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lundi, 21 avril 2008

Recettes pour la native génération




on peut tout connaître de la PS3 et ne rien savoir de l'origine des patates sur cette planète.
Ces deux pages y suffiront. Calameo nous offre d'ailleurs une belle alternative à Issuu.(merci à Michèle B.)

22:00 Publié dans 2008, année de la patate | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : patates, 2008 année de la patate, potatoe, bibliothèques, issuu, calameo

Commentaires

Nous sommes tous natifs de quelque part ou de quelque chose et tous immigrants dans le reste délimité par ce quelque part ou quelque chose... Ce qui compte c'est de le qualifier. Je suppose que vous parlez depuis quelque temps des Digital Natives si bien décrits dès 2001 par Marc Prensky dans son article qui a fait date outre Atlantique "Digital Natives, Digital Immigrants" que l'on peut lire en ligne
http://www.marcprensky.com/writing/Prensky%20-%20Digital%20Natives,%20Digital%20Immigrants%20-%20Part1.pdf
et qui faisait écho aux thèses d'un autre visionnaire,
Douglas Rushkoff qui écrit en 1996 , Playing the future : how kids' culture can teach us to thrive in an age of chaos. Une nouvelle version est parue en 2006
Screenagers : how kids' culture can teach us to thrive in an age of chaos
mais toujours pas de traduction en français.
Bien à vous

Ecrit par : Cécile | mardi, 22 avril 2008

@Cécile : diantre , nous feriez-vous la traduction ? ;-)

Ecrit par : Mercure | mardi, 22 avril 2008

L’article a été écrit en 2001… Il y a un siècle.
En gros il était écrit :

Il est surprenant de constater à propos du débat actuel sur le déclin de l’éducation aux Etats-Unis que nous ne tenons pas compte de la plus fondamentale des explications. Les élèves ont radicalement changé. Les élèves d’aujourd’hui ne sont plus ceux pour lesquels notre système éducatif a été conçu.
Les élèves d’aujourd’hui n’ont pas simplement changé progressivement par rapport à celles qui les ont précédé, ni simplement changé leur langage, leurs vêtements, leurs ornements corporels ou leur style, comme cela se faisait pour les générations précédents. La jeune génération a introduit une importante et véritable discontinuité (rupture). On pourrait même qualifier de « singularité » cet événement qui change les choses si fondamentalement qu’il n’y a plus de retour en arrière possible. Cette fameuse « singularité » est constituée par l’arrivée et la dissémination rapide des technologies numériques dans les dernières décades du xxème siècle.
Les élèves d’aujourd’hui – de la maternelle au Bac – constituent la première génération à grandir avec cette nouvelle technologie. Ils ont passé leur vie entière entourés d’ordinateurs, des jeux vidéo, des lecteurs MP3, des caméras numériques, des téléphones portables, et tous les gadgets et outils de notre age numérique. Le bachelier moyen a passé moins de 5 000 heures de sa vie à lire, mais plus de 10 000 heures à jouer à des jeux vidéo (sans parler des 20 000 heures passées à regarder la télévision). Les jeux vidéo, le email, l’Internet, les téléphones portables et les messageries instantanées font partie intégrante de leur vie.

Il est clair aujourd’hui que le résultat de cet environnement numérique omniprésent et du volume croissant des interactions qu’il génère, fait que les élèves d’aujourd’hui pensent et traitent l’information de façon fondamentalement différente de leurs prédécesseurs. Ces différences vont bien plus loin que la plupart des enseignants ne peuvent en douter ou le réaliser. « Confronté à des expériences différentes un cerveau se structure différemment » dit Dr Bruce D. Berry du Baylor College de Medecine. Comme nous allons le voir, ce serait comme si le cerveau des élèves avait changé physiquement et serait différent du notre – conséquence du fait qu’ils ont grandi dans des contextes profondément différents. Mais que ce soit à la lettre vrai ou faux, on peut affirmer que les modes de pensée ont changé. Je vais en venir à ce qui constitue cette différence.
Comment devrait-on appeler ces « nouveaux » élèves ? Certains les appellent la N (pour Net)-gen ou D(pour Digital)-gen. Mais la désignation la plus utile que j’ai trouvée est « Digital Natives ». Les jeunes d’aujourd’hui ont tous comme « langue maternelle » ce langage numérique qu’ils partagent avec les ordinateurs, les jeux vidéo et l’Internet.
Alors, qu’est ce que cela fait de nous ? Ceux qui ne sont pas nés dans le monde du tout numérique mais qui, à quelque moment de leur existence, sont devenus fascinés et ont adopté tout ou partie des impératifs du numérique, sont et seront toujours comparés aux premiers des « Digital Immigrants ».
L’importance de cette distinction consiste en cela : Quand les Digital Immigrants apprennent – comme tous les immigrants, plus ou moins bien – à s’adapter à leur environnement, ils conservent toujours à un certain degré leur « accent » qui est la marque de leur ancrage dans le passé. L’accent des « Digital Immigrants » peut être perçu quand par exemple ils cherchent une information sur Internet en second, plutôt que de commencer par ça, ou quand ils lisent le manuel qui accompagne l’installation d’un logiciel plutôt que de supposer que le logiciel lui-même va leur apprendre comment bien se servir de lui ! Les anciens ont grandi différemment de leurs enfants et sont maintenant engagés dans un processus d’apprentissage d’un nouveau langage. Un langage appris tardivement, tous les scientifiques vous le diront, s’ancre dans une partie différente du cerveau.

Voilà... cela se continue sur encore 3, 4 pages où sont abordés d'autres exemples qui distingues les Digital Immigrants des Natives avec qqs préconisations pour adapter l'enseignement aux modes de pensée de ces élèves!

Ecrit par : Cécile | mardi, 22 avril 2008

merci pour votre traduction ;-)
CQFD : la zone réceptrice de mon cerveau pour les recettes de pommes de terre me qualifie donc de "potatoe native". J'en suis fier.

Ecrit par : Mercure | mardi, 22 avril 2008

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