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mercredi, 23 septembre 2009

Les googlethèques arrivent à Bagnolet Kitch

J'ai presque honte (et même carrément) d'avoir employé/créé ce terme de "googlethèques" dans un billet précédent. Surtout dans le sens d'une bibliothèque de "substitution" à la bibliothèque physique, spatiale, sociale.

Le Maire de Bagnolet a dû lire par dessus mon écran pour tenir les propos rapportés par François Bon dans un billet sinistre (le billet, pas François Bon), résultat d'un échange entre le maire et ses concitoyens. Je cite le Maire :

" A quoi sert un tel équipement [médiathèque] dans la durée puisqu’il sera possible très prochainement de disposer des ouvrages gratuitement sur internet ? " ( voir réponse au commentaire n° 7 pour in extenso)

Voilà c'est parti pour un raccourci.

- "Dans la durée" : un élu, ça pense dans la durée, en effet. Mais quand on crée un équipement, dont l'élu pense qu'il n'est pas fréquenté par des habitants qui pourraient en avoir l'usage, on pense durée, au-delà des changements, parce que la bibliothèque n'est pas qu'un entrepôt de livres

- "A quoi sert" : c'est un service, un service public, qui s'adapte, qui peut bouger, se transformer en misant sur ses fondamentaux : lieu de rencontre, d'enrichissement, de partage

- "disposer des ouvrages gratuitement" : un peu vite comme affirmation, ce n'est pas ce que l'on constate et les tenants des ebooks ne diront pas le contraire : encore cher, encore très partiel comme service, loin d' être abouti.

Ce qui ferait penser à ces trois réflexions :

- les bibliothèques ont-elles un tel retard d'image que des élus s'imaginent encore "leurs" établissements comme des boîtes à livres ?

- comment les professionnels (que nous sommes) avons-pu laisser dériver cette image et au nom de quel protectionnisme du savoir et/ou de la compétence ?

- pourquoi sont-ce les usagers qui défendent nos missions ?

Tout ça est et était en germe dans la disputatio Google Books Research : le terrain devient glissant, mouvant. Bernique sur le rocher des certitudes, le bibliothécaire va-t'il  prendre le risque de partir pour d'autres rivages [Chateaubriand] ? Si oui, qu'il ne manque pas de se hâter. Par tous les moyens.

 

 

 

14:17 Publié dans demain, les bibliothèques | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : bibliothèques, google, bibliothécaires, bagnolet | |  Facebook | | |

Commentaires

Tes trois réflexions m'amènent à ces réponses/remarques :

1. oui (oui, nous avons un tel retard d'image et parfois, un tel retard tout court - je veux dire, que l'image est parfois/souvent celle de la réalité)

2. Refus de se remettre en cause, endormis dans le confort d'une économie de la rareté et confits dans la somnolence du livre sacré ?

3. Parce qu'ils (les usagers) ont encore besoin de nous, même si nous ne voulons pas toujours les servir sous prétexte que leurs demandes ne sont pas toutes légitimes...

Écrit par : dbourrion | mercredi, 23 septembre 2009

le maire ne me semble pas comprendre les enjeux de la culture internet

Écrit par : télécharger winamax poker | lundi, 30 août 2010

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