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mercredi, 02 juillet 2008

Docteurs, maîtrisez-vous l'information ?

On ne peut retirer une qualité à l'étude publiée le mois dans le cadre de projet Form@doct : la franchise.
L'étude menée auprès de doctorants va faire rougir de honte les instances universitaires et de plaisir les bibliothécaires qui s'évertuent à pratiquer nouvellement leurs métiers.

Trois chiffres dans l'enquête :
- 94 % n’utilisent jamais ou rarement les blogs (aucune chance, donc, que ce billet soit lu par elles/eux)
- 97 % ne connaissent pas les plate formes de partage de signets
- 65% consultent le catalogue de la bibliothèque.

La bonne nouvelle, c'est que l'enquête s'inscrit dans un projet de développement de didacticiels pour l'ensemble des établissements universitaires bretons.

* synthèse de l'enquêtete : ici
* présentation de l'enquête aux journées Formist de Lyon : http://www.uhb.fr/urfist/files/Diapos_R%C3%A9sultat%20enquete%20doctorants_journee%20Formist.pdf

source : biblio-fr

09:00 Publié dans demain, les bibliothèques | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : formsit, formadoct, alexandre serres | |  Facebook | | |

Commentaires

Oui enfin, les instances universitaires rougiront si elles ont pris conscience de la bascule numérique en cours, ce dont je doute souvent... Si les instances universitaires n'utilisent pas ces outils-là, pourquoi est-ce qu'elles mettraient en place des formations ad hoc ?? Allons, il y a encore du travail pour tirer les sonnettes, alerter, etc... :-)

Écrit par : dbourrion | mercredi, 02 juillet 2008

Personnellement, l'enquête me gêne un peu à plusieurs titres.

1. il y a tout d'abord l'absence d'une question qui est fondamentale dès lors que l'on enquête sur les doctorants : quel est le pourcentage de ceux qui ont un financement (allocation nationale ou régionale, contrat d'ater, contrat CIFRE) ? On l'ignore. C'est une question centrale: un doctorant non financé travaille à côté, a peu ou pas de liens avec son labo, donc ignore que ses demandes de PEB, par exemple, peuvent être financées... alors le sudoc, mes pauvres amis...

2. le terrain choisi. Il a une cohérence géographique : très bien. Mais n'est-ce pas plutôt au niveau disciplinaire (ou à la rigueur, des ED), qu'il faudrait mener une telle enquête ? Là, je me trompe peut-être, mais j''impression qu'une partie des problématiques est très "sciences dures".

3. Et puis finalement, ce qui me gêne, c'est le biais que je perçois sur la nature des "besoins" des doctorants. Tout cela (l'importance mis sur les outils de veille, les blogs, les fils RSS, etc.) me semble traduire bien plus les préoccupation des bibliothécaires et documentalistes que celles des chercheurs. Selon les disciplines, ces derniers sont plus ou moins impliqués dans la blogosphère. A titre d'exemple : les blogs francophones en socio et science po sont inexistants (C. lemieux a arrêté son blog, JL Fabiani aussi, reste B. Coulmont, O. Godechot...). Ces blogs s'adressent très souvent aux internautes non sociologues. Il n'y a pas l'équivalent d'une biblioblogosphère, où les pros échangent entre eux, avec private jokes et tutti quanti.

4. Sur le fond, à mon avis : arrêtons de nous mousser la tête avec la "formation à l'information scientifique", parce que cela n'existe pas. L'information sociologique, mathématique, historique, littéraire, biologique : oui. Avec des outils spécifiques, pour chaque discipline, en en connaissant les enjeux, les problèmes... et en ayant un peu pratiqué, quand même. Car parler à des économistes, à plus forte raison en thèse, quand on a eu son dernier cours d'éco en seconde (c'est mon cas), revient à pisser dans un violon : je n'ai ni la crédibilité ni la légitimité pour le faire.

Écrit par : MxSz | jeudi, 03 juillet 2008

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