 :  la collectivité a décidé d'un moratoire qui aboutit 1 an de renouvellement de contrat, soit un délai suffisant pour étudier  la circulaire atte,ndue...

10:56 Publié dans NOUS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fonctionnaire, bibliothèque | |  Facebook | | |

mardi, 15 novembre 2011

Amazon_Kindle vs bibliothèques : frissons, fissions, frictions,fictions

 

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 Kindle/Amazon vs bibliothèques : diaboliser ou non ?

 

On parle de bibliothèques équipées de Kindle mises à la disposition des lecteurs. C'est aux USA. Il se dit qu'en France cette hypothèse, finalement, constitue une bonne alternative aux multiples plateformes qui nécessitent autant d'abonnements que de réservoirs. D'autant que que le " lecteur" (liseuse) serait préparé pour accéder sans autre formalité à l'ensemble de l'offre souscrite par la bibliothèque.

Bien évidemment, ça fait frissonner (de plaisir, d'envie, de terreur). 

Loin d'être un adepte des systèmes fermés, je n'adhère donc pas aujourd'hui à une [hypo]thèse qui verrait les Kindle d'Amazon porter la lecture numérique en bibliothèque comme une prestation machines/livres.

Et je reste avec ces cinq interrogations.

1. Quid des libraires ?

Historiquement, nos relations avec les libraires sont fortes : achats, animations, "occupation"  conjointe sur le territoire d'espaces de médiations et de diversité culturelle. Imaginer une distribution de livres numériques sans en parler à son partenaire ? Même s'il renâcle parfois à y venir ?

Et pour les plus avancés, abandon des e-distributeurs/prestataires qui ont tenté avec plus ou moins de succès de rendre le livre numérique accessible en bibliothèque ?

2. Confidentialité/intimité de la lecture

 

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Question des conservations des données de lecture : quelle conformité avec les mesures prévues par la Cnil  : Amazon aurait accès de facto  aux usages de lecture en bibliothèque par le listing des livres consultés  + heures de lecture + passages + localisation et tutti quanti  ( La Cnil encadre précisément ce point dans l'univers du document physique)

mais edit 21 nov 2011 : Virginie Clayssen rapporte les éléments d'éclarcissement sur ce point )

3. Marchés publics.Quel type de marché public ? libraire ou éditeur ou prestataire de services ? En droit français, comment qualifier ce marché public ? Et comment rédiger un appel d'offres qui devrait aboutir à la fois à une prestation de services et à une "livraison" de livres numériques ? Pourquoi alors

4. Accès - indirect sans doute - aux catalogues. Si les bibliothèques intègrent dans les Opac un lien internet vers les livres numériques d'Amazon - c'est vrai que c'est déjà un peu le cas avec les couvertures mais celles-ci peuvent être négociées par des prestataires de SIGB donc plus opaques (sans jeu de mots) -  autrement dit selon qu'on va pointer sur la notice ou sur l'exemplaire, quelle sera la certitude que ces notices ne sont pas "englouties" dans l'univers Amazon ?

5. Question des  financements publics : les éditeurs bénéficient d'un régime d'aides publiques variées. Dont des aides conséquentes à la numérisation. Avec obligation de déclarer son ou ses e-distributeurs. Payer l'accès à des livres numériques via un opérateur qui n'est pas domicilié fiscalement en France, comment on explique ça ?  Et quid de la chaîne vertueuse du livre dans cet écosystème numérique ?

Le débat est ouvert.


edit 17 novembre : http://marlenescorner.net/2011/11/16/pret-debooks-ca-ress...

09:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ebook, bibliothèques, kindle, amazon, cnil, library, librarian, bibliothécaires | |  Facebook | | |