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jeudi, 28 janvier 2010

l'extase et l'effroi 2.0

Octobre 1996 : "Manière de voir" publie son premier numéro consacré à Internet. Les Digital Native sont à peine nés, Google n'existe pas, les abonnements à Internet s'effectuent avec des disquettes et des CD, le haut débit est une chimère, les sites Web sont construits avec Dreamweaver, un ordinateur coûte entre 10000 et 30 000 F...

C'était dans un autre siècle.

Avec  "Internet, révolution culturelle", Manière de voir revient pour son n° 109  sur ce qui nous aura bien occupé ces dernières années.

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Les bibliothèques ne sont pas oubliées ici. Dans les trois parties, elles figurent à la fois comme des concepts, des espaces, et parfois des fromenteurs de troubles numériques.

A force d'avoir le nez sur le guidon, on en aurait oublié la révolution dans la révolution, celle qu'Internet a déclenché en s'appuyant sur les développements technologiques. Par son approche pluridisciplinaire, "Manière de voir" (présentation détaillée ici) nous renvoie à nos "effrois" qui s'appellent aujourd'hui "liberté d'accès", "monopole", "documentarisation du monde", mais aussi à l'extase au sens propre du terme : " l'individu, tout en étant conscient et capable de mémorisation, n'a plus aucune perception de lui-même, tout entier absorbé par un ailleurs". De cet ailleurs, nous cherchons encore les limites, les bornes, l'usage parfois.

Et pour 2024, quel titre donnera "Manière de voir" à son "Internet" ?

08:22 Publié dans WEBIEN | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : manière de voir, monde diplomatique, internet, 2010 | |  Facebook | | |

dimanche, 04 octobre 2009

La photo de la semaine

IMGP3378.JPG

Dans le Monde  du samedi 3 octobre, cette photo de Raymond Depardon, titrée "Salome et Anita, de l'Etat du Roralma au Brésil, parlent le yanomani".

L'effet de lumière fait pousser des oreilles à la Star Trek aux deux femmes, comme si leur qualité d'extra-terrestres était affirmée. Parce qu'elles parlent une langue qui va disparaître et que nous ne connaissons. Par exemple le xeta est comprsis par deux personnes au monde, dont l'une ne le parle pas.

Cette incommunicabilité orale rejoint-elle celle que Philip Roth signale dans le même journal, en disant que "je pense que, désormais, les gens qui lisent et écrivent sont une survivance, presque des fantômes" ?

Peut-être, mais tant le programme Sorosoro que Philip Roth lui-même témoignent que la perte de nos cultures passées ne s'effectue pas sans bruit, sans dire, et que ce n'est déjà pas si mal.

-->  pour la courte citation de Philip Roth, interviewé par Josiane Savygneau, je ne risque pas l'enfer. Pour la photo du journal Le Monde qui montre une photo de Depardon, je suis peut-être / sans doute/possiblement en situation infractionnelle. Je deviens "l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours".

 

 

14:08 Publié dans demain, les bibliothèques, EN VILLE, WEBIEN | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : depardon, startrek, philip roth | |  Facebook | | |

lundi, 14 septembre 2009

Nous ne cessons de lire

"Nous ne cessons de lire, surtout nous les citadins, même si nous n'ouvrons pas un livre, n'achetons pas de journaux : noms de rues, de magasins, panneaux publicitaires, feux de croisement, poteaux de signalisation,, etc. Nous sommes appelés à n'être que des lecteurs de signe."

JB Pontalis " Fenêtres",  Gallimard - 2000 ISBN 9 782070 757183.

19:46 Publié dans LIRE, WEBIEN | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lire, pontalis, twitter | |  Facebook | | |

vendredi, 13 février 2009

Googlebooks est en campagne

Cette annonce, vous l'avez vu dans Livres Hebdo il y a quelques semaines, je la découvre dans mon quotidien régional mercredi. Tout comme dans Le Monde des 8-9 février :

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D'un magazine professionnel à deux quotidiens dont l'un tire à 800 000 exemplaires, tout Google est là.
Communiquant sous forme de publicité, la société prend soin d'arroser large, pour justifier sans doute sa pratique d'op-out : "je vous l'avais bien dit".
Le message est clair (explications ici) " vos droits peuvent être affectés" si vous avez publié, en tant qu'américain, un ouvrage hors des Etats-Unis. La population américaine qui a publié des livres et qui habite à l'ouest de la France doit se résumer à quelques unités.
- obligation d'enregistrement au Copyright Office américain, lequel, selon Wikipédia est le dépôt "légal" ("Tout livre publié ou diffusé aux États-Unis doit faire l'objet d'un dépôt en deux exemplaires auprès du bureau du Copyright (United States Copyright Office) de la Bibliothèque du Congrès"), c'est-à-dire une extension assez considérable du dépôt.
- unicité du dépôt pour tous les auteurs, tous types de "livres"
- indemnisation très basse.

Tout cela ne nous concerne pas, direz-vous. Exact. Sauf que ...les auteurs américains publiés hors des Etats-Unis font partie des patrimoines écrits que nous lisons, aimons, découvrons.
Et qu'une telle restriction assortie de menaces juridiques semble bien loin de ce que nous faisons dans les bibliothèques.

(pub sur le site de Livres Hebdo)
pub_google_LivresHebdo.jpg

07:36 Publié dans WEBIEN | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : g..gl., droits d'auteur, googlebooks | |  Facebook | | |

mercredi, 04 février 2009

Indiscrétions

Non pas les bonnes feuilles des derniers écrits à la mode, mais deux "révélations" mises côte-à-côte :

- la carte des branchements Internet de mes voisins (la précision : n° dans le rue, type de boîtier)

indiscrétions1.jpg



-la localisation en temps réel de mes "amis"
indiscrétions2.jpg


alors pourquoi sommes-nous si impudiques ?

23:53 Publié dans WEBIEN | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |