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jeudi, 22 mai 2008
Coopérer avec les faibles
"La réussite du web 2.0 ne tient pas tellement à un “esprit communautaire”, mais plutôt au fait que, dans les sociétés individualistes, les personnes produisent entre elles des liens et des relations en exprimant ce par quoi elles cherchent à se singulariser et à s’affirmer comme sujets" : curieux article oublié dans un e-tiroir où sont listés dix items, qui selon leurs rédacteurs, font la force du Web 2.0
Individualisme, exhibitionnisme, opportunistes, pro-actifs participeraient à la réussite du Web, bien plus que l'outillage lui-même.
A méditer avant de lancer quelques réseaux sociaux de bibliothèques, ou alors, privilégier les "petits" qui par leur nombre (et leur nombrilisme) donneront toutes leurs chances à nos efforts....Une sorte de longue traîne appliquée aux réseaux sociaux. Sans se mordre la queue.
22:45 Publié dans demain, les bibliothèques | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : web 2.0, bibliothèques, longue traîne




Commentaires
Merci pour avoir signalé cet article remarquable. Je ne sais pas toutefois si la définition des "plateformes relationnelles du web 2.0." est très claire ni si elle peut s'appliquer à notre biblioblogosphère. Très honnètement je n'ai pas tout saisi, d'autant plus qu'il s'agit finalement d'une synthèse dont nous ignorons la méthode initiale. Néanmoins je me risque à citer des passages qui me paraissent très justes, quel que soit le contexte ou l'objet de l'étude, et que nous pouvons tous vérifier dans notre contexte de blogs (plus ou moins)professionnels :
"Le web 2.0 prend appui sur le développement croissant d’un individualisme démonstratif qui prescrit à chacun de se singulariser des autres en affichant ses petites différences. Aussi paradoxal soit-il, c’est donc l’exacerbation de l’individualisme dans un contexte qui valorise la reconnaissance symbolique des singularités de chacun qui est au principe de la coopération numérique."
"le carnet de contacts affiché sur ces sites est extrêmement divers, multiple et proliférant. Tous les “amis” ne sont pas des amis et il importe pour comprendre les différents usages de ces plateformes d’être attentif à la diversité des formes de capital relationnel qu’accumulent les individus"
"Le monde des plateformes relationnelles n’est pas organisé par des hiérarchies préétablies fondées sur le statut social des personnes, leur qualification, leur prestige ou leur diplôme. Il s’agit d’un monde profondément méritocratique qui récompense ceux des participants qui sont parvenus à intéresser les autres"
Et la conclusion, que vous citez vous-mème :
"la réussite du web 2.0 ne tient pas tellement à un “esprit communautaire”, mais plutôt au fait que, dans les sociétés individualistes, les personnes produisent entre elles des liens et des relations en exprimant ce par quoi elles cherchent à se singulariser et à s’affirmer comme sujets."
Les "petits" sont effectivement nécéssaires aux "grands", non seulement pour acquérir une force et une visibilité, mais tout silplement pour maintenir leur existence. Toutefois ce n'est pas par leur nombre, comme vous semblez le dire que les petits (qu'il n'y a pas matière à qualifier de nombrilistes, exhibitionnistes, pro-actifs etc..), valideront quoi que ce soit, mais par leur mobilité extrème et leur capacité à varier leurs engagements (relationnels), comme le soulignent les auteurs : "Les participants multiplient leurs identités, participent à plusieurs communautés et rebondissent incessamment d’une plateforme à l’autre." C'est cette instabilité que les auteurs définissent comme essentielle (" une propriété fondamentale de l’attrait pour ces engagements relationnels.") qui me parait la condition suffisante pour que les blogs et sites ne deviennent pas communautaires et donc, à terme, improductifs. Or cette tendance me parait pourtant déja engagée.
Ecrit par : Serge | vendredi, 23 mai 2008
Remarquable, effectivement ! Merci d'avoir déniché ce texte à méditer.
Ecrit par : Dominique Lahary | lundi, 26 mai 2008
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