lundi, 19 janvier 2009

Portail bout-de-ficelle ?

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De retour de Mediadix où j'ai fait le récit de la création d'un portail de bibliothèques (mon intervention est en ligne sur Calaméo), je mesure mieux les écarts toujours trop grands entre les intentions et la réalité.
De multiples obstacles se lèvent quand il s'agit de monter un projet. Le premier est peut-être de vouloir atteindre un "parfait portail" alors que de simples outils assemblés et cohérés permettraient d'apporter le service attendu. Avancer cette idée n'enlève rien aux formations et journées d'étude proposées régulièrement par les organismes de formation et les associations professionnelles. Cela pose la question du portage du projet et de sa méthodologie.
Alors un portail "bout-de-ficelle" plutôt que rien ? Sans aucun doute, si l'on arrive à disposer les outils autour d'une même idée : servir publiquement la cause des bibliothèques, apporter un nouvel espace à la bibliothèque. La performance et l'excellence se situent plus dans la mise en oeuvre d'une démarche que dans le maniement des outils.

--> "Chaque portail n’est qu’une fenêtre de cette communauté. Plus il y en aura, et plus notre communauté aura de fenêtres ouvertes sur le monde." écrit Bernard Majour en réponse à un billet de Bertrand Calenge.

--> "le portail est un espace de la bibliothèque" affirmait Yves Aubin (médiathèque de St Herblain) aux journées d'étude de l'Addnb).

mercredi, 19 décembre 2007

Vous reprendrez bien un peu de facettes ?

Jamais entre les OPAC

Raison de plus pour lire l'enquête de Marc Maisonneuve et Cécile Touitou parue récemment dans le dernier BBF.

Classification / navigation à facettes constituent (constitueront) une réelle avancée. Et nous débarrasseront d'une dialectique un peu lassante sur le bien-fondé de telle ou telle classification, assortie de noms d'oiseaux sur les choix offerts via un portail.

Encore faut-il assumer cette orientation, et en attendant que les prestataires daignent s'y intéresser vraiment, nous avons un peu de temps pour discuter - au fond - des catégories les plus pertinentes :
- pour l'usager,
- la cohérence des systèmes anciens/actuels de classification.

Ayons l'oeil


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mercredi, 28 novembre 2007

Diversité des portails

De la journée Portails organisée par l'ADDNB et suivie par plus de 80 bibliothécaires, je retiens trois enseignements :
- ne pas sous-estimer l'importance de l'architecture et y consacrer un bel effort méthodologique, sous peine de rater son affaire, dixit Marc Maisonneuve, de Tosca Consultants, dont la démonstration était d'une grande clarté.
- il n'y pas deux portails semblables, pas plus que deux bibliothèques : chaque projet est modelé comme un espace de bibliothèque, à son image, et pour reprendre l'expression de Yves Aubin (médiathèque de Saint-Herblain), "le portail est la bibliothèque".
- aucune évaluation n'est engagée aujourd'hui sur les portails ; dans ces conditions, bien difficile d'apprécier leurs impacts, leurs difficultés, leurs projets.

5 portails présentés : l'Ircam , la BPI, Lorient, La Roche-sur-Yon, Saint-Herblain et Ouest-Provence.

vendredi, 23 novembre 2007

La confusion des sentiments

Le billet de Homo Numéricus - démonstration à l'appui - pose de manière redoutable la question des places du navigateur et du moteur, et plus précisément de la confusion entre le formulaire de recherche de Google et la barre d’adresse du navigateur.

Question bien connue des gestionnaires de portail de bibliothèques qui réclament -à juste titre - une double recherche : et sur le catalogue et sur le portail, rarement effective sauf comme ici.

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La conclusion ?
"L’internaute citoyen est de plus en plus assisté dans sa recherche d’informations. Pour qu’il reste acteur de sa propre culture et de ses représentations, il est nécessaire qu’il maîtrise quelques notions de base, dont la première est celle d’URL, qui ne supportent pas la paresse d’esprit ni les approximations.".

Baste !

dimanche, 19 novembre 2006

Exalead : la pomme d'Eve ou le serpent ?

Retour sur un moteur quand même bien intéressant.
J'avais tenté en son temps un trivial comparatif : bien mal m'en a pris.
Du coup, se pare de nouvelles vertus le moteur de la future BNUE (est-ce encore d'actualité ?), lesquelles approchent de très près les capacités d'un outil de recherche dans un Opac . Pas comparable, direz-vous, certes, mais la quête du moteur parfait ne s'arrête pas à cette considération-là.
--> dans le moteur (chez le moteur), la manip est toujours structurante : j'actionne racine, préfixe, proximité, phonétique
--> dans l'opac, je propose/suggère d'affiner .
Nuance.
Planté dans un CMS Portail, Exalead ne ferait-il pas merveille ?
Tentation ...

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dimanche, 20 août 2006

Quand la "longue traîne" revient par la fenêtre ...

Une petite pratique de Netvibes nous convaincrait assez facilement de l'intérêt de pages personnalisables qui seraient mises à disposition d'usagers de bibliothèques. Déjà des prestataires SIGB/Portails y songent ...
Et voilà que dans une récente interview sur 01 net, Tariq Krim, fondateur de Netvibes développe un tantinet sa philosophie axée sur une réelle appropriation par l'internaute de ses données + un concept dérivé de la "long tail" (longue traîne en français). La réversibilité de ce concept est étonnante et permet de mesurer la progression qualitative des développeurs.

Rien de nouveau, en fait, sauf que, peut-être qu'en marque blanche, des applications intelligentes telles que Netvibes vont pouvoir compléter nos offres SIGB/Portails ...

samedi, 24 juin 2006

Où il faut revenir sur l'offre de la BDIC

Cette annonce décrite par Figoblog n'avait pas échappé aux yeux scrutateurs des angoissés des nouveaux portails. Mais dans le processus intellectuel/professionnel, ce n'était pas le bon moment...
Rendre "faisable" l'articulation entre portail et service personnalisé conforte notre intuition première. Un long chemin reste à parcourir avant de mettre au point la bonne articulation, un syncrétisme cohérent en quelque sorte.
Le tiroir de la cuisine s'organise ...

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Encore faudrait-il définir les notions de portails, de site d'accueil, de "gare de triage".
Informer, renseigner, aiguiller, écouter : cette grille pourrait servir de conducteur à l'élaboration de l'architecture webienne proposée aux usagers des bibliothèques...
(faudra-t-il aller jusque là ?)

edit ce jour :
y'a de l'écho

cf cette réflexion de Michel Briand sur les usages urbains : "Brest voudrait mettre à la disposition des habitants un agrégateur interactif (netvibes est un exemple d'interface de ce type) permettant à chacun de construire sa propre fenêtre sur la ville en sélectionnant des flux d'informations venant de sites proposés par les services de la ville, les associations ou d'autres acteurs brestois (presse locale, blogs, culture ..).
Il n'est pas utile ici de passer par un serveur centralisé qui inscrive les préférences des utilisateurs avec tous les risques d'utilisation des données personnelles.
".
Son nom ? Un "agrégateur local interactif "

vendredi, 16 juin 2006

Nicolas Morin est un biblioclaste

Dans son billet consacré à Primo, Nicolas Morin revient sur cette idée qu'il avait émise de séparer franchement SIGB et interface. (un autre billet me semblait plus prudent)
Ses deux principes :
1. Primo [ou n'importe quel moissonneur ?] moissonne les données du SIGB, les copies dans une seconde base, qui lui est propre."
2. "Tout ce qui est récupéré dans la base Primo est remâché pour être proposé dans une interface publique"

En quelques mois, je trouve qu'il y a une réelle avancée sur ce sujet pourtant iconoclaste.

Je rapprocherais ceci de la démarche décrite par Marlène sur les OAI : "mettre en place des outils de recherche suffisamment ergonomiques pour que l'on puisse le [le document] retrouver facilement".

Dans le cas de figure d'une installation d'un nouveau SIGB, la question qui est clairement posée concerne la priorité donnée (en terme de visibilité) au portail ou à la page d'accueil personnalisée.
Cette deuxième hypothèse n'est pas complètement insensée. Un produit comme netvibes, par exemple, devrait le permettre en grande autonomie.
La difficulté semble plus culturelle que technologique.

Nicolas, tu casses la baraque des bibliothécaires.

mercredi, 07 juin 2006

Les mains dans le tiroir de la cuisine

Avant de jubiler benêtement, et en attendant la première rencontre avec le prestataire SIGB/Portail, il n'est pas inutile de reposer la question des priorités dans le portail.

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Le tiroir fourre-tout de la cuisine pourrait être un bon exemple : on y cherche/trouve/recherche/découvre autant d'outils que d'objets [ce qui fait penser à la dispute très Valladolid qui se tient sur la traduction du mot stuff en français]
La notion de rangement est ici aléatoire, déterminée sans doute par deux critères : la place et la praticité (l'avoir sous la main). Ranger ensemble outils (casse-noix, épluche-légumes, élastiques, bouchons, tire-bouchons) paraît assez sensé, même si aucune logique ne l'explique (quoique ...).
Une double exploration s'effectue alors : mains qui fouillent le tiroir en agitant bruyamment les choses (le son évoque des objets), vue embrouillée des objets et découverte.
Pendant ce temps, la mémoire fonctionne : elle tente de se rappeler (par association d'idées ? Par classement contraint [tout-ce-que-je-ne-sais-pas-ranger-je-le-mets-ici] ) si la direction est bonne, la localisation excellente, la situation correcte.

Offrir à l'usager le choix du rangement sur le portail serait donc une des recommandations à prendre en compte sérieusement. Les tiroirs à couverts, les placards à assiettes, ...seraient identifiés, puis un choix serait laissé pour grouper "l'ingroupable", ce qui revient à faire cohabiter ce qui fait moteur :
- avec le contenant,
- avec le contenu.

à suivre ....

Trouver le point G ?

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Les annonces de G commencent à chauffer les oreilles de Tim (c'est la nouvelle appellation de notre service : Technologies Informatique Multimédia).
On penchait déjà pour une page d'accueil personnalisable, mais là, il va falloir carrément l'intégrer dans le projet.

Pourquoi ?
- pour sortir par le haut de la problématique "je stocke où mes recherches ? ",
- pour proposer/suggérer/imposer une suite libre,
- pour construire une alternative durable à l'expansion tous azimuths des services captifs.

La difficulté est de placer l'offre en regard du "service traditionnel" des médiathèques, sans chambouler perpétuellement les choses.

Il nous faut donc construire un modèle, un scénario de déploiement, et une architecture.

Les tiroirs ne sont donc pas tous pleins....

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