Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mercredi, 05 mai 2010

le livre numérique homothétique est-il éthique ?

Homothétie :"Les homothéties préservent l'alignement des points et les rapports algébriques. Elles transforment une droite en une droite qui lui est parallèle. En géométrie euclidienne, elles apparaissent comme des cas particulier des similitudes ; les homothéties préservent les angles et dilatent les distances"

Là-dessus, quel rapport avec le livre ?

Depuis quelques semaines (mais depuis janvier quand même, a minima), on parle de livre numérique homothétique quand il s'agit de sa représentation numérique sous forme d'ebook.

Les acteurs de la chaîne du livre se pâment à l'énoncé de cette appellation. Elle cache - comme un arbre la forêt - une chose plus triviale : la fixation d'un prix dit "unique" du livre numérique.

Le livre numérique homothétique "préserve les angles"

Accord assez général sur la nécessité de trouver une grille de prix pour le livre numérique. Sans que soit discutée publiquement, en fait, la nouvelle répartition des coûts et des marges. Echappatoire qui permet de traiter à part et les manuels scolaires et les "beaux livres" et les livres "augmentés".

Les angles restent donc arrondis.

Les homothéties [...] dilatent les distances

Ce n'est pas impossible.  D'un côté, apparence de bon sens : qui serait contre un abaissement du prix du livre numérique qui respecterait les intérêts de  TOUS les acteurs : lecteurs (et leurs bibliothèques publiques), auteurs d'abord, éditeurs, distributeurs ensuite ? De l'autre, haussement de sourcil soupçonneux : et si c'était le début du carcan, ne laissant pas assez de liberté à la création et à sa rémunération, voire au départ du livre numérique de l'univers de la chaîne du livre ?

Ce risque-là, on peut dire que personne ne veut l'affronter aujourd'hui. La simple arithmétique, pour filer la métaphore, donne une addition qu'il faudrait payer à plusieurs. Comme on dit, " le marché du livre numérique n'existe pas encore".

On garde donc ses distances, voire on les augmente. Car pendant ce temps-là, l'offre de livres numériques reste aussi cahotique qu'avant, parcellaire, inégale selon les éditeurs, illisible toujours.

Les débats qui agitent - tel un blender fou - la planète Livre mettent en déraison. Une journée sans déclaration serait d'utilité nationale. Et en attendant ?

mercredi, 28 avril 2010

Numérique dans le train des sénateurs

Il est cette fois très inexact de taxer les Sénateurs de lenteur. les choses numériques les passionnent et malgré l'aspect formel de cette table ronde, il faut noter qu'on aura entendu toutes les voix de la chaîne. Les récits en retour ne correspondent pas tout-à-fait à ce que j'ai entendu, comme ici, ou  , ce dernier étant notoirement incomplet.

HTC_29avr2010 009.jpg

Des 16 ou 17 interventions, que retenir ?

1. il semble que la répartition du Grand Emprunt est décidée

2. une projet de loi sur le prix unique du livre homothétique a reçu la bénédiction générale.

3. la dimension européenne s'affirme.

4. Livre numérique homothétique : ques aco ?  la reproduction du livre papier au plus près. Son prix unique s'entend comme UN prix atrtribué à ce livre-là.

5. A noter la présentation par Bruno Racine (BnF) des  hypothèses de travail. des trois modèles décrits par lui : Google, subvention, corpus payant, aucune, dit-il ne correspond au Grand Emprunt. Les initiés comprendront, les éditeurs également.

6. Inviter des industriels de la chaîne numérique a été bénéfique : il existe donc des alternatives ! ET certaines présentent peut-être l'avantage de prendre en compte une valorisation réelle des documents numérisés.

7. Marc Tessier revient sur les suites de son rapport et reconnaît que le paysage a changé. L'idée d'une plateforme reste d'actualité mais il insiste par ailleurs sur les deux entrées : un moteur de recherche et de grands sites francophones, exhasutifs et indexables sans exclusivité. Il faut donc "jouer collectif".

Quelques bons mots aussi : citations littéraires, réactions de J Ralite, enthousiasme communicatif de JN Jeanneney, et in fine, le dernier mot au représentant de Google France. Mais quel sens peut avoir cet acte, peut-être pas si manqué ?

revoir la séance : http://www.publicsenat.fr/emissions/seance/table-ronde-qu...

notes tweet : http://twitter.com/mercurekotkot ou #senat

 

edit 2 mai

billet de Parapominènes : http://paralipomenes.net/wordpress/archives/988

chez Non-fiction : http://www.nonfiction.fr/article-3361-quel_avenir_pour_le...

les positions de l'IABD : http://iabd.fr/spip.php?article99

 

vendredi, 09 avril 2010

Salon du livre 2010 et après

Du numérique partout et un peu de salon 2011. Brouillage total

La mode des badges doit correspondre au retour des grigris ( mais pour se protéger de quoi ? )

Du côté des Assises numériques ( qui m'avaient donné quelques sueurs) on sent comme des frémissements reptiliens autour de plusieurs sujets.

Olivier Dumont ( librairie Doucet au Mans) a expliqué de manière carrée comment il avait organisé son service de vente d'ebooks dans sa librairie., avec prêt de tablettes Opus à plus de 100 clients. Gros lecteurs, femmes prescriptrices (va-t-on parler de mouvement e-cougar ?), ventes : le rendez-vous n'est pas raté et il devrait faire des émules.  On peut dire seulement que pour jongler entre les plateformes il y a un peu de manip manuelle à faire, mais chut !

Pierre Frémaux, avec Babelio, a développé le concept d'échanges entre lecteurs qui aujourd'hui, paraît l'un des plus intéressants, parce que simple et finalement très empathique, entre "pairs". Système ouvert, que les bibliothèques commencent à pratiquer ( Toulouse, Valence).

Alain Giffard a rassemblé ce qui était épars dans un panoramique assez pertinent. La lecture numérique ne modifie pas le lectorat, lequel, selon son image, veut des "tomates et des pommes de terre" sans les trouver toujours au bon moment.  Les nouvelles industries culturelles sont en  développement ; leur influence sera (et est déjà) source de frustrations et d'exacerbation de la technologie de la lecture. Hum.

La dernière partie était consacrée au retour d'un voyage d'étude aux USA : les participants ont été très frappés par l'évolution pragamatique des éditeurs et libraires ( variation des prix par exemple) et l'émergence d'une nouvelle édition indépendante basée sur les réseaux sociaux.

 

En marge des Assises, présentation de la plateforme Divvalib par Polinum : web sémantique, navigation à facettes, applications de type time line et mur de photos issus des fonds numérisés, omniprésence des réseaux sociaux. C'est bien une nouvelle génération de gestion documentaire qui frappe aux portes.

En marge des marges, on entend parler de projet de droit de prêt numérique, d'applications sur smartphone (mais buzz ou réalité ?) et finalement, assez peu d'arrivée massive de livres numériques. On attendra donc

 

 

18:44 Publié dans BIB | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : salondulivre, livre numérique, bibliothèques, ebook, e-book, babelio, doucet, giffard, sne, sofia | |  Facebook | | |

jeudi, 01 avril 2010

Donne tes connexions !

La publication de la déclaration de l'IABD intitulée "Offrir un accès à l’internet dans une bibliothèque, un service d’archives ou d’information : Les conditions juridiques" fait l'objet de nombreux rebonds (sites, blogs, twitter).

Sans revenir sur son contenu, qui a fait l'objet d'une véritable enquête juridique, on voit combien s'affirment de nouvelles approches pluridisciplinaires particulièrement pertinentes.

Pour la petite histoire, l'affaire commence par deux échanges de messages venant de bibliothécaires qui signalent des situations douloureuses. C'est lors d'une des réunion de l'Iabd (celle du 26 février) qu'est évoquée la question. Un groupe de volontaires commence à rassembler les infos, la mise en forme s'effectue uniquement par échanges successifs. Le texte est ensuite soumis à des lecteurs en test. L'avis des associations participant à l'Iabd est alors sollicité. La publication de la déclaration est effective le 25 mars. Un mois tout rond pour publier une position commune.

On n'a pas évoqué clairement le rôle de Proxynator ( ainsi les bibliothécaires baptisent-ils affectueusement les responsables des services informatiques), mais la surabondance des protections (technique, juridique) ne peut qu'aller à l'encontre des missions des bibliothèques.

Rien n'est vraiment gagné encore. Acceptons cependant l'idée que lorsque toute une profession ( plusieurs professions d'ailleurs: bibliothécaires, archivistes, documentalistes) s'exprime calmement mais fermement sur un sujet sensible, se construit un corpus collectif qui permet d'affirmer nos valeurs fondamentales.

L'après-Biblio.fr ne serait-il pas déjà en marche ?

Prague7.jpg

23:51 Publié dans BIB | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : iabd | |  Facebook | | |

lundi, 15 mars 2010

Le SNE et moi

Invité à prendre la parole  le 31 mars aux assises numériques du SNE (pendant le Salon du livre), je rumine ce que je vais dire ( et ne pas dire). Et peut-être me contenter de ce billet qui après parution, me vaudra de ne plus être invité.

Je voudrais exprimer 1 350  idées simples :

01. quand on lit, quand on aime lire, on est curieux de tous ses supports et on attend des libraires que les livres soient mis aux nouveaux formats, très naturellement.

42.  quand on travaille pour une bibliothèque, on souhaite avoir un Service d'Accès au Livre Numérique ( un SALINUM) pour proposer à tous les abonnés de lire les livres numériques acquis par la bibliothèque, sans avoir un manuel juridique sous la main.

113.  quand on s'occupe des acquisitions dans une bibliothèque, on aimerait disposer d'un accès au livre numérique sous forme d'une sorte de licence négociée avec son libraire, pour compléter/suppléer/ supplémenter l'existant (matériel). ce qui respecte les droits et offre un vrai service.

679. quand on parle avec des usagers de bibliothèques, (enfin, s'ils ne sont pas sur leurs smartphones ou leur netbooks), on n'aime pas trop leurs remarques sur notre léger retard en matière de dispositif numérique. Surtout quand par ailleurs, on sait un peu être présents sur les réseaux sociaux.

1107.  on s'en sortira ensemble ou pas du tout  : auteurs, éditeurs, diffuseurs, distributeurs, libraires, bibliothécaires (et pas forcément bibliothèques) ont partie liée parce que dans une chaine économique et  médiatrice du livre. Si chacun en est persuadé, c'est mieux.

1283.  ce serait bien de parler ensemble de droit de prêt du livre numérique, mais aussi et surtout de livres numériques augmentés, de services croisés, de projets communs.

1350. Nous sommes le 1er avril 2010. A la suite des Assises Numériques du SNE, trois décisions importantes ont été prises :

- le taux de TVA du livre numérique est abaissé à 5,5 % pour les bibliothèques publiques, par décision des éditeurs et des  libraires.

- Les éditeurs ont demandé à leurs diffuseurs et distributeurs de mettre en place une licence d'accès aux livres numériques sur la base d'un contrat que les libraires feront fonctionner dans le cadre des acquisitions de bibliothèques ( durée, nombre d'accès, tatouage des oeuvres...)

- quand droit de prêt numérique il y aura , le reversement sera effectué en partie dans un fonds destiné à  numériser les oeuvres orphelines qui seront remises gratuitement aux bibliothèques ( accès abonnés et sur place).

1er avril ? vous avez des doutes sur cette date ? Pourquoi ?