mardi, 27 octobre 2009
659 ou 24 ?
Rentrée littéraire "physique" : 659 titres . Rentrée littéraire numérique : 24.
- Bibliosurf ( libraire : Bernard Strainchamps) en propose 12 ( de chez Grasset) :
Heureux parmi les morts , Elisabeth Barillé
Le tombeau de Tommy , Alain Blottière
Murmures à Beyoglu , David Boratav
La tangente , Amina Danton + Extraits
Le sari vert , Ananda Devi
La délicatesse , David Foenkinos
Trois femmes puissantes , Marie NDiaye
La diagonale du vide, Pierre Péju
La blessure et la soif, Laurence Plazenet
Efina, Noëlle Revaz
Les arrangeurs, Laurence Tellier-Loniewski
L'autre vie, Mathieu Terence
- Numilog, via son système de plateforme, propose 5 titres chez Grasset et 7 chez Fayard :
Le secret Gretl, Marie-Odile Beauvais
Mais le fleuve tuera l'homme blanc, Patrick Besson
Un sentiment, Natascha Cucheval
Les succursales du ciel, Gérard Pussey
Mes illusions donnent sur la cour, Sacha Sperling
La chambre de la vierge impure, Amin Zaoui
Solo, Michka Assayas
Anna la nuit, José Alavarez
Le coeur en dehors, Samuel Benchetrit
Les sentinelles, Bruno Tessarech
Fragments d'une femme perdue, Patrick Poivre d'Arvor
- et chez Albin Michel : 8 (dispo également chez Numilog)
Le Club des Incorrigibles Optimistes, Jean-Michel Guenassia
On ne boit pas les rats-kangourous d'Estelle Nollet.
Le Voyage d'hiver, d'Amélie Nothomb Hors Champ, Syvlie GermainSépharade, d'Eliette Abécassis Le grand exil, de Franck Pavloff
(sources : Aldus, Bibliosurf, Livres Hebdo)
12:36 Publié dans à lire sans papier, demain, les bibliothèques, livre(s) numérique(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ebook, e-book, bibliosurf, aldus, rentrée littéraire
jeudi, 08 octobre 2009
Evry offre numérique en BDP
Peut-être une énième journée d'étude sur l'offre numérique dans les bibliothèques publiques : en tout cas la BDP de l'Essonne a fait salle comble avec ses professionnels. Public attentif, questions pertinentes et... quelques annonces. ( twitter : #bdp91num )
A noter, en vrac ( on ne parle pas de LA nouvelle)
- renforcement de l'équipe Gallica (celle de Frédéric Martin) pour développer les relations avec les éditeurs et faciliter l'interfaçage des plateformes ( eden, epagine, numilog, ...). Guillaume Godet quitte Numilog le 23 octobre pour prendre cette mission à la BNF début novembre
- refonte du fameux rapport DLL pour y inclure les activités des bibliothèques numériques. Et harmoniser les publics (notamment catégories d'âge)
- un portail Formation hébergé/piloté par l'Enssib avec Cnfpt, Urfist, tutti quanti, annoncé maintenant, à formaliser dans les 18 mois. Ce qui revient aussi à actualiser les référentiels métiers. D'où la sortie d'un "bibliothécaire systèmes"
- le rapport de synthèse sur le schéma numérique (piloté par la BnF) est imminent
- l'étude, à la demande du ministère de la Culture, de licence nationale pour les bibliothèques publiques. Mission confiée à la Bpi ( budget à débloquer : quelques 800 000 € [chiffre à vérifier] pour le grand public ( ressources documentaires), en articulation avec Couperin qui teste auprès des éditeurs
- Gallica :
un nouveau feuilletoir (visualiseur), des widgets, de la synthèse vocale, présence sur Facebook, évaluation 2009 effectuée
16157 doc référencés sous droits
6900 doc référencés via protocole OAI-PMH. BM : Troyes, Versailles puis Roubaix Toulouse concernés
fonds Philidor éparpillés BNF, Toulouse, Versailles va être (ou est ?) accessible depuis les 3 sites aux trois collections. D'où stats différenciées.
veut définir des "sets" = ensemble de notices réutillisables par les partenaires
Spar , un entrepôt de numérisation partagé
projet d'impression à la demande à l'étude
appel à prestataires pour la fabrication des ebooks ( 4 actuellement)
- l'arrivée de Touraine multimedia, [lien direct : www.tourainemedia.com.] véritable politique numérique articulée au tour d'un projet politique
- des précisions sur les offres des fournisseurs : adavision, universciné, notamment
- des chiffres sur les coûts de numérisation, les accès Internet dans les bibliothèques
19:57 Publié dans demain, les bibliothèques | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : bibliothèques, bnf, gallica, essone, bdp, numilog, adavision, web 2.0, toulouse, troyes, bibliotheque toulouse
dimanche, 04 octobre 2009
La photo de la semaine
Dans le Monde du samedi 3 octobre, cette photo de Raymond Depardon, titrée "Salome et Anita, de l'Etat du Roralma au Brésil, parlent le yanomani".
L'effet de lumière fait pousser des oreilles à la Star Trek aux deux femmes, comme si leur qualité d'extra-terrestres était affirmée. Parce qu'elles parlent une langue qui va disparaître et que nous ne connaissons. Par exemple le xeta est comprsis par deux personnes au monde, dont l'une ne le parle pas.
Cette incommunicabilité orale rejoint-elle celle que Philip Roth signale dans le même journal, en disant que "je pense que, désormais, les gens qui lisent et écrivent sont une survivance, presque des fantômes" ?
Peut-être, mais tant le programme Sorosoro que Philip Roth lui-même témoignent que la perte de nos cultures passées ne s'effectue pas sans bruit, sans dire, et que ce n'est déjà pas si mal.
--> pour la courte citation de Philip Roth, interviewé par Josiane Savygneau, je ne risque pas l'enfer. Pour la photo du journal Le Monde qui montre une photo de Depardon, je suis peut-être / sans doute/possiblement en situation infractionnelle. Je deviens "l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours".
14:08 Publié dans demain, les bibliothèques, EN VILLE, WEBIEN | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : depardon, startrek, philip roth
vendredi, 25 septembre 2009
Cassandre
On ne peut reprocher à Affordance une constance dans sa réflexion : les multiples billets qu'il a consacrés à décortiquer le phénomène Google l'amènent logiquement à ce billet fondamental qu'il faut lire le matin de bonne heure, la demi-gâche ( brioche vendéenne) trempée en tranches dans un bol de café fort.
L'Olivier, il a raison et de son point de vue : enseignant, enseignant innovant, chercheur engagé, inscrit ici et là dans les métiers du livre, il sait exactement quelles seront les conséquences à court terme. Donc légitime pour nous faire flipper.
C'est ce qui en fait un/une Cassandre tout désigné/e.
Mais veut-on l'entendre? Et comment l'entendre ? Pour celles et ceux qui ont "trempé" dans les affaires Dadvsi, Hadopi avec leurs associations et dans leurs communautés professionnelles, proposé, organisé, animé des journées d'étude sur la mutation des bibliothèques, engagé des démarches inovantes pour accélérer ces mutations, tenté de rattraper les retards du changement annoncé, et finalement conscients d'une certaine impuissance, le message est-il trop rude ?
Je ne le crois pas. Parce que :
- Tous les efforts fournis ont dégagé un environnement d'alerte qui fait que plus personne ne peut être dupe des enjeux actuels
- Un mouvement est en route : quand le CNFPT programme des formations ad hoc, on peut dire que c'est le début d'un bon mouvement -même si tardif aux yeux de beaucoup
- Tous "coupables et tous responsables" : difficile de rejeter la faute sur celui-ci, responsable de bibliothèque, celui-là, à même un moment d'infléchir un tantinet une politique nationale désuette
- Ce qui est fait n'est plus à faire : les conditions de travailler ensemble sont peut-être beaucoup présenets aujourd'hui qu'hier
- C'est tellement urgent qu'il n'y a rien de plus urgent : et donc prendre un virage en "serrant les dents"
- GBS ne fait que révéler : et cela ne changera rien si rien ne change.
"y a le petit qui dort", deuxième partie du titre du billet, peut aussi vouloir dire que qui dort .. peut se réveiller : il est petit le projet Bibliothèques, il est mal ficelé, sans doute, plein de trous, de manques.
Mais qui pourrait dire qu'il n'existe pas ce projet, et qu'au-delà du débat juridique - dont on peut en effet imaginer l'issue- ne se dessine pas une autre approche, moins fringante, moins jacobine, plus "résistante", de cette démarche faite de petits pas, de "petit-qui-dort-"David"/ contre grand-qui-ne-dort-pas"G"...
edit 28 septembre : un deuxième bllet d'Affordance à la suite du commentaire de Bruno Racine, BnF :
17:10 Publié dans demain, les bibliothèques | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : affordance, google books settlement, google books search
mercredi, 23 septembre 2009
Les googlethèques arrivent à Bagnolet Kitch
J'ai presque honte (et même carrément) d'avoir employé/créé ce terme de "googlethèques" dans un billet précédent. Surtout dans le sens d'une bibliothèque de "substitution" à la bibliothèque physique, spatiale, sociale.
Le Maire de Bagnolet a dû lire par dessus mon écran pour tenir les propos rapportés par François Bon dans un billet sinistre (le billet, pas François Bon), résultat d'un échange entre le maire et ses concitoyens. Je cite le Maire :
" A quoi sert un tel équipement [médiathèque] dans la durée puisqu’il sera possible très prochainement de disposer des ouvrages gratuitement sur internet ? " ( voir réponse au commentaire n° 7 pour in extenso)
Voilà c'est parti pour un raccourci.
- "Dans la durée" : un élu, ça pense dans la durée, en effet. Mais quand on crée un équipement, dont l'élu pense qu'il n'est pas fréquenté par des habitants qui pourraient en avoir l'usage, on pense durée, au-delà des changements, parce que la bibliothèque n'est pas qu'un entrepôt de livres
- "A quoi sert" : c'est un service, un service public, qui s'adapte, qui peut bouger, se transformer en misant sur ses fondamentaux : lieu de rencontre, d'enrichissement, de partage
- "disposer des ouvrages gratuitement" : un peu vite comme affirmation, ce n'est pas ce que l'on constate et les tenants des ebooks ne diront pas le contraire : encore cher, encore très partiel comme service, loin d' être abouti.
Ce qui ferait penser à ces trois réflexions :
- les bibliothèques ont-elles un tel retard d'image que des élus s'imaginent encore "leurs" établissements comme des boîtes à livres ?
- comment les professionnels (que nous sommes) avons-pu laisser dériver cette image et au nom de quel protectionnisme du savoir et/ou de la compétence ?
- pourquoi sont-ce les usagers qui défendent nos missions ?
Tout ça est et était en germe dans la disputatio Google Books Research : le terrain devient glissant, mouvant. Bernique sur le rocher des certitudes, le bibliothécaire va-t'il prendre le risque de partir pour d'autres rivages [Chateaubriand] ? Si oui, qu'il ne manque pas de se hâter. Par tous les moyens.
14:17 Publié dans demain, les bibliothèques | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : bibliothèques, google, bibliothécaires, bagnolet
jeudi, 17 septembre 2009
Web 2.0 ou pas
Tiré du texte "le Web 2.0 cinq ans plus tard" de Tim O’Reilly et John Battelle, cette phrase :
" un ISBN fournit un identifiant unique pour le livre, mais un titre et un auteur vous en approchent tout autant".

17:28 Publié dans demain, les bibliothèques | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : bibliothèques, isbn
mardi, 08 septembre 2009
Google livres , c'est mal ?

C'est bien !
- parce que les associations de l'Iabd ont proposé de nouvelles voies pour la numérisation du patrimoine public,
- parce que le statut des oeuvres orphelines va forcément changer, enfin, et que la petite ouverture d'Hadopi après Dadvsi sur la consultation sur place aurait tout intérêt à devenir "accès public"
- parce que les bibliothécaires vont devoir rapidement rendre intelligible leur travail d'indexation, irremplaçable et public,
- parce que - quoiqu'il arrive - la numérisation ne sera plus jamais comme avant,
- parce qu'il est temps d'engager de nouvelles méthodes de numérisation du "local" en même temps qu'il va falloir construire des entrepôts publics du "global" sur un modèle culturel plus proche des digital natives
- parce que c'est la reconnaissance des initiatives déjà prises - même si peu nombreuses - vers la diffusion sans tabou (mais pas sans droit)
- parce que les élus sont en train de se demander quand ils vont devoir accepter des Googlethèques et que quelque part ça les interpelle au niveau des politiques territoriales
22:45 Publié dans demain, les bibliothèques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bibliothèques, bibliothécaires, google, opac, sigb, web 2.0, iabd, adbs
mardi, 24 mars 2009
Salon du livre 2009 (2)
Les deux stands se faisaient quasiment face, et de l'oeil aussi.
Sony, c'est noir, immense, tout glacé
Bookeen,c'est petit, voire très petit, et sympa.

(vous avez compris ma préférence)
Cybook: dans quelques jours, accès à epub et à un menu avec scroll (on veut voir ça de près). Mise à jour par programme, pas de changement de tablette.
Autour, à part d'autres tablettes, désert de contenus, quasiment.
Suggestions pour 2010 :
- un stand de chargement de textes
- des cadeaux de fidélité ("vous avez une tablette depuis 5 ans ? 5 textes gratuits")
- des lectures à voix haute avec tablette
- un flash mob
Mais tout va si vite !

07:56 Publié dans demain, les bibliothèques | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : bookeen, cybook, sony, reader, bibliothèques
lundi, 23 mars 2009
Salon du livre 2009 (1)
Serge Eyrolles affiche une certitude : “Quel que soit le support – numérique ou papier –, le livre a toujours le même contenu et doit être vendu, hors TVA, au même prix. S'il y a des liens hypertextes, des vidéos, c'est un contenu différent. Nous souhaitons protéger le réseau des librairies indépendantes et les droits de nos auteurs”, a-t-il précisé, le tout rapporté par Livres Hebdo . Persiste et signe sur le site du SNE.
On en va pas revenir sur les blocages réels ou fictifs concernant le livre numérique : prix, droits, accès, distribution... Simplement constater combien le fossé reste large entre une demande curieuse/petite/ciblée certes, et une chaîne du livre qui semble s'obstiner à construire un modèle qui change à chaque fois qu'on en parle. Parce que les technologies sont tirées - aussi - par l'usage. Parce que le prix reste un facteur bloquant/débloquant.
Du côté bibliothèques, qu'est-ce que ça donne ? Pas un bon service en tout cas. Et c'est pourtant la raison principale de l'engagement des bibliothèques sur la voie du numérique : offrir sur place et à distance à des abonnés de nouveaux textes, abonder l'offre par ses propres découvertes, lier intelligemment les entrepôts/réservoirs par une politique de médiation numérique, laquelle profitera à tous.
Dans cette période de "dé-lecture" (comme si on renonçait à lire d'un bout à l'autre, et après tout pourquoi pas ?), le numérique a toute sa place et le bibliothécaire un rôle à jouer. Encore faut-il ( le bibliothécaire) qu'il se fasse entendre des libraires et des éditeurs par-delà le tohu-bohu des âmes froissées par les risques de piratage (= le péché ?) sans tomber dans l'idôlatrie du texte en son papier.
15:28 Publié dans demain, les bibliothèques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ebook, reader, bibliothèques, sne
mardi, 10 mars 2009
Comment vivez-vous sans Affordance en grève ?
11:00 Publié dans demain, les bibliothèques | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : affordance









