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jeudi, 07 janvier 2010

Pourquoi je ne signe pas la pétition pour la TVA réduite sur le livre numérique

petition_tva_livNum.jpg

La voilà, l'initiative des éditeurs (notamment): réduire le taux de TVA sur le livre numérique .

On les attendait plutôt sur l'organisation d'une offre à la hauteur de leur réputation.

Pour les bibliothèques, deux cas de figure :

- les livres figurent sur un budget d'investisement de la collectivité : la TVA est reversée intégralement,

- les livres émargent au budget de fonctionnement : les 14% d'économie annoncés correspondent approximativement à ce que le droit de prêt avait amputé.

On peut en être (de la chaîne dite du livre) sans forcément se mêler des mesures économiques les plus propres à développer un secteur, à en sauver un autre ou encore (et là nous serions sans doute d'accord) à encourager de nouveaux usages.

L'édition n'a pas donné de signaux bien forts en direction d'usages collectifs du livre numérique : les 11 millions d'usagers des bibliothèques publiques apprécieront.

Dans ces conditions, je ne signerai pas la pétition.

vendredi, 06 novembre 2009

Berlin, quelle folie !

Encore trois jours et c'est l'anniv...

Du côté bibliothèques, voici l'expérience de la Bibliothèque de Toulouse qui a ouvert un blog dédié à l'évènement.

blog_berlin.jpg

Premier temps : recherche d'un "angle" suffisamment ouvert pour associer tou(te)s les bibliothécaires intéressé(e)s par un travail documentaire et bibliographique. La Musique mais aussi l'Actualité s'associent aux pôles Littéraure et Société.

Deuxième temps : recherche des "Une" des journaux de 1989, du moins ceux qui étaient présents dans la Bibliothèque cette année-là ( quotidiens et quotidiens ) : elles sont affichées dans l'espace Actualité.

Troisième temps : décision d'ouvrir un blog événementiel, donc éphémère, en sollicitant largement les internautes sur "leur 9 novembre".

Quatrième temps : les commentaires déposés font "livre", à travers un feuilletoir mis à jour en permanence ; il sera la trace.

Cinquième temps : associer la problématique des murs dans le monde, ces "barrières de séparation internationale" qui émaillent les frontières aurjoud'hui. Le titre "les murs  murent le monde" est repris ( avec accord) d'un dossier du Monde.

L'aspect le plus remarquable est sans doute cette carte des murs et l'ensemble des ressources collectées avec patience et ténacité, sources vérifiées chaque fois avec minutie. La carte n'était possible que dans cet environnement-là, mais donnait sens au travail collectif, telle une "sortie par le haut".

De ce chantier, restera l'idée de traitements nouveaux des collections, d'une collaboration dynamique, d'une conviction partagée et renforcée  que les réseaux sociaux font partie intégrante du travail de bibliothécaire.

 

Merci, Berlin !

 

21:32 Publié dans BIB | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : berlin, toulouse, bibliothèques, blog bibliothèque | |  Facebook | | |

jeudi, 15 octobre 2009

ce que ne dit pas l'étude sur les pratiques culturelles

A lire la synthèse de l'étude sur les pratiques cuturelles des Français à l'ère numérique , et sans remettre en cause la qualité des analyses, on pourrait dire ceci :

- mesurer les pratiques culturelles avec des outils datant d'avant  "l'ère numérique" rend difficile l'appréciation de l'impact de la dite ère numérique

- les pratiques dites numériques des Digital native par exemple ne peuvent  se résumer à la fréquentation des établissements culturels et leurs lectures concernent tout autant leurs activités de "lecture" musicale. Téléchargements, combien de divisions ?

- on attendra beaucoup des modifications du rapport dit DLL si celui-ci intègre bien les pratiques numériques dans les bibliothèques ; on comptabilisera - enfin - la fréquentation des sites Internet  des biblitothèques comme autant de visites, comme autant de "fréquenteurs", comme autant de lectures ou d'accès aux événements culturels

L'étude dans son intégralité est ici.

 

21:52 Publié dans BIB | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : deps, bibliotheques, ere numerique, digital native, boomers | |  Facebook | | |

samedi, 10 octobre 2009

Enssib édito et commentaires

La directrice de l'Enssib fait son édito en ligne chaque mois (enfin, je crois). Dans celui d'octobre, et à partir des disputatio Google via F Bon et O Ertzscheid, l'éditorialiste termine par "Toute la profession est ainsi interpellée." Adoncques, me voilà écrivant à la dite éditorialiste (enfin à "contact" car pas de possibilité de s'adresser directement). "Contact" me fait toujours penser (on est samedi, on a un peu de temps) aux films d'aviation où ce mot magique permet au héros de s'envoler bla bla bla ( honnêtement, après "contact", il y a "moteur", on y reviendra). Je lui dis que l'ouverture de commentaires nous permettrait de donner nos avis et à l'Enssib de les recueillir.

La réponse d'icelle se fait pas attendre. Trois jours plus tard :

enssib_commentaires.jpg

Dont acte.
Là-dessus, les initiatives et projets fusent autour et dans l'Enssib. En voici deux : ici c'est un labo qui est évoqué avec hébergement à la dite Enssib, mais véhémentes protestations (voir commentaires); là c'est un portail Formations annoncé, domaine dont on connaît -sans dévoiler de bien gros secrets - la force centrifuge des chapelles.
Alors, que faire des "sans commentaires" ? Quelle que soit la perception que chacun peut avoir de l'Enssib, pourquoi et comment une école emblématique de la profession peut ne pas s'ouvrir au dialogue tel qu'il est pratiqué aujourd'hui, peut ne pas accepter une discussion sur les sujets communs de préoccupation ? Nous ne lui demandons pas d'être derrière un F Bon ou un O Ertzscheid  mais plutôt DEVANT.

Après une très rapide réflexion, j'ai décidé de laisser ouverts les commentaires de ce billet.
Moteur !

jeudi, 10 septembre 2009

HLM 2.0

hlm2_0.jpg

Depuis quelques mois, on voit poindre une inquiétude sans doute légitime sur l'avenir des bibliothèques, confrontées, commes tous les services publics, à une probable dimpinution de leurs moyens.

Leur statut de services des collectivités territoriales les soumet au même régime drastique que celui appliqué à l'ensemble des activités.

Quand  "République et Socialisme" s'en émeut, c'est pour conclure par un retentissant "La culture n’est pas rentable, c’est un choix politique."

Si l'on y ajoute les effets collatéraux de la "coupatisation" (illustrée ici par une diatribe loin des effets feutrés des "cultureux" que nous sommes), ou encore une publicité stupide de la SNCF (source CouvIllenCoul), l'image des bibliothèques est en passe de régresser. Ce qui peut signifier un manque cruel d'appuis au moment où ils seraient les plus nécessaires.

-  la fréquentation est sensible aux effets de crise économique : elle a tendance à augmenter ( cherté des revues, magazines, DVD, CD)

-  l'accès à l'informaiton et à la connaissance devient - quoiqu'en pensent les tenants des sanctions hadopistes - une des sorties par le haut pour tous

-  les bibliothèques semblent sortir d'une certaine torpeur technologique, multipliant les services à distance, inventant des mises en valeur nouvelles, pratiquant une sorte de HLM 2.0 ( Hors Les Murs) qui renoue avec des pratiques anciennes, finalement.

 

 

06:56 Publié dans BIB | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : bibliothèques, bibliothécaires, hlm | |  Facebook | | |