Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

samedi, 03 février 2007

Apprenez, apprenez, prenez de la peine (3)

(suite de la journée Urfist du 31 janvier 2007)
La présentation digestive d'Evelyne Broudoux (présentation vidéo) sur le statut de l'auteur était intitulée "L'auteur fait(*-il encore autorité ? "

medium_ile_bonaventure.jpg

Où l'on apprend que Bonaventure n'est pas seulement une île mais un territoire de disputatio, marqué par l'émergence de la notion moderne d'auteur (celui qui exprime sa propre pensée).
De l'auteur au droit d'auteur, il n'y a qu'un pas.

Font suite trois interventions axées sur la formation
.
Claire Panijel en vient à la place de la formation à l'évaluation de l'information (vidéo).

Arrive Alexandre Serres - Urfist Rennes - qui s'interroge sur "Quelle formation à l’évaluation ?" (vidéo)
medium_ruedes3piliers.jpg

En 3 piliers et 4 dimensions, voilà campé le paysage de la nouvelle approche de la formation. Reste à savoir si cette méthodologie sera transférable durablement au regard des évolutions rapides des technologies, des techniques et des contenus éducationnels...
Trois piliers
- le défi éducatif : on ne naît pas autonome. Comment concilier l'autonimisation technique du Web 2.0 avec une médiation, une transmission nécessaires ?
- la contradiction : entre élévation du niveau informationnel (qui vire vers l'illusion du savoir et la vanité de la connaissance du tout) et la non-reconnaissance des besoins de formation tant chez les enseignants que chez les jeunes.
- le défi épistémique : appliqué à notre sujet, il met en cause la connaissance implicite des sources et renvoie à 4 types de cultures : générale, disciplinaire, informatique et informationnelle (literacy)
Quatre dimensions à la formation
Du coup, apparaissent mieux les dimensions du projet éducatif.
1. une dimension citoyenne et critique, de préférence collective et partagée
= promouvoir la culture du "doute" vs culture du soupçon : vigilance, dangers(rumeurs, infopollution).
ce qui suppose une approche critique plus large, face aux effets pervers des discours désenchantés.
2. une dimension méthodologique : commune aux disciplines dans l'info-doc
= s'adresse aux formateurs et aux évaluateurs. A nouveau des illusions à combattre : la grille universelle d'évaluation, la tentation techniciste. Et "réconcilier des logiques cognitives disjointes", ex. lecture attentive vs survol hypertextuel.
3. L'enjeu didactique, dont la dimension didactique serait spécifique à l'information
= déconstruire l'info, reposer tous les fondamentaux (éditeurs, auteurs, taxonomie ...)
4. la part technique
= demande une clarification, la culture informatique étant trop souvent réduite aux compétences procédurales.

Nous voilà donc bardés pour imaginer le pire. Mais il faut aussi entendre Elisabeth Noël.
.

Les commentaires sont fermés.