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lundi, 21 février 2011

Lecteurs et livres numériques

La Bibliothèque de Toulouse commence à publier les sorties de questionnaires qui étaient dans le protocole d'expérimentation des livres numériques et des liseuses.

Ce travail a commencé en avril 2010 et s'est prolongé jusqu'en décembre à travers plusieurs groupes tests qui ont touché aussi bien les bibliothécaires que les acteurs de la chaîne du livre (éditeur, libraire, centre de coopération du livre.

Sortie brute que chacun pourra analyser à l'aune de ses propres critères. Mais on retiendra que les opinions sont moins tranchées qu'on ne le dit généralement dans les bonnes feuilles; l'antagonisme papier/numérique ne résiste pas trop à la pratique. Toutes les catégories de testeurs donnent des avis quasi convergents sur toutes les questions posées.

Cette première série sera suivie de deux autres qui auront à traiter des rapports des lecteurs avec la liseuse à encre électronique (modèle Opus de Bookeen) et des opérations de téléchargements.

Sachant que l'Addnb est engagée dans un prêt de liseuses aux bibliothèques adhérentes, on pourra comparer ces résultats et les commenter rapidement.

Peut-être le début d'une base de données d'observations qui manque vraiment.

Et du coup monter d'un étage pour commencer à bâtir un processus d'appropriation en bibliothèque.

On en parlera pour la première fois à Montauban (82) lors de la journée consacrée au livre numérique. Laquelle devrait aussi faire d'autres annonces pour de nouvelles expérimentations en bibliothèque.

 

mardi, 05 octobre 2010

Quand la Novela lit

 

opus_novela.jpg

Au mitan de la Novela versant « «ville numérique », et avant le débat central du mercredi, racontons l'aventureuse équipée des liseuses dans la Novela. Sur un stand plutôt cosy aux couleurs éclatantes et quasi patriotiques, le livre numérique attire visiteurs « amateurs » pour une série de rencontres dont l'informel le dispute au propos didactique. Les toulousains viennent parler de ce qui leur tient à cœur : la lecture de livres numériques sur des supports bien différents tels que liseuses à encre électronique (Opus de Bookeen), tablette tactile ( iPad), smartphones ( Androïd et iPhone) ou encore ordinateur connecté à un grand écran.

Premier constat : tous les échanges sont plus que sympathiques, très riches en échanges, voire en proposition de projets. La discussion tourne autour de questions curieuses et de réflexions pertinentes. Petits et grands essaient, lisent, manipulent écoutent également les explications que sont à même de leur donner les bibliothécaires, et l'équipe de ebouqin venus en renfort.

Deuxième observation : beaucoup de monde finalement, pour une manifestation pas si grand public que cela : pour sa deuxième édition, la Novela a gagné en cohérence, certes, mais en un jour de grand soleil, - et de manifestation, les choix peuvent être divergents...

Troisième analyse et peut-être la plus frappante : la vitalité des échanges sur place avec quantité d'acteurs et partenaires du numérique ouverts à la lecture numérique, parce que concernés quelque part par ce défi. Ces discussions transversales ont constitué un sacré moteur qui démontre que finalement, les bibliothécaires hors les murs en avaient à dire aux « gens du numérique ».

Les manip complètement expérimentales (écriture de notes collectives sur iPad / étude de projets d'écriture et de lecture numérique / demande des liseuses pour des groupes) ont donc fait voler en éclat (petits éclats certes) l'image engoncée autour de l'odeur du papier et du bruit des pages qu'on tourne.

A suivre mercredi 6 octobre : un passionnant débat qui devrait produire une problématique nouvelle sur les relations entre acteurs de la chaîne du livre (gardons cette appellation). On en reparlera.

(remerciements appuyés à Clément et Alexis de ebouquin.fr pour leur disponibilité et leurs effarantes compétences

lundi, 31 mai 2010

livre numérique : avant après

Il peut sembler plus que désuet d'envisager de passer une partie de cette journée  à mettre au point un service de prêt de liseuses pour des bibliothèques volontaires et adhérentes physiques à une association réelle. C'est pourtant ce que je vais faire.

Qualifiée de préhistorique, parce qu'elle commence il y a deux ans, autant dire une vie de révolution numérique,  cette démarche reste tellement anecdotique que l'arrivée de tablettes dans les bibliothèques en est encore à ses balbutiements : Angers, la Roche-sur-Yon, la BDP de la Meuse, quelques autres encore.

Et donc en quoi l'arrivée d'une tablette tactile, connectée pourrait-elle changer la donne ? En ouvrant grands les réservoirs de livres numériques ? Mais quelle bibliothèque sait aujourd'hui les mettre à diposition de ses lecteurs ( livres sous droits) ? Et quelle bibliothèque sait acheter des livres numériques (sous droits) ?

L'avant / l'après n'est donc pas la sortie médiatique d'un support, aussi tentant soit-il (fût-il).

L'avant / l'après :

- quand le service d'accès sera existera pour les bibliothèques, ouvert largement, en quantité comme en qualité

- quand les bibliothécaires auront intégré le numérique comme une chance, une inestimable opportunité d'augmenter leurs références et de les avoir mis à disposition de qui en a besoin

- quand les bibliothèques en réseau articuleront intelligemment avec les autres acteurs des accès leurs expertises différentes mais complémentaires

- quand l'expérimentation publique deviendra un mode légitime de progrès mutualisé et mutualisable.

En attendant ...

lundi, 17 mai 2010

livres numériques ascensionnels

Premier étage d'une fusée qu'on souhaite enfin prête à décoller : les éditeurs font union sur la mise à disposition de livres numériques. Ce qui permettra aux libraires de proposer une offre enfin cohérente.

fusee_tintin.jpg

Premier étage, parce qu'on en verrait bien un deuxième : l'accès à un service de livres numériques pour bibliothèques, assorti de tout l'arsenal imposé des droits.

Ce service devra correspondre à deux préoccupations :

- assurer un large accès au livre numérique auprès des abonnés (le modèle un livre numérique acheté - un livre numérique "prêté"  va devoir disparaître), ce qui suppose en effet une bibliothèque numérique représentative des collections, fonds, actualités (et donc pas seulement patrimoniale),

- garantir les droits légitimes des uns et des autres.

Tout est dans l'équilibre entre ces deux demandes. Mais cet équilibre demande une gestion paritaire intelligente, c'est-à-dire une négociation toutes parties prenantes. En rappelant que l'accès au service doit être neutre et libre. Du coup les autres propositions vont-elles passer à la trappe ?

Aldus, veilleur attentif, a annoncé la nouvelle. Le communiqué est chez epagine.

Nota : mais d'autres pistes déjà...

- un point de vue prochedu communiqué,  chez izibook

- celle de l'édition électronique, pistée par Marin Dacos et Pierre Mounier dans ce billet ;

- la position de l'Iabd à  travers ces interventions, et communiqués et les commentaires à la suite de la table ronde du 28 avril 2010 au Sénat.

lundi, 30 novembre 2009

Plateformes enfin ?

D'aucuns connaissent mon obsession morbide pour les projets de plateformes d'accès aux documents numériques, ici et maintenant, c'est-à-dire adaptables à chaque établissement et capables de mettre à disposition toutes les acquisitions/ découvertes/ production tant pour les usagers que pour les abonnés. ( et je ne suis pas le seul)

Accélération soudaine des processus ? Révélations  opportunes ou opportunistes de projets ?  L'annonce de la présentation  imminente de POLINUM le 17 décembre prochain révèle que des acteurs de la chaîne numérique sont très intéressés  - soudain ? - par la diffusion. On citera dans le désordre : Arkhenum, I2S, Exalead, Adera et encore Isako.

[Rappel arrière et récent : I2S vient de prendre le contrôle d'Amanager, soit une alliance d'acteurs majeurs de la numérisation ( matériels et process).]

D'un côté, immobilisme quasi total (on en connaît les raisons et elles n'excusent pas tout), de l'autre projet quasi industriel. Et entre les deux ? Quels sont les acteurs de la numérisation qui pourraient participer à un tel développement ? Quel écho recevraient-ils de la part de bibliothèques ? Qui financerait l'étude ? Pourquoi tant de silences ?

4 à 5 e-diffuseurs d'ebooks pas toujours connectés aux libraires, une demi-douzaine de plateformes pour bibliothèques ( Numilog, Bibliomedias, l'Harmattèque, Eni, Cyberlibris, ...) = un désordre qui n'engendre pas les projets. Et pourtant, l'urgence est certaine.