jeudi, 27 septembre 2012
LibraryBox : BIBLIOBOX dans la bibliothèque

Au début est la PirateBox ... et l'association lesplanade (rézo-labo toulousain d'acteurs du numérique qui veulent se retrouver, échanger et porter ensemble des projets autour de la création numérique). Le 3 mai, séance collective d'installation avec 12 PirateBox acquises par les lesplanadeurs. La mise en oeuvre s'inspire de la PirateBox de Lille (tutoriel sur le blog de Nicoles Hachet). Après quelques contorsions codées et moult retours à la case Départ, la PirateBox est opérationnelle fin août.
Spécial bibliothèque mobile
Il est entendu pour moi que la PirateBox va devenir LibraryBox. Plus exactement BIBLIOBOX. Car plus destinée à voyager, à se (pro)poser là où seront les lecteurs, qu'à stationner dans un lieu unique ; elle est équipée d'une batterie qui lui donne une autonomie d'environ 5 heures. Elle s'adapte à tous les lieux (avec ou sans alimentation électrique). son contenu peut être actualisé en permanence.
Sa deuxième caractéristique a trait à ses contenus libres : les livres sont créés par une Bibliothèque, ou les lecteurs, ou encore sont mis à disposition parce que d'actualité.
Design
La BIBLIOBOX est mobile. Son enveloppe doit s'adapter à toutes les situations. Le support contient le boîtier PirateBox et la batterie.

Ici, à partir d'un coffret grand format faux-livre en bois (qui contenait une bouteille de Cognac et ses 3 verres). Rassurant, voisine correctement avec les encyclopédies.

Le coffret petit livre de "poche" va partout et voyage bien. Discret, élégant, il se pose incidemment sur une table, dans une pile de livres, sur un rayonnage ( cote ? )...

Plus techno et culture numérique, la brique géante LEGO s'ouvre comme un cube et cache la BIBLIOBOX. Recommandé pour soirées Geek, FabLab. Peut convenir en espace Jeunesse

De nombreux voyages sont prévus dans les semaines qui viennent : La Rochelle, Martigues, Bordeaux, Poitiers ...
Et première sortie au salon du Livre de Gaillac le lundi 8 octobre, laquelle Première appelait un design adapté. Ce qui explique que le nom BIBBOX n'ait pas été retenu, BIB étant l'abréviation de BagInBox, appellation déposée.

Libre, gouleyant, fruité, long en bouche ou vif, le livre numérique convient à tous les moments de la journée. Pas de modération.
Remerciements appuyés à @postite pour son accueil, @petifred pour son aide et @N00yox pour le logo.
edit :
liste de PirateBox en bibliothèques
un article dans Bibliopedia
09:20 Publié dans demain, les bibliothèques, ebook, bibliotheques, bibliothécaires, bibliothèqu, livre(s) numérique(s), NOUS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bibliobox, piratebox, librarybox, bibliopedia, lesplanade, toulouse, bibliothèques, library, salon livre, gaillac |
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lundi, 23 juillet 2012
Ceci est un Hold-Up
L'image n'a rien à voir avec le titre ? Voyons.
Mardi 17 juillet 2012, à l'ESC, à 18h30 un Hold Up a eu lieu à Toulouse . Il s'agissait d'apporter, selon la technique Make Sense, des éléments au projet Unishared
Unishared est une plateforme de prises de notes de cours d'université. Les étudiants actifs prennent des notes sur les outils de la plateforme = enrichissent le cours par des références, donnent des pistes de réflexion etc... Le prof est généralement d'accord et/ou consentant.
Développer la plateforme ? Oui mais surtout la faire connaître et passer à l'objectif suivant :
- 25 nouvelles "classes",
- 1 000 nouveaux utilisateurs ;
- 10 000 nouveaux relais d'information.
Les gangsters Romain et Youssef vont organiser le Hold-Up (comme dans ce cas d'école réalisé avec et pour SFR)
Y participent : des étudiants de l'ESC Toulouse et des membres de l'Esplanade
Ces 14 personnes ont 3 heures pour répondre au défi.
Le moyen choisi :
- proposer à 5 étudiants déjà utilisateurs d'Unishared de passer une semaine dans l'université de leur choix pour faire connaître et fonstionner la plateforme,
- et donc monter un système de récolte de dons pour ces voyages, via KissKissBankBank
Le délai : proposer dans les 10 jours un plan à Unishared
Phase 1 : le travail de brainstorming peut commencer.
C'est "IDEAL" :
Idées
Développer
Expression libre
Atteindre 100 idées
Libérer les idées
Il est organisé en courtes sessions de questions/réponses, à base de Post-it déposés sur la table.
Phase 2 : trier, retenir, proposer
Quatre groupes vont plancher :
- sur le mode de choix des 5 étudiants (candidatures, jury, critères, ...),
- sur le buzz à organiser ;
- sur les "cadeaux" pour les donateurs ;
- sur les outils d'information et de communication à mettre en place.
Phase 3 : présenter les propositions
Chaque groupe dispose de deux minutes pour faire état de ses propositions. Qui sont aussitôt commentées par les autres (Anges/Démons). Les copies sont revues en fonction des commentaires : précisions, améliorations, refus de certaines mesures.
On garde présents à l'esprit que toute proposition doit être opérationnelle dans un délai très court : une semaine !
Résultats : des mélanges !
Le mélange des publics participants reste très surprenant ! On est dans une veine plutôt économie sociale et solidaire en présence d 'étudiants d'école de commerce : choc de cultures, certainement mais aussi de culture tout court, tant nos fondamentaux peuvent être très divergents. Pourtant, tous attelés au travail sur le projet, nous avons donc dû composer, nous comprendre, et formuler des propositions collectives.
Mais notre entente porte clairement d'abord sur une compréhension commune : force des réseaux sociaux (peut-être surestimés ?), démarche "dons/contre-dons" naturellement adoptée par tous, puis passage au business pour les uns, au transfert pour les autres.
Le modèle Unishared pose d'autres questions relatives aux contenus, à la diffusion dans un cercle restreint ou large : la question du jour n'était pas d'estimer la pertinence du projet (mais pourquoi pas dans un autre Hold Up ?).
Transferts : la méthode Make Sense pourrait faire partie des outils de management de n'importe quelle institution (famille des opérations Design, Museomix, etc...)
Dans une bibliothèque ? On peut imaginer faire fonctionner Unishared lors d'une conférence ou mieux, lors d'un cycle de conférences (Unishared est en accès gratuit). On l'ajoute au streaming et au LT des notes, des références, des avis de contributeurs pas forcément bibliothécaires.Encore une fois, la bibliothèque vient au contact des réseaux sociaux.
Et on s'entraîne à être de bons "coachs" qui eux-mêmes , peut-être, un jour, deviendront ... de super gangsters.
09:27 Publié dans demain, les bibliothèques, Hybridation, WEBIEN | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : museomix, unishared, makesense, lesplanade, esc toulouse, hold up, gangster, kisskissbankbank, bibliothèque |
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vendredi, 20 juillet 2012
Comment tu hackes ta bibliothèque (Toulouse) ?

Au sortir de la longue Quinzaine consacrée au Libre par la Bibliothèque de Toulouse, et au vu des réactions très encourageantes exprimées depuis quelques jours, il est intéressant de revenir sur cette opération annonciatrice de beaux développements.
Hacke ton animation : vraiment ?
Un programme "augmenté" : merci les réseaux !
Le programme élaboré par les bibliothécaires s'est construit de manière intéressante. A partir d'une demande formulée par l'équipe Musique (2 ateliers sur MAO et PAO et une conférence), on a vu arriver 11 ateliers au final, 3 conférences et 2 espaces de démonstration, ce qui a mis en mouvement pas moins de 12 collègues autour de cette idée centrale : montrer toutes les facettes possibles du Libre. Les thématiques des conférences, le choix des lieux (3 médiathèques concernées) le "pot" commun de réflexions ont constitué, de mon point de vue, une des expériences professionnelles les plus achevées.
Les compétences et savoir-faire ont donc été sollicités en interne, mais en même temps, la bonne connaissance des réseaux toulousains a été déterminante : de ce côté, c'est une réussite, d'autant que tous se disent partants pour une autre session.
Une séquence Animation introduite au chausse-pied : merci SAC et Com'
On aurait tort de sous-estimer la capacité d'élasticité d'une programmation pourtant basée sur une période de deux à quatre mois. En minimisant les demandes d'installation et en utilisant les lieux disponibles, chaque pilote a pu mettre en place facilement ses ateliers. Le Service d'Action culturelle (SAC) s'est prêté de bonne grâce aux entorses de l'agenda.
En matière de com', avec un document paraissant tous les deux mois, l'affaire était plus rude. Le Tumblr a sauvé la mise, en faisant le "buzz", en ralliant les réseaux et en donnant une image plus "délurée" de la bibliothèque. Finalement, derrière le bilan (officiel ici), on aura vu des réactions assez ouvertes sur le fait qu'une bibliothèque, en France (la première selon OWNI ? la seule ?) peut développer une stratégie ouverte sans mettre en péril ses missions. Bien au contraire, ce renouvellement d'image correspond à une tendance : relier des univers aujourd'hui bien distincts, faire place aux concepts nouveaux, être les médiateurs attentifs de ces changements. Finalement, derrière l'idée du Troisième lieu, il y a bien ce partage physique des espaces publics, cet accueil généreux, cette rencontre avec les usagers souvent curieux et toujours intéressés.
Et d'ailleurs ...
Crée dans ta bibliothèque : ah bon ?
Tous les ateliers et sessions ont parlé d'une même voix (et d'une même voie) : "apprenez à maîtriser vos outils, créez, diffusez !"
Mettre le Libre au centre, c'est réintroduire la capacité de créer sans d'autres contraintes que celle d'en avoir envie, de le pouvoir (= maîtriser les outils) ... et d'être certain que ses créations deviennent des biens partagés. Cette idée sous-jacente s'est révélée comme un moteur commun, dans un espace-temps où les apprenants d'Ubuntu n'avaient pas à rougir devant les exploits de la MultiMaker.
FabLab et Bibliothèque ou bien Bibliothèque et FabLab ? La poule & l'oeuf
En fait, le vrai Fablab est dans les têtes :
- réussir à monter en 8 jours une petit programme est déjà une belle réalisation qui montre le potentiel du "Fab",
- accueillir tout le monde sans se cogner aux obstacles habituels relève du "Lab".
Si on prend le temps d'analyser nos fonctionnements et d'en tirer quelques conclusions, on va "coller" beaucoup plus fort au temps numérique (mais sans ignorer l'organisation). Intégrer déjà cette distorsion et tenter de la régler au mieux des intérêts bien compris des usagers est bien dans l'esprit FabLab.
En résumé, si la bibliothèque n'a pas forcément vocation à devenir FabLab (on peut en discuter), elle doit à coup sûr s'inspirer des méthodes pratiquées dans ces nouveaux lieux de création et de diffusion, puis se rapprocher encore et toujours des réseaux innovants et, enfin, faire place à la monstration dans ses lieux. Car ils sont accès au savoir, à l'information. Et à la création.
09:49 Publié dans BIB, demain, les bibliothèques, Hybridation | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fablab, toulibre, artilect, toulouse, libre |
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mercredi, 11 juillet 2012
Bonjour Madame, c'est combien le livre numérique ?
Faut-il oser aborder la question du montant de la rémunération des droits sur les livres numériques en usage collectif ?
A l'approche du rendu de l'étude commandée par le SLL et confiée à l'Idate, et à la veille d'une réunion de travail organisée à l'initiative du dit SLL, on peut tenter d'apporter sa pierre.
Les héritages : qu'en faire ?
- Le montage Loi Lang/Loi Droit de prêt (à quand même 22 ans d'intervalle !) assure une situation, insolite certes, mais stable dans les relations entre bibliothèques et auteurs. Le mécanisme géré par la Sofia permet un juste retour des droits vers ces derniers, via les libraires. Le prix du livre n'en a pas été changé (retenons cette remarque au passage), l'effort a été conjoint : bibliothèques et Pouvoirs publics. Et rappelons-le à nouveau, en aucune façon la loi sur le droit de prêt ne contraint la bibliothèque à prêter ses ouvrages dans telles ou telles conditions.
Cette idée d'inclure la rémunération dûe au titre de l'usage collectif dans le prix du livre numérique aura sans doute été prise en compte dans l'étude Idate. Car elle présenterait de nombreux avantages.
A l'objection de la complexité du numérique via ses différents modes de lecture ou de captation, on pourra répondre que justement, les outils d'aujourd'hui permettent de connaître parfaitement ce qui se passe dans la plateforme d'accès. C'est d'ailleurs, pour certains prestataires, ce type d'outils qui permet une répartition des rémunérations entre eux et les éditeurs, sur la base d'un coût au clic de page, par exemple.
Les outils existent pour gérer toute cette chaîne. Ils peuvent faire l'objet d'un véritable protocole de confiance entre acteurs, sur la base d'un descriptif national : que la plateforme soit celle de la bibliothèque, d'un prestataire, voire d'un libraire ou encore d'une collectivité.
- Les expériences actuelles de services aux bibliothèques ont-elles livré tous leurs arguments ? Au regard des 15 plateformes existantes (et nul doute que l'étude Idate les aura examinées avec tableau comparatif, coût d'accès, qualité de l'offre et volumétrie des ouvrages numériques), les conclusions sont assez mitigées côté bibliothèques, il faut bien le dire.
Nouvelles lectures, nouveaux modes ?
Car qui frappe aujourd'hui le plus, c'est que les bibliothèques souhaitent conserver la possibilité de la multiplicité de la lecture numérique, sans empiler les accès aux plateformes, ni répéter les droits à payer.
Ces attentes tiennent dans une petite poignée de schémas de lectures, [que l'étude Idate etc...] qui peuvent et doivent donner lieu à définitions communes. Cette grille peut alors s'appliquer indifféremment à tout titre numérique sous droits, voire à tout ensemble de titres réunis sous une thématique travaillée par un prestataire.
On objectera que l'accès par "des milliers de lecteurs" doit permettre de revoir à la hausse le coût de l'usage collectif. Merci à l'étude Idate [etc...] d'apporter les éléments concrets sur les usages de lectures numériques en bibliothèques, grâce aux chiffres obtenus (et corrélés) auprès des prestataires et des bibliothèques.
Les critères Population/nombre d'inscrits sont-ils vraiment pertinents pour déterminer un prix de l'usage collectif ? Oui, peut-être, si l'on considère l'angle "ressources numériques" partagées par tous. Mais dans des conditions financières telles que paradoxalement, l'accès "illimité" comme on dit, a tendance à tirer vers le bas les montants de contrats. Non, si l'on extrapole ainsi en pensant que TOUS les habitants et TOUS les abonnés d'une bibliothèque vont augmenter leurs capacités de lecture. D'autres paramètres existent, prenons-les en compte
Y a-t'il une autre voie autour du paiement à l'acte ? Les études comparatives (étude Idate etc...) donnent-elles des indications intéressantes ?
Mais qu'attendre de l'étude Idate ?
Outre les objectifs décrits dans l'appel d'offres initial, la qualité de statut public de l'étude permet d'en attendre plusieurs observations, à partager et à discuter entre acteurs du livre numérique.
- état des lieux des plateformes : qualité et quantité de l'offre, table des tarifs et barêmes, nombre de bibliothèques adhérentes, montant des droits reversés aux auteurs, part cédée aux éditeurs, libraires, e-distributeurs, ...
- approche prospective du développement du livre numérique, avec estimation des dépenses des bibliothèques dans les dix ans à venir ;
- estimation du coût d'un dispositif national public, qui permettra à chaque bibliothèque de disposer de l'outil d'accueil des livres numériques, des compteurs, des autorisations de remontées de flux de onnées et de métadonnées depuis les hubs, voire d'un système commun d'identification, voire d'une ouverture (souhaitée) de la plateforme vers d'autres supports multimédia.
Le dossier est loin d'être clos. Mais entre capacité contributive des bibliothèques (réalisme) et attentes de lecteurs (encore un peu de prospective), il faudra bien trouver un chemin qui à la fois prenne en compte le droit à rémunération de la création et le travail des acteurs du livre numérique d'une part, et les missions de la bibliothèque publique d'autre part, laquelle valorise et documente, en offrant l'accès le plus large possible (mais toujours dans un cadre contractuel) à ses collections.
pour info, ce billet est précédé de :
- Le livre numérique en bibliothèque: une petite fable ?
- Les livres numériques dans ta Bib : Où ? Comment ?
- Livre numérique en bibliothèque : idées reçues ...
08:25 Publié dans BIB, livre(s) numérique(s) | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ebook, bibliothécaires, bibliotheque hybride |
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Le livre numérique en bibliothèque: une petite fable ?
Paru dans le BBF
bbf 2012 - t. 57, n° 3
dossier : Controverses
"Rachel a 20 ans. Elle ne se sépare jamais de son smartphone, fil essentiel de son existence sociale. Elle téléphone un peu, textoïse beaucoup, maile rarement et lit à l’occasion. Si les textes sont longs, l’ordinateur est sollicité (un netbook le plus souvent). Mais elle n’est jamais dépendante d’un stockage des contenus : elle consulte en ligne et uniquement en ligne, quel que soit le « lieu » de stockage.
La plateforme Bilinum [appelons-la comme cela], elle aime assez. Comme elle s’est identifiée une fois pour toutes, sa bibliothèque perso se charge au gré de ses envies… et des propositions. Non, elle n’achète pas de livres numériques : trop cher. Mais elle ne dit pas non si « on » lui propose ou suggère une lecture.
Avec son compte de base, elle peut voir les livres numériques libres de droits : domaine public, patrimoine des textes numérisés, livres et textes sous licences ouvertes. Déjà de quoi faire !
Elle est abonnée à une bibliothèque : en s’identifiant cette fois-ci avec son compte d’abonnée, elle a accès aux livres numériques qui ont fait l’objet d’un accord entre les éditeurs et sa bibliothèque. Elle ne sait pas bien comment on négocie ça, mais ça marche, puisqu’elle peut « emprunter » 3 livres par mois – 36 par an.
Mais Rachel a ses propres livres (numériques). Elle peut les apporter à Bilinum si elle en a le droit (elle se renseigne) pour les mettre en ligne ou plus simplement en parler sur ses réseaux. Elle a juste donné son accord pour faire ce partage. En fait, elle n’est pas assez fan de lecture pour en parler sans arrêt : « Pas comme Roxane, qui lit comme on dévore et en parle tout le temps et qui, elle, a branché son réseau social de lecture sur Bilinum : ses amis – lecteurs – en veulent toujours plus… »
« Sinon, c’est le blog Biliblog et sa page FB qui racontent, un peu décalé, ce qui arrive sur Bilinum : pas toujours folichon, pointu comme on dit. Ou alors ça va bien avec les exposés, l’actualité. Quand on en est – de Bilinum –, on est reconnu. “Tu es sur Bilinum ?” “Oui, ma prof m’a dit que… mais finalement pas mal.” “C’est gratuit, ça va partout : tu piques une tablette et tu te connectes, c’est bon. Après tu peux continuer sur un ordi, au lycée ou chez toi avec tes marques (j’ai mis des signets et des tags).”
Et, régulièrement, des promos : “Lisez en exclu.” Des fois c’est drôle, d’autres fois très inquiétant. Bon, on n’en fait pas des kilos, juste montrer qu’on n’est pas des ignares, qu’on sait que les livres c’est écrit par des gens qui ont vécu les histoires. Ou imaginé peut-être.
Vivement que Bilinum nous donne des vidéos pareil : des trucs rares ou précieux et même des musiques qu’on ne trouve plus.
Quand tu sais te débrouiller avec Bilinum, tu vas partout : tu peux parler avec l’auteur ou bien l’éditeur, il y a des rencontres dans des endroits assez sympa : tu vois tout le monde les yeux sur son écran pour lire le texte. Et puis tu profites de nouveaux documents : des vidéos sur l’auteur, des interviews ou des critiques et souvent des idées pour lire d’autres livres sur le sujet.
Bon, allez voir Charles : il a tout son temps maintenant et accro comme il dit à l’ordi, il a dû squatter chez vous, à Bilinum, non ? Note qu’il est plutôt bien, il nous laisse la paix, la pax comme il dit (il doit lire plein de trucs en latin, c’est pas possible). Et aussi notre prof Élisa : elle nous a monté un atelier autour de l’affaire Calas de Voltaire: le texte est de 1762, et ça se passe à Toulouse : en gros tu mets tes notes en ligne et ça fait un classique annoté… par nous ; tout le monde peut le voir. »
« Si je vais être écrivain plus tard ? Heu non merci mais je sais comment ça marche ; quoique être publié sur Bilinum, c’est possible et ça vraiment, c’est très classe… »
« C’est quoi un livre numérique ? Je ne sais pas, il y a d’autres livres mais pas toujours facile de les emporter partout. Ils disent qu’on est des nomades de la lecture. Peut-être, en tout cas leurs auteurs hé bien comme ça ils voyagent, ils s’en vont des bibliothèques et des librairies, et ils sont avec nous. »
08:24 Publié dans BIB, demain, les bibliothèques, Hybridation, LIRE, livre(s) numérique(s), WEBIEN | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ebook, livre numérique, bibliothecaires hybrides, bibliothèque, bibliotheque hybride |
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