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jeudi, 04 décembre 2008

digital native, digital naïve ?

Le long article de Hubert Guillaud pour Internet actu brosse un tableau pertinent des pratiques de ceux qu'on appelle les digital native, à partir d'une étude réalisée pour le compte de la Fondation Mac Arthur . Analyse d'ailleurs controversée comme souvent quand il s'agit d'avancer des hypothèses.
Pour une fois les non-anglophones bénéficieront de la traduction de plusieurs passages importants. Merci Hubert.
Déjà évoqué ici et le "cas " des digital native remue toujours un peu les entrailles des bibliothécaires, car arrive LA question : mais lisent-ils encore (sous-entendu : des livres) ?
On s'en fiche un peu (quoique...) parce que, comme l'observe quelque part Nicolas Dickner dans ce savoureux billet cité par François Bon, la relation à la connaissance dans l'espace-temps se construit sans doute de manière plus forte aujourd'hui.
Et que dans le questionnement de la bibliothèque de demain ( espace et immatérielle), c'est l'interrogation centrale. La bibliothèque numérique - l'expression "les services de numériques de la bibliothèque" serait plus exacte - joue de ces deux dimensions, tente de les ré-articuler autour de la demande des usagers, et parfois tord l'échelle du temps au profit de l'espace.

Faudrait pas réinventer la roue, non plus ...

roue_grillade.jpg

07:50 Publié dans demain, les bibliothèques | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : digital native | |  Facebook | | |

Commentaires

Sur la question "mais lisent-ils encore seulement" , on peut se référer pour les EU au document
To read or not to read : a question of national consequence. (Research report ; #47). Publié par The Office of Research & Analysis, National Endowment for the Arts. Novembre 2007
où l'on trouve des graphiques très parlant sur les tendances profondes de la baisse de la lecture loisir (voir tableau 1B "reading for fun" à 20 ans d'écart pour les 9, 13 et 17 ans)
et pour la France, se rapporter à l'analyse générationnelle d'Olivier Donnat, et à l'observation de la part des lecteurs de + de 15 ans de plus de 20 livres par an (Graphique 6)
http://www2.culture.gouv.fr/deps/pdf/prospective/culture_prospective_2007-3.pdf
bonne lecture !

Écrit par : cécile | mercredi, 10 décembre 2008

merci Cécile pour ce rappel.
"la lecture de livres entretient et a toujours entretenu un lien particulier avec le niveau d’études" dit l'étude. Ce qui a sans doute changé, c'est ce qu'on appelle "livres". Et ce changement est assez irréversible ; mais qu'est-ce qui est lu aujourd'hui ? Une étude sur ce phénomène nouveau nous donnerait sans doute des indications précieuses.

Écrit par : Mercure | mercredi, 10 décembre 2008

Pour info l'étude que mène actuellement Tosca (http://www.toscaconsultants.fr/#jeunebpi) pour la BPI à la demande de la DLL sur les 11-18 ans et les bibliothèques nous donne des résultats intéressants à partir d'enquêtes qualitatives et quantitatives sur la lecture des 11-18 ans, la baisse de la lecture loisir à mesure que le collège impose des lectures scolaires et que le temps de loisir des jeunes se réduit. On observe alors une baisse de la lecture de BD, de séries (type H Potter), des récits de vie et tout ce qui était populaire autour de 10-12 ans.
Les résultats seront publiés courant 2009
Bien sur il faut se référer aux travaux de Sylvie Octobre pour une analyse spécifique sur la question qui va observer les modifications longitudinales des comportements culturels des jeunes.

Écrit par : Cécile | jeudi, 11 décembre 2008

BD, séries, récits de vie, journaux : d'accord, on reste dans la lecture fabriquée à partir de livres. Comment intégrer les autres lectures : écrans, jeux (qui comportent souvent des scénarios très élaborés), infos via Internet dans l'appréciation d'une lecture plus importante (ou non) ?

Écrit par : Mercure | dimanche, 14 décembre 2008

Les commentaires sont fermés.