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mercredi, 26 mars 2014

En rev'nant du Salon [du Livre]

 

Une journée de déambulation dans les allées du salon du Livre, édition 2014

Linéaire, mon cher  Watson

sdl2014 , Alban Cerisier, livre numérique, ebook

Voilà un bon dérivatif : à propos du livre numérique, Alban Cerisier- Gallimard et SNE - lance le débat sur la linéarité. Mais qu'est-ce donc ? Sans doute une manière de lire numérique qui, rapportée au livre papier, ne garantirait plus, comment dire ? la même qualité culturelle ? Ses deux co-débatteurs en restent dubitatifs .

Chez Numilog, faire du neuf avec du  vieux

 

biblioaccess.jpg

 

Biblioaccess est une  plateforme en marque blanche, proposée aux bibliothèques pour bénéficier de la lecture en streaming des livres numériques. L'interface est directement inspirée de l'actuelle, avec quelques fonctionnalités en encore en développement.

Nouveau : l'accès  est gratuit

Caillou : le streaming des  livres dépendant d'Albin Michel est limité à 60 ! C'est dire que le compteur se met en route à partir du moment où la lecture devient réelle (sans doute un système proche de celui d'Iznéo). Mais quand même, un streaming limité ! 

A priori tous les systèmes d'authentification fonctionnent : CAS/SSO; reverse proxy, voire http referer. Une copie de la base Abonnés est toujours possible.

De 6' à 8'

Kobo, Aura HDBookeen_Ocean.jpgpocketbook,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On connaissait la Kobo aura HD avec sa diagonale de 6,8'. Bookeen vient de présenter sa Océan (8') en pré-commande (son étui est bien pensé).

Après l'Aqua (étanche mais qui lit sous l'eau, vraiment ?) Pocketbook met au point une liseuse 8' dont on attend la sortie avant l'été. 

Enfin du choix de liseuses à plus grand format. A condition que le poids reste inférieur à celui d'une tablette (Océan = 300g)

 

 Ouvrez, fermez, ouvrez

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Annonce par la Ministre d'un Plan pour que les bibliothèque ouvrent plus et mieux. Discours de bonnes intentions, à faire valider par les (nouveaux) élus dès lundi prochain. On espère le groupe de travail très attentif aux bibliothèques qui ont testé de nouvelles ouvertures et en ont tiré les bilans.

 Lecteurs-trices en communautés

babelio, myboox,

 Un point intéressant sur les communautés de lecteurs : Babelio, Myboox, Orange lecteurs, Milady.

Des chiffres (Babelio semble quand même plus précis sur ses stats), des approches plus ou moins ouvertes (question des critiques négatives chez les communautés liées à un éditeur par exemple). Manquaient les lecteurs eux-mêmes, qui auraient sans doute donné un récit plus captivant. A signaler que Babelio, avec la Babelthèque, propose de connecter le catalogue de la bibliothèque, le lecteur pouvant déposer sa propre critique.

Ne pas oublier zazieweb, grande défricheuse du genre.

 

Le livre numérique dans les bibliothèques européennes

 

annie_Brigant_sdl2014.jpg

 

Malgré la fanfare argentine qui a quelque peu couvert les explications, on a compris que l'arrivée du livre numérique en bibliothèque n'est pas gagnée, tant en Allemagne, qu'au Royaume-Uni et en France. Annie Brigant (à droite sur la photo), directrice du réseau des bibliothèques de Grenoble, présentait l'état des lieux à partir de son expérience.

(plus d'infos chez @actuallite : http://m.actualitte.com/n/49057 )

 De tout un peu

insolite_sdl2014.jpg

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1. Poésie au milieu des livres : Love Ocean Creative International Company LDT  est une maison d'édition taïwanaise qui a proposé un spectacle sur son stand. On a aimé l'interlude.

2. Les couleurs se marient-elles toujours bien au salon ? La moquette, en tout cas, fait ressortir le motif rouge des chaussures. Un atout pour se faire repérer.

Merci qui ?

sempé, caturday

En plein #caturday, Sempé laisse voir un avenir au livre.

 

 

 

jeudi, 27 septembre 2012

LibraryBox : BIBLIOBOX dans la bibliothèque

 

bibliobox_logo.jpg

 Au début est la PirateBox ... et l'association lesplanade (rézo-labo toulousain d'acteurs du numérique qui veulent se retrouver, échanger et porter ensemble des projets autour de la création numérique). Le 3 mai, séance collective d'installation avec 12 PirateBox acquises par les lesplanadeurs. La mise en oeuvre s'inspire de la PirateBox de Lille (tutoriel sur le blog de Nicoles Hachet). Après quelques contorsions codées et moult retours à la case Départ, la PirateBox est opérationnelle fin août.

 

Spécial bibliothèque mobile

bibliobox,piratebox,librarybox,lesplanade,toulouse,bibliothèques,library,salon livre,gaillacIl est entendu pour moi que la PirateBox va devenir LibraryBox. Plus exactement BIBLIOBOX. Car plus destinée à voyager, à se (pro)poser là où seront les lecteurs, qu'à stationner dans un lieu unique ; elle est équipée d'une batterie qui lui donne une autonomie d'environ 5 heures. Elle s'adapte à tous les lieux (avec ou sans alimentation électrique). son contenu peut être actualisé en permanence.

 

 

 

 

 

 

 

Sa deuxième caractéristique a trait à ses contenus libres  : les livres sont créés par une Bibliothèque, ou les lecteurs, ou encore sont mis à disposition parce que d'actualité.

Design

La BIBLIOBOX est mobile. Son enveloppe doit s'adapter à toutes les situations. Le support contient le boîtier PirateBox et la batterie.

BIBLIOBOX

 

 

 

 

 

Ici, à partir d'un coffret grand format faux-livre en bois (qui contenait une bouteille de Cognac et ses 3 verres). Rassurant, voisine correctement avec les encyclopédies.

 

 

 

 

 

 BIBLIOBOX

 Le coffret petit livre de "poche" va partout et voyage  bien. Discret, élégant, il se pose incidemment sur une table, dans une pile de livres, sur un rayonnage ( cote ? )...

 

 

 

 

 

 

 

 

 BIBLIOBOX, lego

Plus techno et culture numérique, la brique géante LEGO s'ouvre comme un cube et cache la BIBLIOBOX. Recommandé pour soirées Geek, FabLab. Peut convenir en espace Jeunesse

 

 

 

 

 

 

 

 

BIBLIOBOX

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 De nombreux voyages sont prévus dans les semaines qui viennent : La Rochelle, Martigues, Bordeaux, Poitiers ...

Et première sortie au salon du Livre de Gaillac le lundi 8 octobre, laquelle Première appelait un design adapté. Ce qui explique que le nom BIBBOX n'ait pas été retenu, BIB étant l'abréviation de BagInBox, appellation déposée.

BIBLIOBOX

  

Libre, gouleyant, fruité, long en bouche ou vif, le livre numérique convient à tous les moments de la journée. Pas de modération.

 

Remerciements appuyés à @postite pour son accueil, @petifred pour son aide et @N00yox pour le logo. 


edit :

liste de PirateBox en bibliothèques

un article dans Bibliopedia


 

vendredi, 06 juillet 2012

Les livres numériques dans ta Bib : Où ? Comment ?

Les propositions actuelles d'accès aux livres numériques (homothétiques sous droits) pour bibliothèques passent par des relais : plateformes, webservices.

Ces propositions facilitent - peut-être - la vie des bibliothécaires. Mais elles encapsulent de fait les droits et les accès.

En écoutant l'idée de Franck Queyraud et en regardant les initiatives prises déjà par quelques bibliothèques pionnières à leur façon , ne faut-il pas se poser la question non seulement du garage des livres numériques, mais de l'atelier de préparation, mais aussi de la fabrique ? Mais aussi du service ?

On peut appeler cela Plateforme, webservice, Portail.

Faut-il le rappeler ? Oui. Le dépôt de livres numériques ne constitue pas une bibliothèque.

L'idée de départ est la suivante:

- atteindre l'ensemble des livres numériques que souhaite présenter la Bibliothèque (quels que soient ses critères de choix : collections,  suggestions des lecteurs, actualité), quels que soient leurs statuts  (sous droits, libres, du domaine public, création, etc ...)

- puis mettre à disposition les livres numériques.

La présentation des documents est forcément liée à un travail de référencement et de médiation. Aucune bibliothèque ne peut s'exonérer d'un choix, d'un sens de classement et d'une action de présentation. Pourquoi en serait-il autrement avec le numérique ?

Au passage, disons que pour atteindre des livres numériques, point n'est besoin - forcément - de les emmagasiner physiquement sur son serveur : les "hub" permettent tout-à-fait de rendre accessible tout livre numérique sous droits dont l'accès a été décidé et contractualisé, et tout ensemble de données nécessaire à la description et au téléchargement (ou à la lecture en streaming)

En "remontant" les flux et les métadonnées là où "ça va bien se mettre", on commence à approcher  pour de vrai le travail du bibliothécaire.

Mais cette idée simple est-elle réalisable ? Sans doute, puisque les éditeurs la pratiquent avec quelques plateformes bien connues mondialement. Comment ? En signant des contrats.

Où serait l'empêchement ? Sans doute dans deux arguments :

- la multiplicité des contrats à signer avec 2 000 ou 3 000 bibliothèques publiques (ou plus exactement leurs collectivités), et on peut comprendre combien ce travail serait difficile à réaliser, sauf à passer par un Hub qui détiendrait déjà l'autorisation de tous les éditeurs concernés, en lien avec une association  nationale dont la mission est d'accompagner les bibliothèques vers les ressources numériques (simple suggestion),

- la nature et le montant de la rémunération liée aux droits.

Ces deux arguments ne sont pas dans le même plan. Ils procèdent de deux étapes distinctes :

1. La Bibliothèque met en place un Web-service/Plateforme/Portail qui permet de "voir" tous les livres numériques : métadonnées, et premières pages (extrait), description, modes de lecture. Cette étape est réalisable techniquement.

2. En fonction du ou des contrats signés (dont il faut bien rappeler qu'ils relèvent de marchés publics), la bibliothèque rend accessible la lecture du livre numérique par ses abonnés. Les modalités sont définies par le marché : stockage sur place et/ou à distance, téléchargement possible, streaming et/ou lecture en cache, déchargement sur des liseuses, etc ...

En revenant sur les projets de formes de licences globales ou légales, ne faut-il pas dire alors que le principe même de la licence est d'abord de permettre effectivement l'étape 1 (et ceci pourrait répondre collectivement à la difficulté des multiples contrats) ? Incluant donc la possibilité de passer à l'étape 2, par l'intermédiaire - c'est ma position - du libraire (les contrats de mandat sont alors négociés avec cette option).

Sans entrer ici dans les mécanismes de calcul de cession de droits, l'installation de services rendant visibles les livres numériques constitue à coup sûr une première étape. Elle agrège bien  tous les livres numériques, quels que soient leurs statuts, à partir du moment où leurs métadonnées sont compatibles. Elle procède d'une intention de la bibliothèque à faire connaître et découvrir la lecture numérique à tous ses usagers.

Est-ce la fin des prestataires qui aujourd'hui assurent ce type de services sur des ensembles thématiques de collections ou des pans restreints de livres numériques ? Non pas, ils peuvent tout-à-fait proposer leurs services pour mettre en place la plateforme pour la bibliothèque (c'est une prestation à part entière), voire gérer à sa demande l'ensemble du service.

Et pour les éditeurs numériques ou services thématqiues, leurs liens  vont rejoindre ceux que la bibliothèque aura mis en place par ailleurs dans sa bibliothèque numérique (mais on peut en reparler)

Voici donc le garage, son atelier de préparation et plus tard sa fabrique (des bibliothèques y sont déjà) de livres numériques. Mais quel service ?

La valorisation des livres numériques reste une des tâches essentielles des bibliothécaires. Actionner la médiation numérique (du numérique, par le numérique, pour le numérique) va amener à "produire" comme on dit, et enrichir très notablement la bibliothèque numérique. La plateforme doit le permettre et l'intégrer, sans d'ailleurs que les contenus quittent leur statut public (application de licences libres sur les contenus). Les éditeurs & les libraires qui sont dans cette démarche autorisent alors leurs flux à venir compléter ce travail.

De même, les autres interpellations numériques (notamment les réseaux sociaux de lecture) doivent pouvoir s'adjoindre à cette démarche, qu'ils soient ceux suscités par la bibliothèque ou celui choisi par le lecteur.

Aucune proposition aujourd'hui ne permet vraiment de réaliser ce shéma. Mais cette hypothèse ne serait-elle pas examinée lors des prochaines réunions de concertation sur la commercialisation des livres numériques en bibliothèque ?

En résumé, réfléchir au dossier du livre numérique en bibliothèque suppose de mettre les boeufs avant la charrue, en partant des attentes concrètes des bibliothécaires, en lien avec les acteurs de l'écosystème numérique. Là où la recherche du retour de la rémunération des droits a toujours supplanté tout autre aspect de la démarche, il est sans doute grand temps de refaire le chemin à l'envers, d'écouter et d'analyser les expérimentations, d'en tirer les conclusions et de rouvrir le chantier sur des bases pas si nouvelles que cela .

On y verrait tous plus clair et alors on pourrait ensuite parler - pièces en main - des coûts de cession des livres numériques.