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mercredi, 01 février 2006

A quoi ça sert, de se réunir autour des DADVSI ?

Vendredi 10 mars, à La Roche-sur-Yon - en Pays de la Loire , table ouverte pour un tour de DADVSI à l'IUT.


Dans les bibliothèques et les centres de documentation, on n'a pas fait le tour de la question, non.
Alertés par les organisations professionnelles, les bibliothécaires s'interrogent sur les effets d'une loi qu'il faudra appliquer au quotidien, sous les yeux pour le moins incrédules( futur présent) des usagers.
Le droit d'auteur, ils connaissent :
- il leur coûte sans doute au bas mot 20 millions d'euros par an (c'est le montant de la remise désormais reversée par les libraires aux sociétés collectives de gestion de droits d'auteurs)- source Ministère de la Communication
- ils l'expliquent tous les jours aux usagers, depuis le graveur fou, celui qui se promène entre les bacs de Cd en demandant une prise électrique pour recharger son ordinateur portable jusqu'aux lycéens qui constituent leur première revue de presse ;
- ils en parlent tous les ans au moment de décider de nouvelles collections : abonnements en ligne ? livres numériques ? Mais les droits sont-ils bien respectés ?

Les auteurs, ils connaissent - un peu - aussi : ils les accueillent très régulièrement et proposent la rencontre avec les lecteurs.

Alors, changer la loi, sans parler des équilibres fragiles construits entre lecteurs, auteurs, créateurs, crée une frustration chez celles et ceux-là mêmes qui ont à coeur de parler sans détour des droits et devoirs des uns et des autres : droit de créer, droit d'accéder à la connaissance, devoir de respecter le lecteur, l'auditeur, devoir de transmettre.

Droit, coeur, connaissance, transmission : bonne journée !

Pour s'inscrire : et hop !

22:15 Publié dans DADVSI | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : | |  Facebook | | |

De ci de là, de Dav, de Dsi

Nombreux sont les commentaires sur la DADVSI.
Celui-ci se démarque un peu du climat juridico-technico-culturel ambiant pour plonger plus avant dans la chose ; je l'appellerais , parce pas je n'ai pas d'autre mot, l'accès à la société de la connaissance.
Du coup, vu sous cet angle, on peut rejoindre quelques préoccupations fondamentales qui mettent en avant des positions nécessaires, défendues aujourd'hui par celles et ceux qui croient [encore] au bien public (voir à ce sujet l'excellentissime ouvrage de Lawrence Lessig, préfacé par JC Guédon ).
La ligne de défense peut paraître vieillotte, nenni, elle est d'une modernité étonnante, parce qu'elle promeut l'idée que l'accès à la culture se rit des pièges technologiques, à condition de promouvoir les conditions d'accès au savoir.

Après ces grands mots, qu'en dit aujourd'hui les e-canards ?
On y vient par la bande .
Exemple, cet état des bibliothèques numériques en France qui est loin d'être au niveau de la promesse; l'arrivée du Gasic y changera-t-elle quelque chose ?
Exemple encore le positionnement des partis politiques en plein désaveu de leurs députés.

En attendant mars , faites sauter les crêpes ! Bonne Chandeleur !