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lundi, 19 février 2007

Un nom de domaine pour les bibliothèques ?

"bm.", "mediatheque.", : les stratégies d'appellation des bibliothèques territoriales semblent varier au gré de critères qui ne sont pas certes pas ceux de la visibilité globale de ces établissements.

En partant de la liste établie sur le site Internet de l'ADBGV (au 15 février 2007), soit environ une centaine d'adresses,
on obtient les résulats suivants :
- nom de domaine commençant par "bm", "bmvr", "mediatheques" , "bib", "nom de la bibliothèque" : 52 soit un peu plus de 50 % [ vivisimo en compte 63, dont quelques intrus]
- nom de domaine , suffixe d'un site de collectivité territoriale : 27
- indication d'une rubrique dans un site institutionnel : 9
- renvoi au site Internet de la collectivité : 8.

medium_bib2000addnb.png

S'il existe des conventions de nommage propres aux collectivités (format commun de nom de domaine), l'ajout de préfixes ou de suffixes n'obéit à aucune contrainte. Et plus encore, le terme "bm" n'est pas soumis à autorisation ou obligation.
La question pourrait revenir d'actualité avec les nouvelles règles fixées par loi, qui peut déléguer à un organisme prestataire l'attribution des noms de domaines. L'Afnic d'ailleurs s'en étonne - à juste titre, tant il semblait acquis que ce "patrimoine national" devait être préservé sans discussion.


Quelle est alors [et quelle serait] la visibilité des "bm" sur l'Internet ?
Aucune !
Alors que certaines professions ou établissements disposent de noms de domaines réservés : avocats, médecins, fondation, confédération, les bibliothèques n'ont jamais fait l'objet d'une telle restriction.

L'usage premier est vraisemblablement le "bm.", qui a été remplacé par "mediatheques." (une douzaine de sites), mais sans que s'organise une classification transparente ; celle-ci aurait pu être le fait d'associations professionnelles, sous forme de recommandation par exemple, avec ou sans protection de l'appellation.
medium_pizza.jpg

Les avantages d'une telle démarche : le syndrome de la pizza "globale"
- un accès reconnu aux bibliothèques publiques (y associer les B.U.) ; rêvons à une localisation d'une bibliothèque de manière aussi simple que celle d'une pizzeria ...et donc une couverture du territoire
- un développement de la consultation des ressources en ligne des bibliothèques,
- un encouragement - une émulation - au développement de services à l'usager,
- un réseau identifié et cohérent, par les liens qu'il engendre entre établissements, par les mutualisations possibles,
- une sorte de "label" de service public.

Et ses inconvénients : la restriction cognitive.

- d'autres établissements que les bibliothèques proposent leurs ressources en ligne : le concept d'intelligence territoriale( évoqué ici et repris par ) gagne du terrain,
- il n'est pas (encore) certain que le modèle de la bibliothèque en ligne soit le meilleur vecteur d'accès au savoir, versus l'espace social "ici et maintenant" ; en tous cas, l'affaire avance assez lentement ;-)

Ah ! Si tous les biblio.fr du monde voulaient ...

08:30 Publié dans Hybridation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : afnic, adbgv, bibliotheques, mediatheques, corbineau | |  Facebook | | |

dimanche, 18 février 2007

plate-forme vs plateforme

Dans les approches de services de documents à distance et/ou numériques, on rencontre à un moment donné la question de l'unicité des accès. Comment se sortir honorablement de cette difficulté à ne pouvoir aujourd'hui présenter toutes ces ressources sur une plate-forme unique ? ?
Définie par Wikipédia comme "un lieu surélevé et plan, sur lequel on peut positionner, orienter, entreposer différentes choses", la plate-forme doit permettre d'accéder à des ressources d'origines différentes et à des supports divers.
medium_plateformes.jpg
Parce que le choix de plusieurs fournisseurs entraîne de facto l'arrivée d'autant de plates-formes que de prestataires, le portail de bibliothèques est (sera) confronté à cette difficulté.
Imaginons un abonnement - par une bibliothèque - à la plate-forme A, suivi d'un deuxième à la plate-forme B.
Supposons maintenant que l'accès par l'Opac ne permette pas d'effectuer un choix direct, soit parce que les ressources ne sont pas cataloguées (cas d'un catalogue d'un éditeur musical, trop abondant et/ou sans notice existante dans l'opac), soit parce que ces ressources ne peuvent être atteintes via la plateforme pour des raisons de sécurité (zone DMZ)
Ce dernier renvoie donc à la plate-fome où est placé en attente le document à télécharger. L'abonné doit alors s'identifier [quoique ... un annuaire LDAP ne pourrait-il pas faire la soudure ?]. Puis, ayant repéré sa ressource, il peut la demander (si elle est libre) pour la durée de prêt prévue par la bibliothèque.
La difficulté commence quand l'abonné identifié repère un nouveau document situé sur la plateforme B. Il "se rend" sur la plateforme B : nouveau processus, nouvelle identification, puis enregistrement de son prêt.
Il y a donc une question relative à l'accès, à l'ergonomie.

Et beaucoup d'autres, qui se réfèrent à l'activité des bibliothèques :

- Le portail est-il / doit-il [r]assembleur ? Si oui, comment résout-il la difficulté ?

- La fonction "prêt" supportera-t-elle d'être éclatée ?

- L'évaluation (statistiques, pertinence) va't-elle dans le sens d'un meilleur service ?

- Quid de la cohérence des collections (fonds, supports) ?

19:30 Publié dans Hybridation | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : portail, plate-forme | |  Facebook | | |

mercredi, 06 décembre 2006

L'immatériel au rapport

La publication du rapport Lévy-Jouyet sur l'économie de l'immatériel, lundi 4 décembre, agite les sphères économiques financières et culturelles.

Quelques phrases choisies :
"L’immatériel est aujourd’hui le facteur clé de succès des économies développées" : d'autres aussi, on peut le croire et l'espérer

"La rupture technologique constatée dans le secteur des technologies de l’information et de la communication est une évidence." : une évidence ...évidente

"Dans notre culture marchande, il est rare que des individus acceptent de travailler sans rémunération,
et dans l’intérêt de tous."
: dans votre culture marchande, certes

"Malheureusement, et même si l’enjeu est bien de multiplier ce genre de profils dans notre société, toute la population active ne pourra pas devenir des « manipulateurs de symboles" : c'est sûr, les téléopérateurs, par exemple ...

"Il est [...] illusoire de considérer que l’État, compte tenu de sa situation financière actuelle, pourra seul répondre aux besoins de financement des établissements et financer les projets indispensables au rayonnement de la culture française". : nous voilà prévenus !

"Certains membres de la Commission ont en effet considéré que l’allongement de la durée des droits pour toutes les oeuvres serait de nature à améliorer la situation financière des producteurs et, partant, leur soutien à la création." : voilà qui rappelle quelques échanges bien vifs autour de la Dadvsi


Les commentaires commencent à donner le ton de l'ambiance générale. Une présentation savamment orchestrée selon certains, mais selon d'autres,quelques inquiétudes notamment sur la position relative aux brevets logiciels et les modifications de la Dadvsi (encore elle !)
A suivre ...

medium_immateriel_klein.jpg


edit 11 décembre :"l'affaire des brevets" semble être un des points de crispation du rapport .

edit 12 décembre : la compublique s'inquiète aussi

edit 14 décembre : Ville Internet met en question la formulation "de la non extension du champ du brevetable"

23:00 Publié dans Hybridation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dadvsi, immatériel, jouyet, levy | |  Facebook | | |

samedi, 18 novembre 2006

Du nouveau chez Netvibes ?

C'est Fred Cavazza qui le dit, au sortir d'une conférence tenue le 16 novembre avec Tariq Krim .
La fin des PAP a -t-elle annoncée un peu vite ? Le modèle fait ses preuves (7 à 8 millions de pratiquants), il va se développer vers de nouveaux services marchands, une version mobile, de meilleures compatibilités avec tous les navigateurs ...

Mais surtout sont annoncés, dixit Fred Cavazza :
--> plus d'interactivité entre les modules avec la capacité d'un module à en ouvrir un autre et à échanger de l'information ;
--> des modules collaboratifs qui autorisent la consultation et l'édition simultanée.

L'apparente complexité n'en est pas une pour le coeur de cible ; qu'en sera-t-il pour tous les autres , c'est-à-dire celles et ceux qui ne veulent consacrer à leur recherche d'infos que le temps ...minimum ? Il est vrai qu'avec le web social, l'échange pourrait prendre le pas sur le reste . La question pendante reste bien celle du choix de l'outil pour celui qui met ses infos à disposition ; de ce côté, les portails actuels en sont bien loin...hélas.

23:05 Publié dans Hybridation | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

mardi, 31 octobre 2006

Aborder le Web 2.0

Comment aborder (et seulement aborder) le Web 2.0 dans les bibliothèques et avec les bibliothécaires?

L'ADDNB vient de mettre en ligne un petit tutoriel qui permet de réaliser une première séance avec exemples adaptés. Pas à pas, sont présentés les fils RSS, le navigateur Firefox, les blogs, un exemple de page d'accueil personnalisée.
Une séance de deux heures est nécessaire pour en faire le tour.
D'autres ressources sont évoquées.

medium_logo_rss.png



edit 13 novembre : sur ce site , des ressources intéressantes : fils RSS par exemple

edit 18 novembre : l'Université de Montréal propose son approche

edit 21 novembre : une autre présentation très complète de Danieèle Le Hénaff ici (powerpoint)

12:50 Publié dans Hybridation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : RSS, web 2.0, bibliothèques 2.0, blog | |  Facebook | | |