Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

lundi, 30 novembre 2009

Plateformes enfin ?

D'aucuns connaissent mon obsession morbide pour les projets de plateformes d'accès aux documents numériques, ici et maintenant, c'est-à-dire adaptables à chaque établissement et capables de mettre à disposition toutes les acquisitions/ découvertes/ production tant pour les usagers que pour les abonnés. ( et je ne suis pas le seul)

Accélération soudaine des processus ? Révélations  opportunes ou opportunistes de projets ?  L'annonce de la présentation  imminente de POLINUM le 17 décembre prochain révèle que des acteurs de la chaîne numérique sont très intéressés  - soudain ? - par la diffusion. On citera dans le désordre : Arkhenum, I2S, Exalead, Adera et encore Isako.

[Rappel arrière et récent : I2S vient de prendre le contrôle d'Amanager, soit une alliance d'acteurs majeurs de la numérisation ( matériels et process).]

D'un côté, immobilisme quasi total (on en connaît les raisons et elles n'excusent pas tout), de l'autre projet quasi industriel. Et entre les deux ? Quels sont les acteurs de la numérisation qui pourraient participer à un tel développement ? Quel écho recevraient-ils de la part de bibliothèques ? Qui financerait l'étude ? Pourquoi tant de silences ?

4 à 5 e-diffuseurs d'ebooks pas toujours connectés aux libraires, une demi-douzaine de plateformes pour bibliothèques ( Numilog, Bibliomedias, l'Harmattèque, Eni, Cyberlibris, ...) = un désordre qui n'engendre pas les projets. Et pourtant, l'urgence est certaine.

 

 

 

mercredi, 04 novembre 2009

ebook actu semaine du 26 octobre 2009

Quand le combat fut titanesque

C'est qu'ils "moururent tous ou presque", selon la chanson ...

En titrant choc, le Figaro assure la meilleure publicité pour les tablettes et les livres numériques. A découvrir dans le spécial Noël/Fin d'année

L'ebook côté marketing

Dans ce billet, l'accent est mis fortement sur les aspects "marketing" de l'ebook. Ce qui ne surprend pas. 2010 sera donc ebookiste ou ne sera pas.

 

La Bpi sort ses tablettes.

Ce qui est formidable avec ces grands établissements, c'est que dès qu'ils bougent d'un doigt, la chose devient réelle. Les tablettes et la Bpi sont une histoire ancienne, aussi ancienne que celle des deux ou trois bibliothèques "publiques" elles aussi, qui se sont lancées dans l'aventure il y a ...deux ans ? Les vitesses sont un peu différentes, soit.  Mais quid des livres numériques eux-mêmes ?  On aimerait, de la part de la Bpi qui en a les moyens, une vraie négociation sur les acquisitions, les plateformes, les droits, bref tout ce qui est du ressort des contenus.  L'enquête c'est bien, c'est marketing (voir au-dessus Figaro et Cie), on attend plus. A noter qu'une grande médiathèque proche de Paris ne devrait pas tarder à prêter ses tablettes ( Sony, CYbook, Opus)

 

Quand L'Harmattan s'y met

lhamatehque.jpg

 

L'offre de l'Harmathèque aux bibliothèques est un petit bijou de bureaucratie : le devis comporte 17champs obligatoires, dont un mystérieux mot de passe. Les ebooks figurent au programme. Cette plateforme a le mérite de répondre  à sa manière à une demande de bibliothèque. Citons :

"Une interface administrateur permettra à chaque structure de :

  • - Limiter les accès
  • - Faire une sélection de programmes disponibles
  • - Mettre en valeur certains programmes
  • - Ajouter de nouveaux utilisateurs
  • - Gérer les espaces clients
  • - Mettre en ligne leur logo…"

On en apprend un peu plus dans la brochure, [pdf] mais pas encore assez, d'autant que les accès aux ebooks sont limités , je cite, "par structure et par utilisateur en raison des DRM.".


Du sang, du sang et du sang


romandarnaud.jpgLe Roman d’Arnaud est une expérience de lecture 2.0 qui s’appuie sur le principe de l’édition numérique et du Web 2.0. L’expérience va débuter le 31 octobre 2009. Pendant 40 jours et 40 nuits, trois auteurs vont se relayer pour écrire un roman d’un nouveau genre sur Facebook en offrant la possibilité aux lecteurs d’interagir au fur et à mesure que l’intrigue leurs sera dévoilée.

L'exercice peut être suivi sur Facebook ou Twitter

mardi, 27 octobre 2009

659 ou 24 ?

Rentrée littéraire "physique" : 659 titres . Rentrée littéraire numérique : 24.


  • Bibliosurf ( libraire : Bernard Strainchamps) en propose 12  ( de chez Grasset) :

Heureux parmi les morts , Elisabeth Barillé

Le tombeau de Tommy , Alain Blottière

Murmures à Beyoglu , David Boratav

La tangente , Amina Danton +  Extraits

Le sari vert , Ananda Devi

La délicatesse , David Foenkinos

Trois femmes puissantes , Marie NDiaye

La diagonale du vide, Pierre Péju

La blessure et la soif, Laurence Plazenet

Efina, Noëlle Revaz

Les arrangeurs,  Laurence Tellier-Loniewski

L'autre vie,  Mathieu Terence

  • Numilog, via son système de plateforme, propose 5 titres chez Grasset et 7 chez Fayard :

Le rapt, Anouar Benmalek

Le secret Gretl, Marie-Odile Beauvais

Mais le fleuve tuera l'homme blanc, Patrick Besson

Un sentiment, Natascha Cucheval

Les succursales du ciel, Gérard Pussey

Mes illusions donnent sur la cour, Sacha Sperling

La chambre de la vierge impure, Amin Zaoui

Solo, Michka Assayas

Anna la nuit,  José Alavarez

Le coeur en dehors,  Samuel Benchetrit

Les sentinelles, Bruno Tessarech

Fragments d'une femme perdue, Patrick Poivre d'Arvor

  • et chez Albin Michel : 8 (dispo également chez Numilog)

Le Club des Incorrigibles Optimistes,  Jean-Michel Guenassia

On ne boit pas les rats-kangourous d'Estelle Nollet.

Le Voyage d'hiver, d'Amélie Nothomb
Hors Champ, Syvlie Germain
Sépharade, d'Eliette Abécassis
Le grand exil, de Franck Pavloff

(sources  : Aldus, Bibliosurf, Livres Hebdo)

lundi, 26 octobre 2009

ebook actu semaine du 19 octobre 2009

Cochon qui s'en dédit. Finalement, je reprends cette chronique hebdo parce qu'elle me sert de repère sur l'évolution des usages et des pratiques et me permet de mesurer de manière pragmatique l'écart entre les annonces et la réalité des bibliothèques.

Quand Aldus interviewe JY Dupuis

Grand moment que le témoignage de JY Dupuis sur son aventure québécoise. Ou comment un homme fait oeuvre collective sans rétribution et par quelles manipulations passent les fichiers avant d'être rendus lisibles par les liseuses. (décidément, les fichiers Imprimeurs ne sont pas des livres numériques)

Le dosier Educnet remis à jour

Référence intéressante dans la compréhension du phénomène du livre numérique, le dossier d'Educnet est remis à jour.

 

Quelques motifs d'étude

pirate.jpg

 

Qu'est-ce qu'on pirate aujourd'hui ? Tout ! Les ebooks n'y échappent pas même si le phénomène reste très réduit, ce que tend à démontrer ce rapport. Interview de l'auteur de l'étude

Les réflexions de Constance Krebs sur les livres numériques se situent d'entrée de jeu dans le rapport auteur /éditeur / libraire et proposent d'explorer les (infinies ?) possibilités de parteneriat via une agence du livre et de la lecture. ( edit 27 oct : les commentaires en privé de l'auteure de l'étude)

Où sont les libraires numériques  ?

 

carte_libra_num.jpg


C'est Aldus qui met à jour la carte des libraires qui offrent un service d'achat de livres nuémriques.

Le prix unique du livre pour de mauvaises raisons

Suite du Salon de Francfort : des effets d'annonce, des demandes dont on se doute que les réponses ne seront pas si simples à élaborer.

Numériser avec l'Emprunt d'Etat ?

Les éditeurs ont trouvé l'idée de l'Iabd assez bonne pour la reprendre. En demandant  160 millions d '€, ils pensent couvrir l'ensemble des ouvrages épuisés et les oeuvres orphelines. C'est tout le mal qu'on leur souhaite.

Question : les bibliothèques disposeront-elles d'une Licence nationale pour y faire accéder leurs abonnés et lecteurs ? Ou bien devront-elles payer une deuxième fois ce qui aura été financé avec de l'argent public ?

Roger Chartier : qui ça ?

Nouvelle approche par un champion du livre de la chose numérique. Via Aldus.

BookServer, l'interface qu'on attendait ?

Arrivée semaine dernière d'un petit -pas si petit que ça -  dans le livre numérique : BookServer. Parrains prestigieux et compétents, interoprabilité des formats, des supports et  moteur puissant : libraires et bibliothèques pourraient y trouver leur compte. Le bémol est l'abscence de textes en français, même si Cocteau, Racine (mais pas celui que l'on croit) et Alexandre Dumas y figurent. D'ailleurs, sur le moteur de recehrche, quelques questions demeurent aujourd'hui sans réponse.

La présentation semble très alléchante. Et le schéma ci-dessous vaut un long discours.

bookserver.jpg

EBouquin et l'actualité de la semaine

logo_ebouquin.jpgC'est par ici

 

 

jeudi, 15 octobre 2009

La libraire, l'éditeur et le bibliothécaire

Rencontre organisée à Toulouse mercredi 14 novembre (qques twitt ici ), dans le cadre des soirées de  l'Ina, sur le thème du livre numérique : celle-ci tombait pendant la Novella et n'a sans doute pas attiré tout le monde qu'on aurait pu  attendre. Intervenants : Les éditions Privat (Philippe Terrancle) Ombres Blanches (Ingrid Ledru) et Bibliothèque de Toulouse (Michel Fauchié)

Les positions des uns et des autres étaient finalement assez classiques. Quoique.

Figures.

- L'éditeur : rappelle le contrat qui le lie à son distributeur ; pour le numérique, appelle une loi qui garantisse le prix du livre et  "moralise" les rapports éditeur/e-distributeur, dit attendre avant de se lancer dans le numérique

- La libraire rappelle combien la librairie est un LIEU, ne peut vendre aujourd'hui de livres numériques  à une bibliothèque, imagine une médiation sur le numérique

- Le bibliothécaire acquiesce sur la valeur de l'espace dont les attributs sont : social et culturel, demande que la rentrée littéraire soit autant numérique que physique ( papier : 659/numérique : 24),  veut acheter ses livres numériques à un libraire, avance l'idée d'une médiation numérique très forte , propose que dans 3 mois, l'éditeur, la libraire et le biblithécaire reviennent devant les participants avec un projet local commun.

Pendant ce temps-là, précision sur:

- les fichiers PDF d'imprimeur qui n'ont jamais fait des livres numériques sans intervention technique,

- les données attachées au livre numérique qui n'obéisent aujorud'hui à aucun protocole commun

- l'absence de droit de prêt du livre numérique qui autorise à copier 5 exemplaires dudit livre au titre de la règle attachée aux DRM

- l'intérêt de lire de toutes les manières, du livre "sensuel" à la tablette "laide", du feuilletoir au téléphone

Pendant ce temps-là, aussi, Affordance affûte ses propositions.