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mardi, 14 mars 2006

(2)Les jean's, les patates et les droits d'auteur

Les jean's à 150 € ou un livre ?

Y a-t-il choix entre l'achat de jeans à 150 € et des livres/supports musicaux dématérialisés ? Pour toute une génération d'étudiants, il ne semble pas que la question se pose dans ces termes.
Pour les bibliothèques qui fournissent un accès au savoir et doivent remplir cette mission au nom du principe d'égalité (même si les jean's à 150 € prolifèrent pendant ce temps-là), il n'y a pas de livres, de revues électroniques à moindre coût possible. C'est une différence fondamentale.

Quand bien même, les choix des individus ne peuvent être dictés par la loi : le marché des jean's à 150 € serait alors dans un tel état qu'il faudrait, sans doute, l'aider à survivre. ( Je propose alors : pour dix livres achetés, un jean gratuit)
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Après le plombier polonais, l'auteur russe.

C'est l'histoire d'un jeune homme russe qui vient en France, écrit, écrit, écrit et est publié. Il devient un grand auteur .
Peut-on dire que la reconnaissance de la valeur littéraire est liée au seul droit d'auteur ? Non, encore faut-il que l'oeuvre soit appréciée (ou non) par son public. Dire que la force d'âme du créateur, sa constance dans l'effort constituent la base du droit d'auteur, est relativement faux. Il est lié à son talent découvert puis reconnu.

Alors qui paie qui (éditeur, auteur, distributeur), et quoi ?
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le salaire de l'auteur.

J'emprunte à JFC (Jefsey) Morfin cette analyse que je partage :
"Tout travail mérite salaire, mais pas rente de situation. Quand un artiste écrit une oeuvre, elle doit être payée. Quand il la chante en concert, le concert doit être payé, pas l'oeuvre (elle est déjà payée). Quand le diffuseur diffuse, il paie le transport et peut faire un peu de bénef sur le timbre. Quand il adapte, il se fait payer son travail. Quand il fait rêver, il se fait payer le trip."

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dimanche, 12 mars 2006

Les jean's, les patates et les droits d'auteur (1)

Où il est question des jeans des filles de M. R, des pommes et des patates de M. T, dans un amphi d'étudiants des Métiers du Livre
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La journée du 10 mars consacrée aux DADVSi à la Roche-sur-Yon a donné lieu à quelques échanges vifs.
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"La civilisation qui est la nôtre est celle du livre". Les patates.

Dire que le libraire est garant de l'indivisibilité de la propriété littéraire ne mange pas de pain (ni de pommes de terre) , même si cette assertion est vraie pour le libraire ; elle l'est également pour le bibliothécaire, tout comme elle s'appliquerait au disquaire. C'est la réduction de la civilisation au livre, qui aujourd'hui, pose question. En fait, le service apporté par le libraire n'est plus principalement l'accès au document (tout comme le bibliothécaire avec le numérique), et tout le monde peut s'accorder sur la nécessité d'une médiation, d'un échange, d'un service personnalisé dans l'accès au livre (ou à tout autre support) ; celui-là est inestimable, même s'il ne peut comporter l'affirmation selon laquelle le livre n'est pas vendu assez cher. En même temps, le libraire ne peut ignorer la chose non imprimée s'il veut poursuivre une mission dans l'univers culturel ; on l'a déjà dit et écrit ici ou là, chaque "lecteur" peut quasiment en ce moment créer sa propre bibliothèque, sa propre librairie . Son travail fera sens, mais pas autorité. C'est bien ce qui sépare l'amateur du professionnel.
Du coup, on voit bien comment se différencient le jardinier et le producteur. Les pommes sont meilleures quand elles sont du jardin, parce que valorisées par un service à nul autre pareil : le nôtre. Mais le producteur garantit des pommes toute l'année, il en établit le prix d'usage (contraint peu ou prou par le marché). Dans cette logique, le "cueillez-les vous même" n'est que la phase antépénultième du processus qui se poursuit par le transport ...et la dégustation. Il en est de même pour les biens culturels évoqués ici.
Vu sous cet angle, la culture des pommes et des patates est très respectable.

Rapporté à la dispute sur le téléchargement sans paiement, je dirais que manger les pommes qui dépassent sur le chemin a toujours été une activité sociale. Le propriétaire établit sa propriété sur le chemin soit par un coup de fusil ( à 38/300 000 euros) ce qui est rare, soit par un vigoureux dialogue avec le récipiendaire. Se dessine alors un champ moral partagé et discutable de deux manières : en tant qu'atteinte à la vie en société (puis-je gruger sans dommage la propriété de mon voisin alors que je lui reconnais une réelle valeur par la qualité de ses pommes ?), en tant que dérogeant au droit de propriété déterminé par la loi.
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à suivre...

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Il était une fois ...

En faisant ma revue de presse ce matin, je tombe sur deux textes qui renvoient à une figure de style bien ancienne mais efficace : " il était une fois" ; la nostalgie rôde autour des DADVSI. Déjà ? Alors que l'ensemble de la loi n'est pas votée.

- Chez le député Vanneste, un commentaire déposé fait l'objet d'un billet qui met en scène les disquaires
- celui-ci revient sur le rapport Internet/Diffusion.

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samedi, 11 mars 2006

dadvsi/bibliothèques : repaires des pirates ? ! ?

sur L'Atelier on lit à propos de la loi DADVSI // les exceptions bibliothèques :
" les bibliothèques et les services d'archives accessibles au public (gare aux jeunes garnements qui viendront y trouver leur bonheur !)".

La névrose du piratage continue.
Dans leur travail d'aménagement du projet de loi, les associations professionnelles ont bien insisté sur " l'usage raisonnable ".

L'amendement 272 (texte ici avec ses commentaires) décrit exactement les conditions d'usage qui ne concernent que les documents appartenant aux bibliothèques, archives et centres publics de documentation.

Il va falloir un sérieux effort pédagogique pour expliquer que cette loi concerne les droits d'auteurs et droits voisins et non pas la traque punitive des internautes téléchargeurs.

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jeudi, 09 mars 2006

8 mars : la nuit du changement de la chaudière

(le titre fait écho à un billet de Dominique Lahary publié ici )

Depuis plusieurs semaines, cette sacrée chaudière faisait des siennes, en fait depuis le 23 décembre , comme si la nuit du 22 décembre l'avait déréglé pour de bon. (et il y avait de quoi)

Cahin caha, elle remplissait son office, avec quelques ratés inquiétants .
Las ! après le 1er mars, entre le 3 et 4, arrêt définitif sous peine de tout faire péter dans la maison. Nous voilà bien handicapés.

Appel aux spécialistes, mais finalement consultation d'un chauffagiste sérieux.
On me conseille un changement ra-di-cal .
Dès mardi matin 7 mars, voici arrivé le nouvel engin, pendant que l'on emporte l'ancien , avec quelques regrets.

Les tuyaux sont là, la chaudière aussi, le gaz circule déjà, prêt à chauffer, mais pas gratuitement !

L'essai final se déroule le mercredi 8 mars entre 21 h et 1 heure du matin ; il ya des hauts, et des bas.

Régulièrement, la machine suspend son travail, et expire des jets d'eau, souffle, renâcle, surtout vers 23h50 : il faut alors relire le mode d'emploi.

mais, grâce à la lecture attentive de la notice, un peu complexe, tout semble redémarrer.

Chic, demain, j'essaie le tout.

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